Des Napolitains dansent la tarentelle, illustration de Tony Francois de Bergue (1820-1893)
Des Napolitains dansent la tarentelle, illustration de Tony Francois de Bergue (1820-1893) ©Getty - DEA / BIBLIOTECA AMBROSIANA /
Des Napolitains dansent la tarentelle, illustration de Tony Francois de Bergue (1820-1893) ©Getty - DEA / BIBLIOTECA AMBROSIANA /
Des Napolitains dansent la tarentelle, illustration de Tony Francois de Bergue (1820-1893) ©Getty - DEA / BIBLIOTECA AMBROSIANA /
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Une chronique à la découverte de la tarentelle, cette danse italienne à qui l'on prête des vertus thérapeutiques étonnantes et qui a donné lieu à de nombreuses métamorphoses dans le domaine classique et de la chanson.

Il suffit de trois petits bonds pour danser dessus nous dit George Brassens. Yves Duteil quant à lui nous propose d’écouter comment on la dansera demain. Cette danse c’est la Tarentelle. Un nom qui évoque le Sud de l’Italie, la ville de Tarente mais aussi les régions des Pouilles de Calabre et de Campanie où l’on danse cette ronde depuis des siècles.

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Mais la Tarentelle vous évoque certainement un nom un peu moins sympathique. Celui d’un animal à huit pattes que l’on nomme la tarentule. Une araignée venimeuse qui souffre d’une mauvaise réputation depuis qu’au Moyen-Âge on lui prêtait des pouvoirs particulièrement néfastes notamment celui de rendre folle et hystériques les victimes de ses douloureuses morsures. Pour lutter contre cette pathologie nommée tarentisme ou tarentulisme, les habitants du Sud de l’Italie avaient trouvé une parade plutôt originale et artistique. Celle de danser jusqu’à l’épuisement et la transe sur le rythme rapide et rebondissant de la tarentelle.

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Selon les croyances populaires, le fait de danser frénétiquement sur des rythmes rapides aurait le pouvoir d’évacuer le venin du corps et d’atténuer la douleur de la morsure. Mais attention, la tarentelle ne se danse pas n’importe comment. L’essentiel ne repose pas sur le choix du type de tarentelle et des instruments accompagnateurs ! Que vous dansiez sur des Pizzica, des Tammurriata, des Napoletana ou des Gargano au son de guitares, de tambourins, d’accordéons, ou de cornemuse, en chantant ou non finalement peu importe car selon les croyances, ce qui compte c’est que votre danse plaise à l’araignée ! Car selon le théoricien du XVIIe siècle Athanasius Kircher ce n’est qu’à cette seule condition que la tarentelle peut avoir un effet thérapeutique et magique !

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Alors je ne sais pas si danser peut atténuer la douleur d’une morsure d’araignée. En revanche ce qui est certain c’est que la tarentelle italienne a inspiré bon nombre de compositeurs classiques. Si vous aimez le piano alors vous fonderez pour la Tarentelle de Chopin ou celle Styrienne de Debussy. Et puis à côté de celles de Tchaïkovski, Stravinsky, Rossini, Szymanowski il faut aussi mentionner l’album Taranta Project d’un autre compositeur dont le nom finit par I à savoir Ludovico Einaudi.

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Enfin si vous avez apprécié la chanson d’Yves Duteil qu’on écoutait au début de cette chronique alors je ne peux que vous conseiller cette jolie balade des années soixante orchestrée par Jean-Claude Petit et chantée par Julien Clerc, deux victimes, deux mordus de tarentelle !

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