Les salles de spectacles sont touchées de plein fouet par la nouvelle vague de coronavirus
Les salles de spectacles sont touchées de plein fouet par la nouvelle vague de coronavirus
Les salles de spectacles sont touchées de plein fouet par la nouvelle vague de coronavirus ©AFP - Laure Boyer / Hans Luca
Les salles de spectacles sont touchées de plein fouet par la nouvelle vague de coronavirus ©AFP - Laure Boyer / Hans Luca
Les salles de spectacles sont touchées de plein fouet par la nouvelle vague de coronavirus ©AFP - Laure Boyer / Hans Luca
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Résumé

Antoine Pecqueur fait le point sur l’impact de la crise sanitaire sur le secteur culturel durement touché par la flambée de l'épidémie. Mais les pays européens ne sont pas tous égaux dans cette crise...

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Face au variant Omicron, certains pays ont fait le choix de maintenir l’activité culturelle et d’autres non. Les salles de spectacles sont ainsi fermées aux Pays-Bas ou encore au Danemark. Des mesures qui font polémique ; par exemple, en Belgique, où le gouvernement avait annoncé la fermeture des salles de spectacles, le Conseil d’état belge a suspendu cette décision, jugeant qu’elle n’était pas proportionnée.

En Allemagne, les personnes non vaccinées ont, elles, interdiction de fréquenter les établissements culturels. Quant à la France, Emmanuel Macron a à nouveau appliqué sa stratégie du « en même temps ». Les salles de spectacles sont ouvertes, mais désormais les concerts debout sont interdits. La jauge est limitée à 2000 places en intérieur et 5000 places en extérieur.

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Ces restrictions sont-elles justifiées ?

Toutes les études le montrent : pour le public, les salles de spectacles ne sont pas des lieux où se propage le virus. Les spectateurs, rappelons le, sont masqués et leur pass sanitaire contrôlé. Par contre, la situation diffère pour les artistes, et notamment les musiciens : pour les chanteurs solistes, pour les instrumentistes à vents, il est bien difficile de porter un masque.
Sans compter les espaces de catering où les artistes et techniciens doivent pouvoir boire ou manger quelque chose. Et donc ce sont bien parmi les équipes artistiques que des cas positifs sont décelés. Ce qui, on l’a vu ces dernières semaines, entraîne des changements de distributions de dernière minute, des versions en plus petit effectif ou même parfois un remplacement par une bande à la place d’un orchestre pour un ballet.
Certaines salles préfèrent aussi parfois tout simplement annuler. Car s’il faut remplacer la moitié d’une équipe artistique, c’est la qualité même du spectacle qui peut être mise à mal.

C’est aussi le principe de précaution qui est appliqué pour certains événements…

Les grandes manifestations prévues ce mois-ci sont d’ores et déjà annulées, comme le festival de bande dessinée d’Angoulême ou les Bis, le salon du spectacle vivant, organisé à Nantes. Et même si le ministre en charge du tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, a indiqué que les foires, les salons, les parcs d’attraction n’étaient pas concernés pas les limitations de jauge. Mais ces manifestations, et c’est bien légitime, ne veulent pas prendre de risque. D’autant que la question centrale est aussi celle de la venue du public, qui on le voit depuis cet été est plutôt frileux à reprendre le chemin des lieux culturels.
Ce n’est pas un hasard si des sorties de film grand public prévu en janvier, comme la nouvelle comédie de Franck Dubosc, ont déjà été décalées à cet été… Enfin, un enjeu prioritaire est le sort des artistes et techniciens, et notamment ceux des musiques actuelles, très impactées par ces nouvelles restrictions. Les dispositifs d’indemnisations sont donc très attendus.

Références

Programmation musicale

07h50
44 duos Sz 98 BB 104 : Erdélyi tanc Sz 98 BB 104 n°44
44 duos Sz 98 BB 104 : Erdélyi tanc Sz 98 BB 104 n°44
BELA BARTOK
44 duos Sz 98 BB 104 : Erdélyi tanc Sz 98 BB 104 n°44

Interprètes BELA BARTOK, SARAH NEMTANU

L'équipe

Antoine Pecqueur
Antoine Pecqueur
Antoine Pecqueur
Production