Pochette du disque de Kaoru Abe " Complete Tohoku Session 1971 "
Pochette du disque de Kaoru Abe " Complete Tohoku Session 1971 "
Pochette du disque de Kaoru Abe " Complete Tohoku Session 1971 "
Pochette du disque de Kaoru Abe " Complete Tohoku Session 1971 "
Pochette du disque de Kaoru Abe " Complete Tohoku Session 1971 "
Publicité
Résumé

Il faut peut-être plus encore de folie qu’ailleurs pour rompre les amarres du jazz mainstream dans l’Empire du Soleil levant. Cet autodidacte au parcours tragique est devenu une légende underground…

En savoir plus
  • Aujourd’hui, 9 septembre, je voudrais vous parler de Kaoru Abe, mort le 9 septembre 1978 à l’âge de vingt-neuf ans. 

Le free jazz, ce n’est pas seulement de la musique. C’est un combat. Jouer free, c’est rompre, partir, affronter.  Dans les années 60-70, c’est une histoire de francs-tireurs qui prennent des risques énormes pour détruire les vieilles structures. Alors imaginez au Japon…

Là-bas, on compte vite les artistes qui se lancent dans le free jazz. Kaoru Abe a d’autant plus de courage – ou de raison de le faire qu’il est cousin de Kyu Sakamoto, chanteur pop qui, en 1963, est l’unique artiste de l’Histoire à obtenir un n° 1 des ventes aux États-Unis avec une chanson en japonais. 

Publicité

Kaoru Abe quitte le lycée à dix-sept ans pour se consacrer à temps plein à la musique. Pas d’école de musique, pas de conservatoire, pas de mentor, un autodidacte complet. À dix-neuf ans, en 1968, il commence à jouer dans les clubs.

Nous écoutons :
Une improvisation de Kaoru Abe au saxophone alto au club Machikado de Sapporo, au Japon, le 28 août 1978, douze jours avant sa mort – ce serait son dernier concert d’après la pochette de cet album publié par le label japonais DIW en 1989. 

Références

L'équipe

Bertrand Dicale
Production