Le chef Kirill Petrenko à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin
Le chef Kirill Petrenko à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin
Le chef Kirill Petrenko à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin ©AFP - Fabian Sommer / DPA / dpa Picture-Alliance
Le chef Kirill Petrenko à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin ©AFP - Fabian Sommer / DPA / dpa Picture-Alliance
Le chef Kirill Petrenko à la tête de l'Orchestre philharmonique de Berlin ©AFP - Fabian Sommer / DPA / dpa Picture-Alliance
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Résumé

A la tête de ses Berliner Philharmoniker, le chef Kirill Petrenko a donné deux mémorables concerts le week-end dernier à La Philharmonie de Paris. Christian Merlin revient sur le jeu de ce chef, unique et complet, nous faisant écouter certaines oeuvres comme si c'était la première fois...

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Les concerts du Philharmonique de Berlin à la Philharmonie de Paris, les 4 et 5 septembre dernier, ont rappelé une évidence : il y a les Berliner et les autres orchestres. Mais ils en ont mis une autre en évidence : il y a Kirill Petrenko et les autres chefs. En essayant de comprendre pourquoi, on s’est aperçu qu’il était difficile à classifier en fonction de nos catégories bien commodes : cérébral ou sensuel, analytique ou lyrique... Et c’est peut-être la clé qui fait de lui un génie : il allie des qualités qui sont souvent perçues comme incompatibles. 

Quelques exemples : Il peut alléger l’effectif sans que cela sonne petit, ou déchaîner 120 musiciens sans que cela soit trop fort. On entend chaque détail sans perdre de vue la grande ligne. Il garde le contrôle absolu sur l’orchestre sans brider les musiciens. On sent qu’il a analysé la partition dans ses moindres recoins (y compris le contexte historique, culturel, biographique) et il n’y a pas une mesure qui ne soit chargée de sens, mais la musique coule de source et nous prend au ventre. Tout est extrêmement pensé tout en étant complètement habité. Tout est parfaitement construit tout en étant toujours surprenant.

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Ces quelques exemples montrent que l’on n’est pas loin de la quadrature du cercle et aident à comprendre pourquoi, avec lui, on a souvent l’impression d’entendre pour la première fois des œuvres que l’on croyait connaître par cœur, sans qu’il cherche à se singulariser pour être original. 

Références

Programmation musicale

  • 07h45
    Symphonie n°7 en La Maj op 92 : 3. Scherzo
    Symphonie n°7 en La Maj op 92 : 3. Scherzo
    Ludwig van Beethoven
    Symphonie n°7 en La Maj op 92 : 3. Scherzo

    Interprètes Kirill Petrenko

    Album Kirill Petrenko dirige Beethoven, Tchaikovski, Schmidt et Stephan (2020)
    Label BERLINER PHILHARMONIKER RECORDINGS (BPHR200354D)

L'équipe

Christian Merlin
Christian Merlin
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Production