David Crosby et les ballades du temps jadis

David Crosby à Tokyo en 1975
David Crosby à Tokyo en 1975 - Koh Hasebe/Shinko Music/Getty Images
David Crosby à Tokyo en 1975 - Koh Hasebe/Shinko Music/Getty Images
David Crosby à Tokyo en 1975 - Koh Hasebe/Shinko Music/Getty Images
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Hommage au musicien disparu ce jeudi à l'âge de 81 ans. Une chronique consacrée aux différentes voix de David Crosby, à son amour pour les polyphonies de la Renaissance et du Moyen-Âge et à ses compositions qui en témoignent.

Bon je vous l’accorde, les premiers enregistrements de David Crosby au sein du groupe The Byrds sont plus proches des harmonies pop des Beatles que du contrepoint de la Renaissance ou du Moyen-Âge. Dans cette reprise de la chanson Mr Tambourine Man de Bob Dylan extraite de leur premier album sorti en 1965, les trois voix de David Crosby, Jim McGuinn et Gene Clark forment des accords, mais elles sont complètement synchronisées. Elles chantent toujours en même temps la même mélodie. C’est beau mais ce n’est pas ce que préfère David Crosby. Lui, ce qu’il aime par-dessus tout, c’est quand les voix s’entrelacent, qu’elles ont chacune un rythme, une mélodie indépendante et qui forment une forme de contrepoint.

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Après s’être brouillé avec les membre de The Byrds, David Crosby rencontre Stephen Stills, Graham Nash et Neil Young. Selon l’aveu même de Crosby, c'est grâce aux arrangements vocaux de Stephen Stills que Crosby a vraiment trouvé sa voix. En composant et en jouant avec ses trois amis, Crosby va désormais plus loin en ce qui concerne la composition des parties vocales. Il ose désormais passer du folk à des composition a cappella néo renaissantes ou néo grégoriennes, comme en témoigne le titre To The Last Whale, un hommage aux chants des baleines composé avec la complicité de Graham Nash.

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Ce goût pour la Renaissance et ses chansons polyphoniques se retrouve également dans le premier album solo de David Crosby. Dans If I Could Only Remember My Name, paru en 1971, Crosby a peut-oublié comment il se nomme, mais il se souvient en revanche très bien d’une vieille chanson française que les enfants chantaient au XVe siècle…

Orléans, Vendôme, Notre-Dame De Cléry ; autant de cités qui forment les derniers bastions fidèle au Dauphin Charles d’Orléans lors de la ratification du traité de Troyes en 1420, c’est-à-dire en plein cœur de la Guerre de Cent Ans. Des villes qui sont à l’origine de la comptine le Carillon de Vendôme. Un Canon à trois voix que l’on chantait hier et que tous les amateurs de folk connaissent grâce à cette reprise, aux voix multiples d’un seul homme, un troubadour moderne nommé David Crosby.

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