France Musique
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Résumé

Nous voilà déjà au terme d’une courte semaine consacrée aux écrits sur la musique de celui qui fut selon Philippe Caubère un grand génie au destin maudit, André Suarès.

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Né en 1868, élève de l’ENS, ami de Gide de Claudel et de Valéry, avec qui il fut un des principaux animateurs de la NRF au début des années 1910 puis à nouveau dans les années 20, Suarès a produit des œuvres toujours selon Philippe Caubère flamboyante et prophétique, tragiquement prophétique pourrait-on ajouter puisqu’il y annonce la catastrophe de la 2nde guerre mondiale.
Roger Martin du Gard disait lui que Suarès ressemblait à ces pur-sang dont la robe de soie fine tressaille au moindre attouchement. Cette description est assez révélatrice de l’hyper sensibilité de Suarès, que l’on ressent bien à la lecture de ses écrits sur la musique.
Et pour finir cette semaine, nous écoutons Suarès nous parler de l’ascèse en musique, mais avant cela, il évoque un compositeur auquel on ne pense pas forcément en premier lieu lorsque l’on parle d’ascèse, c’est Emmanuel Chabrier.

Extrait de lecture :

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"Le génie harmonique de Chabrier, ce n’est pas trop dire. Il abonde en inventions surprenantes. Au même moment, le seul Moussorgski lui peut être comparé. Ils sont exactement du même âge.   Et tous les deux ont été en horreur aux pédants ; tous deux en ont été victimes. Leurs audaces, à l’un et à l’autre, ont passé pour les fautes de mauvais élèves ; et, parc qu’ils avaient une sensibilité hors du commun, on les a traités d’ignorants."

Bibliographie : 

André Suarès, Sur la musique
Préface de Stéphane Barsacq
Actes-Sud

Programmation musicale :

Emmanuel Chabrier Suite pastorale (extr.) : Idylle et sous-bois
Orchestre national de France
Armin Jordan, dir.
Erato ECD 88018

Jean-Sébastien Bach
L'Art de la fugue (extr.) : Premier contrepoint
Fast Sit
Eloquentia 1125