L'Abbaye aux Dames de Saintes en 2017, avec les 13 tapisseries de la Genèse de Jean-François Favre
L'Abbaye aux Dames de Saintes en 2017, avec les 13 tapisseries de la Genèse de Jean-François Favre
L'Abbaye aux Dames de Saintes en 2017, avec les 13 tapisseries de la Genèse de Jean-François Favre ©AFP - Christian Guy / Hemis
L'Abbaye aux Dames de Saintes en 2017, avec les 13 tapisseries de la Genèse de Jean-François Favre ©AFP - Christian Guy / Hemis
L'Abbaye aux Dames de Saintes en 2017, avec les 13 tapisseries de la Genèse de Jean-François Favre ©AFP - Christian Guy / Hemis
Publicité
Résumé

Après avoir fait décrocher 13 tapisseries modernes de la Genèse, le père Guillaume Salin, curé de la paroisse de l'Abbaye aux Dames, a mis son véto à la tenue d’un concert programmé par Alain Pacquier. Celui qui a fondé, voilà 50 ans, le Festival de Saintes, réagit sur France Musique.

En savoir plus

"Ce n'est pas sérieux !" : telle est la réaction d'Alain Pacquier quand l'abbé Guillaume Salin lui a fait savoir que le concert qu'il avait programmé à l'Abbaye de Saintes ne "pouvait être accepté" car l'orchestre invité "n'était pas capable d'interpréter des chants liturgiques pour au moins 50% du concert". 

Pour l'ancien journaliste qui a fondé, voilà cinquante ans, le Festival de Saintes (dont il n'est plus directeur artistique), "ce qui est grave dans cette histoire, c'est que l'on est face à un ecclésiastique supposé avoir une certaine culture et qui raconte n'importe quoi". La règle des 50% invoquée par l'abbé est "un mantra qui a vu le jour après les lois de séparation de l'Eglise et de l'Etat qui ne signifie plus rien, un droit canon d'avant Vatican II". 

Publicité

Alain Pacquier estime que "ce petit incident  illustre un nouvel intégrisme d'un certain nombre de prêtres qui se raidissent sur l'idée que les sanctuaires, dont ils sont affectataires, puissent devenir des salles de concerts." Pour lui, "ce genre d'évènement ne devrait pas exister à l'Abbaye aux Dames quand on sait ce qu'est le mariage entre la vie musicale et ce bâtiment ou les autres églises de Saintes".

Ce dernier ajoute que "ce sont les élus qui doivent réagir avec le ministère de la culture, car ce sont eux qui payent les travaux des restaurations des églises, d'autant plus que l'Abbaye aux Dames entre dans une phase de travaux importants".

À lire aussi : Les 50 ans du Festival de Saintes (1/5)

À lire aussi : Festival de Saintes : « Accueillir l'avenir en permanence »

Références

L'équipe

Jean-Baptiste Urbain
Jean-Baptiste Urbain