Kevin Ayers photographié à Central Park en février 1977.
Kevin Ayers photographié à Central Park en février 1977.
Kevin Ayers photographié à Central Park en février 1977. - Michael Putland/Getty Images
Kevin Ayers photographié à Central Park en février 1977. - Michael Putland/Getty Images
Kevin Ayers photographié à Central Park en février 1977. - Michael Putland/Getty Images
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Résumé

Kevin Ayers disparaissait il y a neuf ans à Montolieu, petit village de l'Aude. L'occasion de réécouter quelques-unes de ses compositions originales où le musicien anglais se montrait particulièrement influencé par la musique classique et contemporaine.

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Des trilles stridents joués par des cordes et des flûtes. Puis un glissando vengeur qui s’ouvre sur des accords mineurs et menaçants. Soudain, les trilles mutent en une profusion de petits motifs hypnotiques. Ce n'est pas l'ouverture des Gurre-Lieder de Schoenberg mais celle de l'un des plus beaux albums albums de Kevin Ayers : Whatevershebringswesing sorti en 1971.

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Membre fondateur de Soft Machine avec Robert Wyatt notamment, Kevin Ayers, guitariste, bassiste et chanteur fut l’un des plus grands représentants d’un courant de rock progressif nommé l’école de Canterbury. Un terme qui désigne des musiciens et des groupes anglais comme Egg, Caravan, Gong et Gilgamesh qui avaient pour point commun de venir de la ville du Kent et surtout de composer une musique à la confluence du rock, du jazz et de l’avant-garde la plus savante.

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Quand elles font entendre, comme c’est ici le cas, des dissonances provoquées par une écriture atonale ou polytonale, c’est à dire qui superpose différentes tonalités jouées en même temps, les compositions de Kevin Ayers correspondent en tout point à l’esthétique de l’école de Canterbury. Mais à côté des albums très expérimentaux « Shooting At the Moon » ou « The Confessions of Doctor Dream and Other stories » et ses titres de plus d’un quart d’heure, on trouve aussi dans la discographie de Kevin Ayers des ballades moins dissonante, comme, cette berceuse sans paroles et son accompagnement en basse-accord que l’on nomme le "stride" et qui fait beaucoup penser à une Gymnopédie de Satie.

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Parfois, les compositions de Kevin Ayers prennent des airs de pop baroque quand elles sont incarnées par un quatuor à cordes, des cuivres et une flûte traversière comme dans cette version longue de l'une de ses chansons les plus célèbres, The Lady Rachel.

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Les harmonies audacieuses des chansons folks de Kevin Ayers se mêlent aussi élégamment à la sonorité pastorale du hautbois, un instrument qu’il apprécie particulièrement depuis qu’il l’a entendu joué par le multi-instrumentiste gallois et ancien membre de Soft Machine, Karl Jenkins.

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Kevin Ayers, un artiste influencé par la musique contemporaine et dont la chanson We Dit It Again a même été samplée par François Bayle, ancien directeur du Groupe de Recherches Musicales (GRM) et créateur de la musique acousmatique dans sa composition expérimentale intitulée "It" (1968) . Une belle manière de boucler la boucle.

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