Saviez-vous que le générique de The Crown ressemble beaucoup à une page célèbre de Henry Purcell ?
Saviez-vous que le générique de The Crown ressemble beaucoup à une page célèbre de Henry Purcell ?
Saviez-vous que le générique de The Crown ressemble beaucoup à une page célèbre de Henry Purcell ? - Netflix / Universal History Archive/Universal Images Group via Getty Images
Saviez-vous que le générique de The Crown ressemble beaucoup à une page célèbre de Henry Purcell ? - Netflix / Universal History Archive/Universal Images Group via Getty Images
Saviez-vous que le générique de The Crown ressemble beaucoup à une page célèbre de Henry Purcell ? - Netflix / Universal History Archive/Universal Images Group via Getty Images
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Résumé

Une chronique à la découverte de l'une pièces les plus poignantes de celui que l'on surnomme parfois l’Orpheus Britannicus. The Cold Song, l'air du génie du froid. Une malédiction musicale à l'origine du générique de la série The Crown et bien plus encore...

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On pourrait croire au début du Concerto l’Hiver de Vivaldi. Pourtant il s’agit d’une des pages les plus marquantes de Purcell, une musique qui évoque elle aussi le froid et un paysage enneigé. Sur des accords répétés, figés, voilà le génie du froid qui chante son invocation, une malédiction qui s’abat sur le Roi Arthur et qui s’élève de demi-tons en demi-tons, de plus en plus dans les aigus, de plus en plus fort, de plus en plus terrifiante…

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Difficile de rester insensible à cet air pour basse intitulé What Power at thou. Cet extrait du semi-opéra Le Roi Arthur a beau avoir été pour la scène en 1691 il continue encore aujourd’hui à être utilisé pour évoquer des scènes de drame au cinéma. C’est lui qui accompagne le dernier souffle du plus grand dramaturge français dans le Molière d’Ariane Mnouchkine, c’est la seule musique ancienne de la bande originale de la série Anna de Niccolo Ammaniti, une litanie qui évoque aussi la fragilité physique et la détermination d’acier de Winston Churchill dans la série the Crown !

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Utiliser la musique de l’Orpheus Britannicus dans une série qui porte sur la famille royale anglaise et la sauvegarde de traditions séculaires semble aller de soi. D’une certaine manière, l’ombre d’Henry Purcell plane sur tous les épisodes car le générique de The Crown composé par l’inévitable Hans Zimmer semble bel et bien être une citation non dissimulée de l’air du génie du froid de Henry Purcell !

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La musique de Purcell est aussi l’âme de la Nouvelle Angleterre dans Moonrise Kingdom de Wes Anderson tout autant que celle du 18e siècle dans l’adaptation cinématographique d’Orgueil et Préjugé de Janes Austen. Loin de la fiction, elle sert aussi de mémorial lorsque Michael Nyman s’inspire de l’air du froid pour rendre hommages aux supporters de la  Juventus de Turin disparus et blessés lors de l’effondrement d’une tribune du stade de Heysel en 1985 à la suite d'une charge de hooligans anglais.

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Le Cold Song est aussi universel lorsqu’il est repris par un Allemand nommé Klaus Nomi ou par l’accordéoniste français Vincent Peirani et le saxophoniste Emile Parisien. Une version brûlante du Cold Song, coup d’éclat de l’album Living Being II Night Walker, preuve supplémentaire que Henry Purcell est un classique dans le sens où sa musique résiste à toutes formes de métamorphoses…

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Références

Programmation musicale

  • 08h19
    4 pièces pour quatuor à cordes op 81 : 2. Scherzo en la min
    4 pièces pour quatuor à cordes op 81 : 2. Scherzo en la min
    Felix Mendelssohn
    4 pièces pour quatuor à cordes op 81 : 2. Scherzo en la min

    Interprètes Quatuor Arod, Jordan Victoria, Alexandre Vu, Corentin Apparailly, Samy Rachid

    Album Felix Mendelssohn : Quatuors à cordes (2017)
    Label Parlophone (0190295761127)

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Max Dozolme
Production
Yassine Bouzar
Réalisation