L'écran géant de l'Opéra Bastille affiche un drapeau ukrainien lors de la manifestation pour réclamer la paix en Ukraine
L'écran géant de l'Opéra Bastille affiche un drapeau ukrainien lors de la manifestation pour réclamer la paix en Ukraine
L'écran géant de l'Opéra Bastille affiche un drapeau ukrainien lors de la manifestation pour réclamer la paix en Ukraine ©AFP - Samuel Boivin
L'écran géant de l'Opéra Bastille affiche un drapeau ukrainien lors de la manifestation pour réclamer la paix en Ukraine ©AFP - Samuel Boivin
L'écran géant de l'Opéra Bastille affiche un drapeau ukrainien lors de la manifestation pour réclamer la paix en Ukraine ©AFP - Samuel Boivin
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Résumé

Antoine Pecqueur revient sur la programmation des grandes salles de spectacle en France et à l’étranger pour la saison prochaine, bouleversée par l’actualité récente.

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Les programmations, notamment des opéras se constituent plusieurs années à l’avance. Mais leur annonce tombe en plein cœur de la guerre en Ukraine. Or, le Théâtre royal de la Monnaie a choisi de mettre à l’honneur la musique russe. Peter de Caluwe soutient que selon lui, cette musique appartenant à notre patrimoine commun, il n’y a aucune raison de la boycotter. 

Cependant, la situation s’avère plus compliquée avec d’autres interprètes. La brochure de la Philharmonie de Paris, imprimée juste avant le début du conflit, met en avant Valery Gergiev, l’un des proches de Vladimir Poutine, dont la loyauté a été récompensée par la direction commune du Mariinsky de Saint-Pétersbourg et le Bolchoï de Moscou. La vente des concerts dirigés par Gergiev est à cette heure gelée, nous a précisé le directeur de la Philarmonie, Olivier Mantei.  La venue de l’Orchestre Musicaaeterna de Teodor Currentzis, basé à Saint-Pétersbourg est remise en cause, puisqu’il a pour financeur la banque VTB, deuxième banque russe sanctionnée par l’Occident. De son côté, l’Opéra de Paris n’est pas encore en mesure de dire si la soprano Anna Netrebko sera présente dans la distribution de La Force du destin de Verdi en dimanche prochain, après la révélation de son don d’un million de roubles au leader des séparatistes pro-russes du Donbass, après l’annexion de la Crimée en 2014.

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Cette saison 2022-2023 sera-t-elle marquée par l’impact de la crise sanitaire ? 

Il y a un peu moins de très grandes tournées internationales d’orchestres, notamment américains, mais ces changements restent cosmétiques. Certaines positions semblent plus contradictoires comme celle d’Alexander Neef, directeur de l’Opéra de Paris qui souhaite recréer une troupe à Paris mais qui fait appel à un orchestre anglais pour jouer un opéra baroque.

Quels sont les changements d’un point de vue économique ?

Quelques changements sont notables, mais ce n’est pas une révolution. Olivier Mantei souhaite faire de la Philharmonie un producteur de spectacles avec des concerts symphoniques mis en espace, avec une dimension scénique. L’idée est désormais d’accompagner la production et l’exploitation des projets, avec comme objectif de diversifier les ressources propres. L’enjeu est d’autant plus crucial qu’un retour à l’austérité budgétaire pourrait impacter directement des structures financées largement par les pouvoirs publics. 

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Antoine Pecqueur
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