Le compositeur italien Claudio Monteverdi (1567-1643)
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Résumé

Chantal Cazaux, Piotr Kaminski et Christophe Rousset élisent la version de référence de L’Orfeo de Claudio Monteverdi.

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Compte-rendu :

La voix claire d’Anthony Rolfe Johnson, son italien approximatif, son inattention aux mots, sans oublier quelques vocalises savonnées auront raison de L’Orfeo de John Eliot Gardiner, dont la prise de son dessert par ailleurs les violons.

Orphée ou Narcisse ? Le héros campé par Victor Torres, timbrant et détimbrant sans cesse, manque de discipline et s’écoute chanter. De plus, la réverbération de la captation accentue les approximations de Gabriel Garrido.

Le baryton charnu de Furio Zanasi confère relief et mordant à Orfeo. Hélas Rinaldo Alessandrini croit bon d’en rajouter, surcharge le continuo, et accumule idées et artifices. Naturel, où es-tu ?

Forcément, la version a vécu. Pour autant il y a cinquante ans, Nikolaus Harnoncourt fut pionnier dans sa manière de réinventer le baroque et de prendre à bras le corps la favola in musica . Lajos Kozma rayonne en Orphée, la vérité de la langue et de la musique saute aux oreilles. Oubliera-t-on pour autant la raideur des harpes et d’un continuo qui plante des clous ? A connaitre, indiscutablement.

Si Laurence Dale, dans sa grande scène du III, manque d’agilité en glissant sur quelques vocalises, le cuivre du timbre et la longueur de souffle confèrent des accents déchirants à son poète. René Jacobs colle minutieusement au texte et scrute son équipe, trop peut-être : l’élan en est comme bridé, avec un verbe en liberté surveillée.

L’Italien fluide et incarné de Valerio Contaldo se coule dans la ligne de Monteverdi et Striggio avec un beau naturel – on aime ce recitar cantando qui rebondit ! L’Eurydice de Mariana Flores divise, voix blanche et pointue pour les uns, à fleur de peau pour les autres. Le continuo est-il logorrhéique ? Disons que Leonardo García Alarcón ajoute moult détails à l’instrumentarium au lieu de laisser jaillir une sève qui n’en demande pas tant. Quant à l’opulent Chœur de Namur, il semble aller à rebours de cette lecture intimiste.

Pas facile décidément de départager Alarcón, Jacobs et Harnoncourt, tous les trois ex-aequo.

Palmarès :

N°1 ex-aequo
Version A
Choeur de chambre de Namur, Cappella Mediterranea, Leonardo Garcia Alarcon, dir.
Alpha (2020)

N°1 ex-aequo
Version C
Concerto Vocale, René Jacobs, dir.
Harmonia Mundi (1995)

N°1 ex-aequo
Version F
Capella Antiqua de Munich, Concentus Musicus de Vienne, Nikolaus Harnoncourt, dir.
Teldec (1968)

N°2
Version E
Concerto ItalianoRinaldo Alessandrini, dir.
Naïve (2007)

N°3
Version D
Choeur Antonio Il Verso, Ensemble Elyma, Gabriel Garrido, dir.
K617 (1996)

N°4
Version B
Monteverdi Choir, English Baroque Soloists, John Eliot Gardiner, dir.
Archiv (1985)

À lire aussi : Orféo de Monteverdi

Références

L'équipe

Jérémie Rousseau
Jérémie Rousseau
Béatrice Trichet
Réalisation
Aurore Denizot
Collaboration