Pierre Boulez
Pierre Boulez
Pierre Boulez ©Getty - Marc Tulane
Pierre Boulez ©Getty - Marc Tulane
Pierre Boulez ©Getty - Marc Tulane
Publicité
Résumé

Personnalité phare de la musique d’après-guerre à aujourd’hui, Pierre Boulez était un compositeur, chef d’orchestre et pédagogue français. Chef de file de l’avant-garde française et de la recherche dans le domaine sonore, il a toujours milité pour de la diffusion de la musique contemporaine.

En savoir plus

Pierre Boulez a grandi au sein d’une famille catholique. Il commence le piano à 7 ans, puis la pratique chorale et la musique de chambre. Durant ces années d’apprentissage, celui qui incarne, pour lui, la modernité, est Claude Debussy. Il fait ses études primaires au petit séminaire de Montbrison, l’Institut Victor de la Prade. Brillant en chimie et en physique, il obtient son « bachot » en 1941, à 16 ans ! A la rentrée suivante, il commence Math Spé à Lyon. En 1943,  Pierre Boulez s’installe à Paris pour se consacrer à la musique. En harmonie, il reçoit l’enseignement académique de Georges Dandelot, et étudie le contrepoint avec Andrée Vaurabourg. Mais son maître, un « maître dont on sait qu’il y a lui et personne d’autre » selon ses propres mots, c’est Olivier Messiaen, qui le fait entrer dans sa classe au Conservatoire de Paris. Dans ses toutes premières compositions de jeunesse, Nocturne , et Prélude toccata et scherzo pour piano, Pierre Boulez est encore influencé par Arthur Honegger . Mais, déjà rebelle face à l’académisme, il est exclu du cours de fugue de Simone Plé-Caussade qu’il juge ennuyeux.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Deux ans plus tard, il obtient un Premier Prix d’harmonie et compose Douze notations pour piano . Son second maître, René Leibowitz lui enseigne la composition dodécaphonique. Mais très vite, l’élève Boulez, ne pouvant se restreindre à ce dodécaphonisme « schoenbergien » s’émancipe vers le sérialisme « webernien », C’est la rupture avec René Leibowitz, en 1946, l’année de sa Première sonate . Il est alors influencé par André Jolivet. D’emblée, Pierre Boulez se place à la pointe de la modernité du monde musical et met tout en œuvre afin d’en assurer une promotion de qualité. En 1946, Pierre Boulez est nommé directeur de la musique de scène de la Compagnie Renaud-Barrault récemment installée dans le Théâtre Marigny. Il y fait son apprentissage professionnel, et commence à diriger, notamment des partitions de Georges Auric, Francis Poulenc , Arthur Honegger qu’il arrange ou coupe pour les besoins de la scène. Cette fonction lui laisse du temps et il compose plusieurs oeuvres.

Publicité

Contesté par certains milieux en tant que compositeur, Pierre Boulez va accéder à la notoriété mondiale grâce à la direction d’orchestre. Pierre Boulez remporte un grand succès en dirigeant successivement le Sacre du printemps d ’Igor Stravinski pour les 50 ans de la création de l’œuvre, avec l’Orchestre National au Théâtre des Champs-Elysées, puis la création française de Wozzeck d’ Alban Berg à l’Opéra de Paris, sur une mise en scène de Jean-Louis Barrault. La carrière internationale de chef d’orchestre de Pierre Boulez s’envole :1967-1972 : principal chef invité de l’Orchestre de Cleveland. 1971-1975 : chef permanent de l’Orchestre Symphonique de la BBC. 1971-1977 : il dirige l’Orchestre Philharmonique de New York, quatre mois par an, en succession à Leonard Bernstein.

Enfin reconnu, Pierre Boulez va à présent disposer de moyens à la hauteur de ses ambitions pour le développement de la musique contemporaine. Le Président Georges Pompidou décide de doter la France d’un centre de création contemporaine. Il crée le Centre Beaubourg, le Musée d’Art Moderne et l’Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique. Pierre Boulez se voit confier la direction de l’IRCAM, qui ouvrira ses portes à l’automne 1977. Le compositeur décide de quitter la direction de l’IRCAM pour se consacrer à la direction d’orchestre et à la composition et en 1992, c'est la consécration ! Il signe un contrat d’exclusivité avec Deutsche Grammophon et continue son imposante discographie avec les plus grands orchestres. Il décédera en 2016 à Baden-Baden.

À lire aussi : Boulez à facettes : de la fulgurance au plaisir, un portrait de Pierre Boulez

Références

Programmation musicale

  • 10h29
    Musique pour cordes, percussions et célesta BB 114 Sz 106 : 4. Allegro molto
    Musique pour cordes, percussions et célesta BB 114 Sz 106 : 4. Allegro molto
    Béla Bartók
    Musique pour cordes, percussions et célesta BB 114 Sz 106 : 4. Allegro molto

    Interprètes Pierre Boulez

    Album Béla Bartók : Le mandarin merveilleux et Musique pour cordes percussions et célesta (1996)
    Label DEUTSCHE GRAMOPHON (DGG 447747-2)
  • 10h38
    Symphonie fantastique op 14 H 48 (Episode de la vie d'un artiste) : 5. Songe d'une nuit de Sabbat
    Symphonie fantastique op 14 H 48 (Episode de la vie d'un artiste) : 5. Songe d'une nuit de Sabbat
    Hector Berlioz
    Symphonie fantastique op 14 H 48 (Episode de la vie d'un artiste) : 5. Songe d'une nuit de Sabbat

    Interprètes Pieere Boulez

    Album Hector Berlioz : Symphonie fantastique op 14 H 48 et Tristia op 18 H 119 (1997)
    Label DGG (DEUTSCHE GRAMOPHON) (453432-2)
  • 10h48
    Sérénade n°10 en Si bémol Maj K 361 (Gran Partita) : 1. Largo - pour 13 instruments à vent
    Sérénade n°10 en Si bémol Maj K 361 (Gran Partita) : 1. Largo - pour 13 instruments à vent
    Wolfgang Amadeus Mozart
    Sérénade n°10 en Si bémol Maj K 361 (Gran Partita) : 1. Largo - pour 13 instruments à vent

    Interprètes Pierre Boulez, Ensemble Intercontemporain

    Album Mozart Berg : 13 (2008)
    Label Decca (478 0316)

L'équipe

Rodolphe Bruneau-Boulmier
Rodolphe Bruneau-Boulmier
Emilie Munera
Emilie Munera
Emilie Munera
Production
Lisa Creppy
Collaboration