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Passez le Bac 2022 avec France Musique : ressources pour préparer l'option de spécialité

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Passez le Bac Musique 2022 avec France Musique
Passez le Bac Musique 2022 avec France Musique
© Getty - Westend61

Vous avez suivi l'option de spécialité musique au lycée ? Sage décision. A présent, il vous faudra préparer l'épreuve du Baccalauréat. Voici quelques clés pratiques et quelques pistes d'écoute pour enrichir vos révisions.

Comment mon épreuve du Bac Musique se passera -t-elle ?

Pour les élèves ayant choisi l'option de spécialité musique en terminale, l'épreuve - obligatoire - au Baccalauréat, se déroule en deux parties : partie écrite ( 3h30 sur 10 points), qui évalue les compétences du candidat à écouter et comparer les œuvres du programme limitatif et à mobiliser sa culture musicale, et un oral (30 minutes sur 10 points) dans lequel il présente une création, un projet qu'il aurait mené avec quelques camarades tout au long de l'année. Son coefficient sera 16 (comme celui de la seconde spécialité). Dans ce denier cas la spécialité musique sera partie prenante pour moitié dans « le grand oral », épreuve obligatoire pour tous les candidats, qui consiste à mobiliser un argumentaire pour relier ses savoirs et ses acquis avec son projet d'études et/ou professionnel. (20 minutes, coefficient 10)

Quelles sont les œuvres du programme limitatif ?

Le programme limitatif est disponible ici.

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  • Dimitri Chostakovitch : Quatuor à cordes n° 8
  • Jean-Philippe Rameau/Clément Cogitore : Les Indes galantes, 4e entrée « Les sauvages » - Production de l'opéra de Paris, octobre 2019
  • Jeff Beck, album You had it coming, 2001

Ressources disponibles :

Dmitri Chostakovitch : Quatuor n°8 op. 110

En 1960, Chostakovitch séjourne près de Dresde où il suit des traitements pour la poliomyélite dont il est atteint. Dresde est une ville dévastée par la guerre; bouleversé par ce qu'il témoigne, le compositeur écrit un quatuor en trois jours, du 12 au 14 juillet 1960. Ce sera son Quatuor à cordes no 8 en ut mineur op. 110, dédiée « aux victimes de la guerre et du fascisme ». Dans ses mémoires cependant, il déclare propos de la partition :

« On la qualifia d'office de dénonciation du fascisme. Pour dire cela il faut être à la fois sourd et aveugle […] j'y cite Lady Macbeth, la Première symphonie, la cinquième, qu'est-ce que le fascisme a à voir avec cela ?  »

Ecrit juste après l'adhésion (très tardive et sous la pression) du compositeur au Parti communiste, « ceci, pour Chostakovitch, équivalait à la mort même, » selon Lev Lebedinsky.  Il est créé le 2 octobre 1960 par le Quatuor Beethoven.

Ce quatuor a également été orchestré par Roudolf Barchaï, en 1967 et renommé avec l'accord de Chostakovitch Symphonie de chambre.

« Je me suis dit qu’après ma mort personne sans doute ne composerait d’œuvre à ma mémoire. J’ai donc résolu d’en composer une moi-même…»

« Le thème principal de ce quatuor sont les notes D. Es. C. H., c'est-à-dire mes initiales, et j'ai cité certaines de mes œuvres. Une petite anthologie ! », écrit-il dans ses mémoires.

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Officiellement apparu dans sa 10e symphonie, le motif "DSCH" (ré-mib-do-si en notation musicale allemande) est devenu la signature musicale de Dimitri Chostakovitch. Retour sur un motif parfois politique, et fondamental chez le compositeur.

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Contexte historique

Chaque jour est menacé. Chaque nuit la dernière chez soi. Chostakovitch vit dans la peur permanente d'une visite à l'improviste des agents du KGB.

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L'un des plus grands tortionnaires du XXe siècle, Joseph Staline, semait la terreur aussi parmi les artistes et les musiciens. Retour sur l'URSS de Staline à travers les parcours de certains de ses plus illustres compositeurs et interprètes.

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Jean-Philippe Rameau/Clément Cogitore : Les Indes galantes, 4e entrée « Les sauvages » - Production de l'opéra de Paris, octobre 2019

C'est une plongée au coeur des répétitions avec les danseurs de hip-hop de la désormais célèbre production des Indes Galantes de Rameau signée Clément Cogitore, que le réalisateur Philippe Béziat retrace dans son film "Indes Galantes".

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Contexte historique

C’est le 23 août 1735 que le public français découvre pour la première fois les Indes galantes , opéra-ballet de Jean-Philippe Rameau , écrit sur un livret de Louis Fuzelier . Il s’agit de son deuxième coup d’essai pour la scène lyrique, après Hippolyte et Aricie , créé deux ans plus tôt. Le compositeur a 50 ans passés et pourtant, tous ses grands opéras restent à venir.

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Ce matin, Jean-Philippe Rameau fait ses comptes…et égrène ses projets…un voyage dans le temps en compagnie du célèbre compositeur du baroque français.

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Au beau milieu du XVIII siècle, c’est la guerre à l’Opéra de Paris ! La querelle des bouffons fait rage, une guerre artistique où chaque clan s’affronte sans pitié…

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