Sergei Diaghilev et Igor Stravinsky ©Getty - Hulton Archive
Sergei Diaghilev et Igor Stravinsky ©Getty - Hulton Archive
Sergei Diaghilev et Igor Stravinsky ©Getty - Hulton Archive
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Résumé

1909, Saint-Pétersbourg. C’est le grand jour pour Igor Stravinsky, qui crée "Feu d’artifice", sa première grande œuvre pour orchestre. Dans l’assemblée, Serge de Diaghilev, l'impresario des Ballets Russes, s’endort sur son siège. Il n’y aura ni "Oiseau de feu", ni "Sacre du Printemps".

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En compagnie du musicologue Lionel Esparza, auteur de "Stravinsky" aux éditions Equateurs.

Lionel Esparza
Lionel Esparza
© Radio France - Laurent Vilarem / France Musique
1h 29

Programmation musicale

Igor Stravinsky
Feu d'artifice op 4 - pour orchestre
Orchestre symphonique de Chicago, Pierre Boulez
DGG

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Anatoli Liadov
Le lac enchanté op 62
Orchestre symphonique de la fédération de Russie, Ievgueni Svetlanov
Melodiya

Igor Stravinsky
Les Noces : Troisième Tableau
Pokrovsky Ensemble
Nonesuch

Dmitri Chostakovitch
Symphonie n°10 en mi min op 93 : 2. Allegro
Orchestre philharmonique de Saint-Pétersbourg, Ievgueni Mravinski
Praga

Igor Stravinsky
Requiem canticles : Libera me
Orchestre symphonique de la SWR de Baden-Baden, SWR Vocal Ensemble, Michael Gielen
Hanssler Classic

Igor Stravinsky
L'Oiseau de feu : Danse infernale du roi Kastcheï
Orchestre philharmonique de New York, Pierre Boulez
Sony

Parution

Stravinsky, de Lionel Esparza
Editions des Equateurs

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Unique en son genre, inflexible et intrinsèquement perfectionniste, Stravinsky a toujours été animé par un appétit, pour la musique comme pour la vie, insatiable, sans limites. L’artiste comme l’homme refusa ainsi de choisir entre exigence artistique et succès populaire ; plaisir et austérité ; tradition familiale et liberté sexuelle.

Cosmopolite tant dans son art et ses mœurs, Stravinsky traverse les frontières : Russe d’origine, amoureux de Venise, nomade musical, Français d’adoption pendant les Années folles, il s’installe aux États-Unis à la fin de sa vie. Au cœur de ces mille oscillations, une seule constante : ne jamais abdiquer sur le désir, qu’importe le prix à payer.

Après ses débuts scandaleux avec Le Sacre du printemps, en 1913, Igor entreprend un itinéraire musical en perpétuelle réinvention. Joueur insaisissable, il badine avec les styles, théâtralise sa création, en revendique l’insouciance. Éternellement futuriste, le maître Stravinsky nous donne aujourd’hui encore la plus belle leçon qui soit : la soif inextinguible, joyeuse et implacable d’une liberté sans condition.