Zendaya dans Dune de Denis Villeneuve.
Zendaya dans Dune de Denis Villeneuve.
Zendaya dans Dune de Denis Villeneuve.  - 2019 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC
Zendaya dans Dune de Denis Villeneuve. - 2019 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC
Zendaya dans Dune de Denis Villeneuve. - 2019 WARNER BROS. ENTERTAINMENT INC
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Résumé

Ce matin, Max Dozolme nous parle de la bande originale du dernier film de Denis Villeneuve. Une musique qui se présente comme "inouïe" et qui repose pourtant sur des astuces dramaturgiques très anciennes.

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Avec Dune, Denis Villeneuve se saisit d’un classique de la littérature de science-fiction, le roman Dune de Frank Herbert. Pour cette adaptation en plusieurs volets, Denis Villeneuve a fait appel à un compositeur qui aime nous en mettre plein les oreilles: Hans Zimmer, un musicien qui rêvait de faire la musique de Dune, ce livre étant un de ses favoris…

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Pour mettre en musique un monde futuriste, des peuples vivant dans le désert et des planètes imaginaires, Hans Zimmer et Denis Villeneuve voulaient une musique qui ait quelque chose d’inouï. Pourtant, même si les nombreux effets électroniques utilisés par Zimmer nous plongent en effet dans un univers à la pointe de la technologie, il n’en demeure pas moins que sa musique repose sur des astuces dramaturgiques éculées. Des clichés musicaux qui consistent notamment en l’utilisation du duduk, un instrument à vent arménien que l’on retrouve dans de nombreux films évoquant quelque monde oriental ou exotique.

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Dune ne nous fait pas entendre quelque chose d’inconnu donc mais semble plutôt un patchwork de musique extra-occidentales comme en témoignent certaines techniques vocales entendues dans la bande originale et qui rappellent par exemple le chant guttural mongol.

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Zimmer n’échappe pas non plus à un autre cliché musical. Pour évoquer un ailleurs indéfini, un certain exotisme, **il utilise régulièrement une gamme musicale arabe nommée le hijaz.  **Une échelle de notes que l’on trouve dans des œuvres orientalistes depuis le 19e siècle. 

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Enfin, l’une des astuces les plus présentes dans ce film comme dans de nombreux autres d’ailleurs consiste en l’utilisation de longues notes tenue pour dessiner un horizon musical et évoquer un paysage désertique. Cette astuce musicale est très ancienne, on la retrouvait déjà en 1880 dans le poème symphonique Dans les steppes de l'Asie centrale du compositeur russe Alexandre Borodine. Un drone musical qui évoque l’absence d’événements et l’horizon infini de steppes désertiques qui ne sont pas sans rappeler les sables de Dune.

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