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Jérôme Pernoo en garde à vue, notamment pour "agression sexuelle sur mineur"

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Jérôme Pernoo avait été licencié en mai par le conservatoire de Paris
Jérôme Pernoo avait été licencié en mai par le conservatoire de Paris
© AFP - Rémy Gabalda

Le violoncelliste, licencié par le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, a été placé ce mercredi en garde à vue à la Brigade de protection des mineurs. Il est entendu sur des faits concernant trois plaignants, qui se seraient produits hors du conservatoire.

Jérôme Pernoo, violoncelliste renommé licencié en mai par le Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, a été placé mercredi en garde à vue à la Brigade de protection des mineurs notamment pour "agression sexuelle sur mineur", a indiqué le parquet de Paris. Il doit être entendu "sur des faits d'agression sexuelle sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité, agression sexuelle par personne ayant autorité, corruption de mineurs, harcèlement sexuel par personne ayant autorité", a précisé le ministère public.  Selon Le Parisien, M. Pernoo est en garde à vue pour des faits concernant trois plaignants, qui se seraient produits hors du conservatoire de Paris.

Les avocats de Jérôme Pernoo ne sont pas joignables dans l'immédiat. Une enquête préliminaire sur ces accusations avait été ouverte à Paris le 20 avril 2021. Jérôme Pernoo avait été licencié sans préavis ni indemnité en mai par le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, suite à une enquête administrative et une procédure disciplinaire. La décision avait été confirmée début novembre par le tribunal administratif de Paris.
M. Pernoo entendait en faire appel, avait alors indiqué son avocat devant cette juridiction, Maître Patrice Spinosi, selon qui le violoncelliste "récusait les accusations" le visant.

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Enseignant au CNSMDP depuis 2007, le violoncelliste avait dans un premier temps été suspendu à titre conservatoire, suite à des signalements de deux anciens élèves à la directrice de l'établissement. Il avait obtenu en justice la levée de cette décision. Dans son ordonnance début novembre, le tribunal administratif relevait que "onze témoignages démontrent (qu'il) a eu des gestes inappropriés envers deux anciens élèves" notamment lors d'un voyage d'études en Russie, dont "la gravité" a conduit la direction à saisir le procureur. L'ordonnance rappelait aussi que le professeur, qui n'avait jamais fait l'objet de signalement de ce type auparavant, s'était vu reprocher "des comportements inappropriés" pendant ses cours.