Roselyne Bachelot annonce un prolongement des aides apportées au secteur culturel
Roselyne Bachelot annonce un prolongement des aides apportées au secteur culturel
Roselyne Bachelot annonce un prolongement des aides apportées au secteur culturel ©AFP - Ludovic Marin
Roselyne Bachelot annonce un prolongement des aides apportées au secteur culturel ©AFP - Ludovic Marin
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Résumé

Pour accompagner la sortie de crise du secteur culturel, l’Etat vient d’annoncer le maintien des aides apportées au monde de la culture et en particulier pour le spectacle vivant et le cinéma, durement touchés par la crise sanitaire.

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Le gouvernement l’a en effet annoncé vendredi dernier : les dispositifs de soutien à la culture sont réactivés ou prolongés. Le but est d’aider en particulier le spectacle vivant et le cinéma qui sont les domaines au sein du monde culturel les plus touchés par la crise sanitaire. Il s’agit déjà de compenser la perte de chiffre d’affaires pour les entreprises du secteur, mais aussi de soutenir l’emploi artistique.
Les auteurs qui ont vu leurs droits baisser bénéficieront ainsi de dispositifs de soutien. Ces aides seront en grande partie actives jusqu’au 31 juillet, pour accompagner la sortie de crise du secteur. Un soutien qui ne se fait pas dans n’importe quel contexte : nous sommes à deux mois de l’élection présidentielle. Emmanuel Macron entend bien rappeler combien le gouvernement soutient la culture dans la crise sanitaire ; il a pris comme conseiller culture pour son équipe de campagne une figure de proue du théâtre privé, le producteur Jean-Marc Dumontet.

Pour la musique, l’aide passe notamment par le Centre national de la musique

Il faut encore redire combien le CNM, qui est né en 2020, a vu son rôle immédiatement renforcé par la crise sanitaire. C’est lui qui pilote le soutien au secteur dans la crise, à l’instar du CNC pour le monde du cinéma. Et cela se traduit directement en terme budgétaire : imaginez que pour 2021, le budget initial aurait dû être de 61,5 millions d’euros et qu’il a été au finale de 201,5 millions d’euros. Au-delà des aides exceptionnelles, le CNM doit aussi gérer ce qu’il nomme les aides sélectives pour accompagner l’activité pérenne.
L’établissement entend flécher des moyens sur des missions bien précises, comme la transition écologique ou l’égalité femmes-hommes. Pour mieux répondre aux enjeux à long terme du secteur...

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Pour autant, son rôle fait aussi débat

Effectivement, l’Association Française des Orchestres et la Réunion des Opéras de France ont fait la semaine dernière un communiqué pour s’interroger sur la complémentarité entre le CNM et le ministère de la Culture. Qui fait quoi ? Comment les tâches se répartissent ? Un sujet effectivement délicat.
Dans le milieu de la musique classique, on sent la crainte que le CNM, qui s’est construit sur la base de l’ancien CNV, le centre national des variétés, défende surtout les entreprises privées du secteur, c’est-à-dire les musiques actuelles.
Mais la question cruciale de la taxe sur les spectacles ; cette taxe, qui correspond à 3,5% du prix du billet, est normalement la source de financement du CNM. Mais ça c’était avant la pandémie. 

Évidemment, avec la crise et l’arrêt des spectacles, il n’y a plus eu de taxe, et l’Etat a compensé en termes de moyens financiers. Mais maintenant, qui dit sortie de crise, dit désormais réinstauration de la taxe. Or celle-ci n’est en principe acquittée que par les organisateurs du spectacle privé. Ne faudrait-il donc des lors pas généralisé cette taxe à l’ensemble du secteur musical, en incluant la musique classique, puisque c’est bien l’ensemble du secteur qui bénéficie d’aides du CNM ? Vous le voyez : Jean-Philippe Thiellay, son président, ne va pas manquer de travail dans les prochains mois.

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Antoine Pecqueur
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