Le pianiste américain Nicholas Angelich vient de nous quitter à l'âge de 51 ans
Le pianiste américain Nicholas Angelich vient de nous quitter à l'âge de 51 ans
Le pianiste américain Nicholas Angelich vient de nous quitter à l'âge de 51 ans ©AFP - Geoffroy VAN DER HASSELT
Le pianiste américain Nicholas Angelich vient de nous quitter à l'âge de 51 ans ©AFP - Geoffroy VAN DER HASSELT
Le pianiste américain Nicholas Angelich vient de nous quitter à l'âge de 51 ans ©AFP - Geoffroy VAN DER HASSELT
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Résumé

Le pianiste Bertrand Chamayou et le directeur de Warner Classics Alain Lanceron rendent hommage au pianiste Nicholas Angelich disparu ce lundi 18 avril à l'âge de 51 ans.

avec :

Bertrand Chamayou (Pianiste (Toulouse, 1981-)).

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Alors que l’on redoutait cette nouvelle depuis plusieurs semaines, l’annonce de la disparition du pianiste américain, âgé seulement de 51 ans, a émis une onde de choc dans le milieu musical. Alain Lanceron nous fait part ce matin de la tristesse qui l’envahit depuis hier soir. Le président de Warner Classics nous raconte également le climat pesant qui s’est abattu lors de l’annonce de sa disparition, alors qu’il se trouvait à Aix-en-Provence pendant un récital de la pianiste Wuja Wang : "Cette tristesse en disait long sur la tendresse que l’on portait à Nicholas, il était d’une bonté exemplaire". Mais ce qui semble le plus fascinant selon lui, c’était sa transformation lorsque Nicholas Angelich se mettait derrière son piano, devenant alors un autre homme. "Au concert, il était toujours dans la vérité de l’œuvre, avec ce son naturel sans aucun effet dont lui seul avait le secret". Au-delà des récitals, le pianiste laissera derrière lui de nombreux enregistrements, qui selon Alain Lanceron sont des références absolues, en particulier en musique de chambre où était était un merveilleux partenaire.

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"Nicholas Angelich était un être tellement pur - comme un ange ! - et ça se ressentait dans sa musique." Bertrand Chamayou

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Egalement effondré par la nouvelle de la disparition de Nicholas Angelich, le pianiste Bertrand Chamayou évoque au micro de Jean-Baptiste Urbain le caractère lumineux, drôle et terriblement affectueux du musicien. "La première fois que j’ai entendu Nicholas, c’était à la télévision alors qu’il jouait les 20 regards sur l’Enfant Jésus d’Olivier Messiaen quand il était encore l’élève d’Yvonne Loriot". Cet événement marquera à jamais Bertrand Chamayou qui croisera par la suite à de nombreuses reprises la route du pianiste américain, et qui jouera avec lui - en particulier le concerto pour deux pianos de Poulenc. "Je garderai en ma mémoire cette joie si belle et si simple de faire de la musique avec lui" conclut avec émotion Bertrand Chamayou.

Références

Programmation musicale

  • 08h35
    Sonate n°3 en re min op 108 : III Un poco presto e con sentimento
    Sonate n°3 en re min op 108 : III Un poco presto e con sentimento
    Johannes Brahms
    Sonate n°3 en re min op 108 : III Un poco presto e con sentimento

    Interprètes Renaud Capuçon, Nicholas Angelich

    Album Johannes Brahms : Sonates pour violon et piano (2005)
    Label VIRGIN (5457312)
  • 08h56
    Kinderszenen op 15 - scenes d'enfants op 15 - VII. Reverie / Pour piano
    Kinderszenen op 15 - scenes d'enfants op 15 - VII. Reverie / Pour piano
    Robert Schumann
    Kinderszenen op 15 - scenes d'enfants op 15 - VII. Reverie / Pour piano

    Interprètes Radu Lupu

    Album Radu Lupu interprète Robert Schumann (1995)
    Label Decca (440496-2)

L'équipe

Jean-Baptiste Urbain
Jean-Baptiste Urbain