Le chanteur Claude Francois en tournée sous un gigantesque chapiteau dans la périphérie de Paris en février 1973 ©Getty - Michel ARTAULT/Gamma-Rapho via Getty Images
Le chanteur Claude Francois en tournée sous un gigantesque chapiteau dans la périphérie de Paris en février 1973 ©Getty - Michel ARTAULT/Gamma-Rapho via Getty Images
Le chanteur Claude Francois en tournée sous un gigantesque chapiteau dans la périphérie de Paris en février 1973 ©Getty - Michel ARTAULT/Gamma-Rapho via Getty Images
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Résumé

Admiré par Jean-Luc Godard ou Gilles Deleuze, ce lutin a blond et bondissant a été une idole populaire dont la disparition est un traumatisme.

En savoir plus
  • Aujourd’hui, 11 mars, je voudrais vous parler de Claude François, mort le 11 mars 1978 à l’âge de trente-neuf ans. 

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Ce petit homme blond était chaque samedi soir à la télévision dans les émissions de Maritie et Gilbert Carpentier, tous les jours sur les ondes des grandes radios périphériques, sur les sonos des quinzaines commerciales et des fêtes de village, incarnant avec fougue tout ce qu’il était juste et bon de ne pas aimer – les paillettes, les heures de grande écoute, la dévotion des collégiennes, les refrains impossibles à oublier…
Mais, dans le même temps, Jean-Luc Godard ou Gilles Deleuze prennent plaisir à dérouter leurs dévots en avouant leur fascination pour Claude François – parangon d’une modernité efficace à la mécanique fluide et au poli parfait.
Avec le temps, cela aurait pu finir comme pour Johnny : une interview historique dans Le Monde, un grand rôle au cinéma pour débusquer un talent ignoré, un ruban rouge accroché à la boutonnière par un Président gentiment fan…
Au lieu de quoi, une applique mal posée dans une salle de bain fige à jamais l’image d’un ludion synthétique, tyranneau au tout petit empire et source des larmes d’une France que l’on ne qualifie pas encore de périphérique. Un gâchis qui enlève à l’histoire ses pages les plus morales – la réconciliation, le consensus, les prix ad honorem, le discours du ministre de la Culture…

Nous écoutons :
Belles, belles, belles, le premier succès commercial de Claude François, qui est l’adaptation en 1962 de la chanson Made To Love des Everly Brothers. Le chanteur cosigne les paroles françaises avec la parolière Vline Buggy. 

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Références

Programmation musicale

  • 12h33
    Symphonie n°5 en mi min op 64 : Valse
    Symphonie n°5 en mi min op 64 : Valse
    Piotr Ilitch Tchaïkovski (Compositeur)
    Symphonie n°5 en mi min op 64 : Valse

    Tugan Sokhiev (Chef d'orchestre), Orchestre National Du Capitole De Toulouse

    Album Tchaikovsky et Chostakovitch : Oeuvres pour orchestre (2011)
    Label NAIVE RECORDS (V5252)

L'équipe

Bertrand Dicale
Production