Illustration d'une danse de hussards hongrois
Illustration d'une danse de hussards hongrois
Illustration d'une danse de hussards hongrois - Getty Images
Illustration d'une danse de hussards hongrois - Getty Images
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Résumé

Aujourd’hui direction la Hongrie à la découverte du verbunkos, une musique traditionnelle militaire ancienne qui est devenue l'un des emblèmes musicaux du pays grâce à Franz Liszt et Béla Bartók

En savoir plus

Depuis la fin du 18e siècle, dans les villages de Hongrie, on danse parfois le verbunkos ou verbunk. Un nom qui vient de l’allemand et qui signifie "recrutement". En effet, comme son nom, l’indique le verbunkos est à l’origine une danse que des recruteurs militaires jouaient dans les villages de l’Empire Austro-Hongrois pour mobiliser de jeunes soldats. Il faut donc imaginer des hussards se rendre dans les villages, jouer de la musique virtuose, danser en frappant leurs mains sur leurs jambes et faire boire les jeunes hommes du village afin qu’ils décident de rejoindre l’armée impériale !

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Chaque village avait sa propre danse verbunkos. Mais la plupart du temps, cette danse très ancienne était composée de deux parties. Une première, assez lente et très improvisée, intitulée le lassú ou lassan et une seconde plus rapide que l’on nomme le friss. Ici ce que l’on écoute est un lassu magyar composé par un violoniste hongrois qui a beaucoup fait connaître la verbunkos, un certain Janos Bihari.

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Avec la mise en place de la conscription en 1849 dans l’Empire Austro-Hongrois, les soldats finirent par abandonner cette danse qui a trouvé un second souffle dans les salles de concerts. Grâce aux compositions et aux transcriptions de Janos Bihari ou encore de József Kossovits, le verbunkos a petit à petit quitté les villages pour rejoindre les villes. En effet, à partir de la fin du XVIIIe siècle et surtout au XIXe siècle, de nombreux compositeurs européens vont s’inspirer de la forme bipartite du verbunkos, de sa virtuosité, de son caractère improvisé et de ses timbres instrumentaux pour écrire des opéras ou encore des Rhapsodies Hongroises bien connues...

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Si cette Rapsodie Hongroise de Franz Liszt possède une première partie lente et une seconde partie beaucoup plus rapide c’est bel et bien parce que Liszt s’est inspiré de la forme traditionnelle du verbunkos.

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En s’inspirant de cette danse, Liszt a mis en lumière le verbunkos et en a fait un emblème national de la Hongrie comme le fera des années plus tard Béla Bartok, un autre compositeur hongrois qui cherchait lui aussi à s’émanciper de la domination musicale allemande. C’est effectivement en s’inspirant de mélodies traditionnelles hongroises et notamment de verbunkos qu’il a réussi à écrire une musique profondément singulière comme son Concerto pour orchestre ou ses Contrates pour violon, clarinette et piano etsa troisième pièce qui est un hommage direct au verbunkos hongrois.

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  • Pour en savoir plus vous pouvez lire les ouvrages suivants qui viennent de paraître aux éditions Supersoniques. "Franz Liszt" par Emmanuel Pireyre, Anna Katharina et Anna Scheidegger ainsi que "Béla Bartók" par Peter Szendy et Anri Sala.
Deux ouvrages pour mieux connaître les liens que Liszt et Bartok entretenaient avec les musiques traditionnelles hongroises.
Deux ouvrages pour mieux connaître les liens que Liszt et Bartok entretenaient avec les musiques traditionnelles hongroises.
- Philharmonie de Paris / Supersoniques
Références

Programmation musicale

  • 08h17
    Sonate pour piano n°1 en Sol Maj op 37 : 3. Scherzo. Allegro giocoso
    Sonate pour piano n°1 en Sol Maj op 37 : 3. Scherzo. Allegro giocoso
    Piotr Ilitch Tchaïkovski
    Sonate pour piano n°1 en Sol Maj op 37 : 3. Scherzo. Allegro giocoso

    Interprètes Vadym Kholodenko

    Album Kholodenko plays Tchaïkovski (2021)
    Label Harmonia Mundi (HMM902656)
  • 08h20
    Ces mots stupides
    Ces mots stupides
    Albin De La Simone
    Ces mots stupides

    Interprètes Carson Parks, Jeanne Cherhal

    Album Je vais changer (2005)
    Label VIRGIN (8738362)

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Max Dozolme
Production
Yassine Bouzar
Réalisation