Scène du film Les Temps Modernes (1936) de Charlie Chaplin.
Scène du film Les Temps Modernes (1936) de Charlie Chaplin.
Scène du film Les Temps Modernes (1936) de Charlie Chaplin.  - ullstein bild via Getty Images
Scène du film Les Temps Modernes (1936) de Charlie Chaplin. - ullstein bild via Getty Images
Scène du film Les Temps Modernes (1936) de Charlie Chaplin. - ullstein bild via Getty Images
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Résumé

Quel est le point commun entre Henri Salvador, Chostakovitch, Lully et Blanche-Neige ? La répétition de motifs et l’utilisation de percussions pour évoquer le monde du travail ! Un sujet idéal pour la rentrée de Maxxi Classique.

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Pour bon nombre d’entre-nous, les vacances, c’est déjà de l’histoire ancienne ! Au revoir les voyages et le farniente et bonjour le retour au boulot. Et justement aujourd’hui, on se pose cette question, comment font les musiciens pour évoquer musicalement l’univers du travail ? Il y a ceux radicaux qui utilisent des objets du quotidien comme Leroy Anderson et la machine à écrire soliste de The Typewriter (1950).  

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À réécouter : Leroy Anderson, un portrait

Pas de doute possible cette pièce évoque bien l’activité des cols blancs dans les années 50. La machine a écrire est aussi efficace que le texte d’une chanson, comme celui savoureux chanté par Henri Salvador dans Le Travail c'est la santé (1965)

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Dans cette chanson, il n’y a pas que les paroles de Maurice Pon qui font penser au travail : Il y a aussi de manière moins évidente, ce rythme lancinant de caisse claire et cet accompagnement à la basse un peu naïf et comique mais surtout répétitif qui évoque, peut-être, la répétition des tâches et des gestes de celui qui travaille ! Justement, une caisse claire entêtée qui marque la mesure et des ponctuations répétitives de cuivres, voilà exactement l’astuce musicale utilisée par Chostakovitch pour évoquer une usine soviétique des années trente dans son ballet intitulé Le Boulon (1931). 

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Pour écrire la partition du Boulon, Chostakovitch s’est peut-être inspiré d’une autre oeuvre composée en 1926. Celle d’un compatriote nommé Alexandre Mossolov, un musicien avant-gardiste qui dans la droite ligne des futuristes russes et italiens comme Tommaso Marinetti, Arthur Lourié ou Luigi Russolo s’intéressait particulièrement au monde des machines. Dans son ballet Zavod : Muzyka Machin (1926), Mossolov nous plonge justement dans le chaos d’une fonderie d’acier. Sa partition est très étonnante, il s’agit d’une profusion de petits motifs musicaux qui se répètent à l’infini comme la rotation ininterrompue des rouages des machines.

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Les compositeurs n’ont pas attendu le XXe siècle pour utiliser des motifs répétitifs censés évoquer le labeur. En 1677 déjà, Jean-Baptiste Lully peignait musicalement le travail des forgerons frappant l’acier en utilisant des percussions répétitives dans sa tragédie lyrique Isis.

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Une partition qui me fait irrémédiablement penser aux marteaux des sept nains dans Blanche Neige (1931) de Disney et qui nous dit que les prochaines vacances sont bien loins… 

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À réécouter : La Belle au bois dormant de Disney et Tchaikovsky

Références

Programmation musicale

  • 08h19
    Sonate en trio en Sol Maj (La félicité) : 3. Gavotte
    Sonate en trio en Sol Maj (La félicité) : 3. Gavotte
    Louis Nicolas Clérambault
    Sonate en trio en Sol Maj (La félicité) : 3. Gavotte

    Interprètes Johannes Pramsohler, Roldan Bernabe, Eric Tinkerhess, Philippe Grisvard

    Album The Paris Album (2019)
    Label AUDAX RECORDS (ADX13717)
  • 08h21
    1 The typewriter - pour orchestre
    1 The typewriter - pour orchestre
    LEROY ANDERSON
    1 The typewriter - pour orchestre

    Interprètes LEROY ANDERSON, LEROY ANDERSON,

  • 08h22
    2 Le travail c'est la santé
    2 Le travail c'est la santé
    HENRI SALVADOR
    2 Le travail c'est la santé

    Interprètes HENRI SALVADOR

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Max Dozolme
Production
Yassine Bouzar
Réalisation