Affiche du film Don Giovanni de Joseph Losey sorti en 1979
Affiche du film Don Giovanni de Joseph Losey sorti en 1979
Affiche du film Don Giovanni de Joseph Losey sorti en 1979 - Gaumont
Affiche du film Don Giovanni de Joseph Losey sorti en 1979 - Gaumont
Affiche du film Don Giovanni de Joseph Losey sorti en 1979 - Gaumont
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Résumé

Jusqu’au 7 février la Cinémathèque Française à Paris vous invite à une rétrospective consacrée au réalisateur américain Joseph Losey. L’occasion de voir ou de revoir sur grand écran l’un de ses films les plus remarquables : son adaptation du Don Giovanni de Mozart.

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Avec Mr Klein, The Servant ou Le Messager, le Don Giovanni de Joseph Losey occupe une place de choix dans la filmographie du réalisateur américain. Ce film sorti en 1979 a tout d’un objet culte pour les amateurs de cinéma et mais aussi d’opéra dans le sens où il s’agit non pas d’un « opéra filmé » mais bel et bien d’un « film-opéra ». L’opéra de Mozart a beau être interprété par des artistes de renom et dans son intégralité devant la caméra de Losey, l’œuvre musicale doit s’adapter à des problématiques cinématographiques pour devenir un véritable film.

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Pour que son projet ne soit pas une pâle transposition du Don Giovanni de Mozart au cinéma, Joseph Losey a plusieurs idées. Au début du film, la sombre ouverture orchestrale et ses vagues de cordes sont interprétées visuellement par des mouvements de caméras qui se balancent comme une gondole sur la sombre lagune de Venise. Le monde de Losey est plus vaste qu’une scène de théâtre, plus peuplé aussi, par de nombreux figurants qui donnent vie à une verrerie ou des villas géométriques de Palladio. En outre, le réalisateur n’hésite pas à intégrer des séquences absentes du livre, oniriques, picturales comme ce tableau d’une jeune femme qui se lave près d’une fontaine lorsque Leporello chante l’air fameux du catalogue.

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Un Leporello interprété par un baryton-basse que vous aurez peut-être reconnu. Pas le pire puisqu’il s’agit d’un certain José Van Dam. A ses côtés figurent, Ruggero Raimondi dans le rôle-titre Don Juan, la soprano Kiri Te Kanawa en Donna Elvira ambivalente, Teresa Berganza campe avec brio Zerlina quand Donna Anna prend les traits de la soprano lyrique Edda Moser ! Sans oublier bien sûr le Chœur et l’Orchestre du Théâtre National de Paris dirigés par Lorin Maazel, s’il vous plait !

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Joseph Losey voulait que l’interprétation des chanteurs paraisse la plus naturelle et réaliste possible à l’image. C’est pourquoi il a demandé aux stars lyriques et à l'accompagnatrice de l’Opéra de Paris, Janine Reiss, d'enregistrer les récitatifs directement sur le lieu de tournage, c’est à dire en plein air et dans des conditions difficiles. Un résultat qui s’entend dans le film et que certains mélomanes ont trouvé rédhibitoire. Pourtant, cette recherche de naturelle au service du drame cinématographique s’inscrit dans la démarche esthétique et politique de Losey, lui qui voulait avec ce film  : « rendre l’opéra de Mozart accessible à un public vaste (...) à tous ceux qui aiment l’opéra et peuvent rarement se permettre de le voir ou de l’entendre sur scène. » Un choix qui passe par l’exorcisation de certaines traditions…

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Références

Programmation musicale

08h17
No surprises
No surprises
Yaron Herman
No surprises
Album Follow the white rabbit (2010)
Label ACT

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Max Dozolme
Production
Yassine Bouzar
Réalisation