Electric Light Orchestra en 1975. - Chris Walter/WireImage
Electric Light Orchestra en 1975. - Chris Walter/WireImage
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Résumé

Une déclaration d'amour de Max Dozolme à Electric Light Orchestra et la chanson From The Sun To The World (1973). Un titre qui nous rappelle à quel point ce groupe de rock prog était inspiré par les formes originales, les instruments ou encore les harmonies classiques.

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La pochette du vinyle nous montre une ampoule flotter dans l’espace. On imagine ce petit bulbe valser à trois temps dans le noir, sur des accords intemporels aussi bien présents chez Bach que Legrand. Un contrechant de synthétiseur dans les aigus accompagne son errance puis quelques notes de piano nous donne le signal. Attention, atterrissage imminent !

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Changement de caractère. Le propos devient cette fois beaucoup plus terre à terre. Le synthétiseur Moog imite des cuivres éclatants doublées par de véritables cordes. La batterie, le piano et la basse ancrent nos deux pieds dans le sol. Tout est prêt, le leader du groupe, Jeff Lynne peut chanter la fin du monde.

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4 min

"Écoutez-moi ma sœur, j'ai eu des nouvelles du gouverneur,
Listen to me sister, I got news from the governor,

Et il a entendu des gens crier depuis les tours de la ville,
And he´s heard people shouting from the towers in the city."

Avons-nous atterri en Irlande ou au milieu d'un western ? C’est ce que semble nous indiquer ce contrechant inattendu de violon très folklorique. Une page endiablée qui côtoie des arpèges de piano debussystes. Jeu de contrastes. Puis on revient à notre marche fanfaronnante ! Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce From the Sun to The World s’émancipe de la traditionnelle forme couplet/refrain. Si l’on peut considérer Electric Light Orchestra comme l’un des plus grands représentants du rock progressif, c’est justement parce que la plupart de leur chanson ont des formes originales proche des fantaisies classiques.

4 min

Retour de la marche. Cette fois le violon singe la Chaconne de Bach. Ses sauts d’archets fantasques sont finalement interrompus par la gamme augmentée d’un piano qui semble quant à lui tout droit sorti d’une partition de Liszt ou de Rachmaninov. C’est une cadence de soliste, semblable aux moments de bravoure d’un concerto. Passé cette transition, un nouveau thème apparait, porté par la lumière d’une gamme pentatonique de piano et par le timbre réconfortant d’un cor.

4 min

Alors le violon, le violoncelle et le piano peuvent enfin se rejoindre le temps d’un trio. La ligne de basse a beau glissé irrémédiablement vers le grave, le violon et le piano répétent le même motif obstiné. Tout se passe comme s’ils refusaient l’attraction du violoncelle, qu’ils défiaient la gravité terrestre. Comme s’il voulait rester encore un peu en l’air, auprès des étoiles allumées par l’Electric Light Orchestra !

4 min
Références

Programmation musicale

  • 08h20
    Pastorale
    Pastorale
    Camille Saint Saens (Compositeur)
    Pastorale

    Karine Deshayes (Mezzo-soprano), Delphine Haidan (Mezzo-soprano), Johan Farjot (Piano)

    Album Deux mezzos sinon rien (2020)
    Label Klarthe (K081)

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Yassine Bouzar
Réalisation