Baden Powell en 1983.
Baden Powell en 1983.
Baden Powell en 1983. - Siemoneit/ullstein bild via Getty Images
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Baden Powell en 1983. - Siemoneit/ullstein bild via Getty Images
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Résumé

Ecoutons Baden Powell, légende de la musique brésilienne, nous parler de son amour de la musique classique et jouer quelques-unes de ses transcriptions d'oeuvres de Bach, Chopin et bien d'autres...

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Baden Powell : « L’œuvre de Jean-Sébastien Bach m’a toujours intéressé. La musique de Chopin aussi, pièces pour piano sont vraiment merveilleuses. C’est un compositeur génial. Il a des pièces très belles qui ressemblent presque à des chansons brésiliennes. J’ai fait quelques transcriptions que j’ai gardées à la maison. J’en ai enregistré deux en France. L’une d’elles est devenue une musique populaire. A mon avis, les grands thèmes classiques peuvent devenir populaire, comme les œuvres populaires peuvent également devenir des classiques ».

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Dans Tempo de Musica, un coffret sorti en 2006  et édité par Philippe Powell, le fils pianiste de Baden Powell, le guitariste brésilien se raconte. Il parle de ses amis Vinicius de Moraes, Antonio Carlos Jobim et chacun de ses témoignages sont entrecoupés d’airs inédits. Parmi ceux-ci on découvre des arrangements d’oeuvres classiques interprétés par Baden Powell. C’est une Asturias d’Isaac Albeniz qui surgit après une improvisation sur le thème de Jeux Interdit, une métamorphose du Choral, Jésus Que Ma Joie Demeure ou encore cette version d’un prélude de Bach pour guitare et violon qui prend dès lors des airs de choro tout brésilien.

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Le violoniste avec qui joue Baden Powell dans cet enregistrement de 1960 se nomme Cussy de Almeida. C’était un ami du guitariste, le premier musicien brésilien à avoir possédé un Stradivarius. Comme Baden Powell, Cussy de Almeida possédait une formation classique très solide. Petit-fils de chef d’orchestre et fils de violoniste, Baden Powell a lui aussi appris son instrument grâce à une technique classique. Un enseignement dès le plus jeune âge qui lui a permis par la suite d’interpréter l’Adagio d’Albinoni, des préludes et inventions de Bach, des études et nocturnes de Chopin comme celui-ci que l’on peut entendre dans le film La Cravache de Pierre Kalfon.

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Baden Powell : « Par chance, j’ai commencé par étudier la guitare classique. Elle exige un minimum de discipline, elle nous apprend comment tenir l’instrument, comment s’asseoir, comment jouer et ceci depuis le plus jeune âge, c’est ce qui nous guide tout au long de notre vie. C’est comme pour taper à la machine, celui qui tape avec les cinq doigts aura plus de vélocité que celui qui tapera avec deux doigts… »

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Références

Programmation musicale

  • 08h17
    Cantate BuxWV 34 Gott hilf mir : Gott, hilf mir (Air basse)
    Cantate BuxWV 34 Gott hilf mir : Gott, hilf mir (Air basse)
    Dietrich Buxtehude
    Cantate BuxWV 34 Gott hilf mir : Gott, hilf mir (Air basse)

    Interprètes Philippe Pierlot, Matthias Vieweg

    Album Buxtehude : Membra Jesu nostri (2019)
    Label MIRARE (MIR444D)

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Max Dozolme
Production
Yassine Bouzar
Réalisation