Détail de l'affiche d'un spectacle de Kishen Bholasing ©Getty
Détail de l'affiche d'un spectacle de Kishen Bholasing ©Getty
Détail de l'affiche d'un spectacle de Kishen Bholasing ©Getty
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Résumé

Descendant de travailleurs « engagé » en Guyane néerlandaise, il incarne une culture créole passionnante, plus prospère chez les Surinamiens exilés que dans leur pays natal.

En savoir plus
  • Aujourd’hui, 12 avril, je voudrais vous parler de Kishen Bholasing, mort le 12 avril 2020 à l’âge de trente-neuf ans. 

Célébrons une fois de plus l’inépuisable génie des cultures créoles. À l’abolition de l’esclavage en 1863, la Guyane hollandaise fait venir des milliers de travailleurs hindoustanis qui apportent avec eux langue, culture et traditions qui, peu à peu, se laissent contaminer par ce qu’il y a d’Europe, d’Afrique et – ne l’oublions pas – d’Amérique du Sud dans le peuplement et dans l’âme du petit territoire.
Et, parmi toutes les formes musicales que développent le Surinam, avant comme après son indépendance en 1975, le baithak gana entremêle des styles enracinés dans les souvenirs de l’Inde du Nord et l’actualité des musiques créoles du pays. Donc, si vous me permettez de schématiser à l’extrême, je vous dirais que le baithak gana est au kaseko du Suriname ce que la chutney soca est au calypso de Trinidad. 

Prenez Kishen Bholasing, né au cœur du Suriname, à Diitabiki, un village marron à quelques dizaines de kilomètres de la rivière Lawa, qui fait la frontière avec la Guyane française : il chante debout en jouant du dholak, le tambour à deux faces venu de la musique hindoustani, et son groupe comprend toujours un joueur d’harmonium indien ; mais derrière ce sont bien des synthétiseurs, des boîtes à rythmes, tout ce qui rend plus facile, plus actuelle et plus accessible une musique qui était jadis pratiquée sur des instruments traditionnels à la facture artisanale ou difficiles à trouver – vous imaginez le parcours d’un harmonium de New Dehli à Paramaribo ? 

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Nous écoutons :
First Mashup, une sorte de pot-pourri interprété par Kishen Bholasing et son groupe au tout début de l’année 2020 – avant le Covid. 

Références

Programmation musicale

  • 12h19
    Concerto n°3 en ré min op 30 : Finale : Alla breve - pour piano et orchestre
    Concerto n°3 en ré min op 30 : Finale : Alla breve - pour piano et orchestre
    Serge Rachmaninov (Compositeur)
    Concerto n°3 en ré min op 30 : Finale : Alla breve - pour piano et orchestre

    Leopold Stokowski (Chef d'orchestre), Lev Oborin (Piano), Orchestre de la Philharmonie Tchèque de Prague

    Album The Prague spring festival (2005)
    Label ANDANTE (AN 2150)

L'équipe

Bertrand Dicale
Production