Choeur d'enfants lors d'une représentation de la Passion selon Saint Matthieu en Allemagne (1943).
Choeur d'enfants lors d'une représentation de la Passion selon Saint Matthieu en Allemagne (1943).
Choeur d'enfants lors d'une représentation de la Passion selon Saint Matthieu en Allemagne (1943). - Regine Relang/ullstein bild via Getty Images
Choeur d'enfants lors d'une représentation de la Passion selon Saint Matthieu en Allemagne (1943). - Regine Relang/ullstein bild via Getty Images
Choeur d'enfants lors d'une représentation de la Passion selon Saint Matthieu en Allemagne (1943). - Regine Relang/ullstein bild via Getty Images
Publicité
Résumé

Connaissez-vous la pièce "Immortal Bach" ? Une pièce pour choeur de Knut Nystedt, qui nous donne à entendre une certaine idée de l’éternité et l’impression que la musique de Bach est immortelle.

En savoir plus

Au départ il y a cet air. Komm Süsser Tod. Une mélodie composée par Jean-Sébastien Bach et éditée pour la première fois en 1736. Le texte anonyme de cet air nous dit ceci : « Viens douce mort, viens repos béni, Ah demeure avec tes lamentations dans ce monde de douleurs, c’est le ciel que je désire, la mort m’y mènera. Viens, repos béni ». La musique de Bach épouse finement ses paroles car au début de la pièce, un premier accord de do mineur et une première période plutôt sombres s’achèvent finalement vers une résolution majeure, la fin des problèmes, la délivrance d’un accord de mi bémol majeur.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

La composition de Bach a connu de nombreuses transcriptions au cours de l’histoire. Pour piano seul, pour orgue, pour divers instruments et même pour orchestre symphonique moderne avec Leopold Stokowski. Mais le plus impressionnant des arrangements de cette œuvre est sans aucun doute la pièce pour chœur a cappella du Norvégien Knut Nystedt. Une pièce écrite en 1988, la plus célèbre du compositeur et qui commence par un arrangement fidèle et pour quatre voix de l’air de Bach.

Publicité

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Vous allez me dire, bon cette harmonisation de l’air de Bach façon choral luthérien n’a rien d’original en soi. Vous avez raison car ce qui est étonnant arrive tout de suite après lorsque le chœur reprend la phrase de Bach.  Comme vous l’avez entendu tous les chanteurs ont commencé à chanter en même temps sur le premier mot du choral à savoir « Komm », viens. Mais par la suite, le chœur s’est divisé en cinq parties et chacun des petits groupes a fait tenir pendant 4, 6, 8, 10 ou 12 secondes, certaines notes du choral.

À lire aussi : On ne badine pas avec la Badinerie de Bach !

C’est ce procédé, finalement assez simple de division et de désynchronisation du chœur vocal qui fait émerger de l’œuvre de Bach des dissonances et des harmonies nouvelles. Le temps semble ralenti, voire suspendu, étiré et la musique de Bach nous donne l’impression d’être bel et bien éternelle…

À lire aussi : Une voix des rues : Jesus Blood Never Failed me Yet de Gavin Bryars

Références

Programmation musicale

08h19
Sonate en Ré Maj K 335 LS 10
Sonate en Ré Maj K 335 LS 10
Domenico Scarlatti
Sonate en Ré Maj K 335 LS 10

Interprètes Thibault Cauvin

Album Danse avec Scarlatti (2013)
Label Vogue (88883725222)

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Max Dozolme
Production
Yassine Bouzar
Réalisation