France Musique
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Résumé

Le compositeur de la semaine dans Alla Breve nous amène en Italie ; c'est Daniel Ghisi. Pour les musiciens de l'ONF, il a imaginé une suite de miniatures où l'électronique vient se glisser dans les sons de l'orchestre, une musique du passage : "Come un lasciapassare".

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« Come un lasciapassare » pour électronique et orchestre de Daniele Ghisi
Interprété par l’Orchestre National de France, direction Nicolas Simon
Commande et Création enregistrée le 8 juin 2015 à Radio France

Premier mouvement :
C'est l'IRCAM qui a accueilli en France Daniele Ghisi il y a huit ans. Aujourd'hui, il fait partie des compositeurs en recherche de cette grande maison, et sa musique a été diffusée lors de la 13ème édition du festival "Manifeste" à Paris. Pour nos Alla Breve, Daniele Ghisi a imaginé une suite de miniatures pour électronique et orchestre qu'il a destinée aux musiciens de l'ONF et intitulée "come un lasciapassare " : une suite en cinq mouvements construite en symétrie, avec des ressemblances troublantes entre certains mouvements. A vous de tisser les relations !

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Que chante la voix qui surgit de temps à autre dans la pièce ?
Ce sonnet de Shakespeare :

No! Time, thou shalt not boast that I do change:
Thy pyramids built up with newer might
To me are nothing novel, nothing strange;
They are but dressings of a former sight.
Our dates are brief, and therefore we admire
What thou dost foist upon us that is old;
And rather make them born to our desire,
Than think that we before have heard them told.
Thy registers and thee I both defy,
Not wondering at the present nor the past,
For thy records and what we see doth lie,
Made more or less by thy continual haste.
This I do vow and this shall ever be;

I will be true, despite thy scythe and thee.
Sonnet 123 de Shakespeare

*Non, tu ne te vanteras pas de me faire changer, ô Temps ! *
*Tes pyramides, reconstruites sur de nouvelles assises, *
*n’ont pour moi rien de surprenant, rien d’extraordinaire : *
elles ne sont que les revêtements d’une matière antérieure.
*Notre destinée est brève, et c’est ce qui fait que nous admirons *
*ces choses que tu nous donnes comme antiques *
*et nous les croirions faites tout exprès pour nous, *
plutôt que de nous rappeler qu’elles étaient connues auparavant.
*Je fais fi de toi et de tes registres, *
*et je ne m’étonne ni de ton présent ni de ton passé. *
*Je ne vois que mensonge dans ces monuments *
que tu défais et refais dans ta hâte continuelle.
*Pour moi, je fais le vœu, le vœu pour toujours, *
d’être constant, en dépit de toi et de ta faux.
Traduction de Victor Hugo

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L'équipe

Anne Montaron
Anne Montaron
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Production
Françoise Cordey
Collaboration
Soizic Noël
Collaboration