Manifestation de soutien à l'Ukraine le 22 février 2022 à Berlin.
Manifestation de soutien à l'Ukraine le 22 février 2022 à Berlin.
Manifestation de soutien à l'Ukraine le 22 février 2022 à Berlin. - Craig Stennett/Getty Images
Manifestation de soutien à l'Ukraine le 22 février 2022 à Berlin. - Craig Stennett/Getty Images
Manifestation de soutien à l'Ukraine le 22 février 2022 à Berlin. - Craig Stennett/Getty Images
Publicité
Résumé

Une chronique à la découverte de "L'Homme armé : une messe pour la paix" (1999) de Karl Jenkins. Une prière universelle composée par le membre de Soft Machine où l'on retrouve même un air du Moyen-Âge métamorphosé...

En savoir plus

Tout commence par le bruit des bottes. Ce sont des pas martelés de plus en plus fort par des musiciens d’un orchestre. Ils semblent se rapprocher tandis que deux instruments militaires font leur entrée.  Une caisse claire et une flûte piccolo, la plus petite des flûtes de l’orchestre, celle que l’on associe au fifre strident des régiments.  Une mélodie transformée en chanson par un choeur mixte puis par tout l’orchestre.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

L’Homme armé, l’Homme armé doit on douter. On a fait partout crier que chacun vienne armé d’un haubregon de fer. L’homme armé doit on douter. C’est par ces mots étranges que s’ouvre L’Homme Armé : une messe pour la paix de Karl Jenkins. Une oeuvre écrite en 1999 à l’occasion du nouveau millénaire et dédiée aux victimes de la guerre du Kosovo. En utilisant cette mélodie, le membre du groupe de jazz-rock Soft Machine a aussi voulu rendre hommage aux victimes de toutes les guerres passées. Car cette chanson qui renvoie peut-être à l’ange Saint Michel en arme, date, en fait du Moyen-Âge.

Publicité

À lire aussi : Greensleeves : de Shakespeare à Jacques Brel

En plaçant sa Messe pour la paix sous la protection de l’Homme Armé, Karl Jenkins met ses pas dans ceux des compositeurs du Moyen-Âge et de la Renaissance. Les Franco-Flamands Guillaume Dufay, Johannes Ockeghem ou encore Josquin des Près. Au 15e siècle, ces compositeurs se sont inspirés de cette même chanson anonyme et profane pour écrire des messes. Un exemple avec la messe de Guillaume Dufay. L’appel de l’homme armé est chanté par les basses et les ténors sur les mots Kyrie.

À lire aussi : La Mantovana : un air classique, populaire et politique

Chez Karl Jenkins en revanche, le thème est clairement identifiable. Il ouvre et ferme sa Messe pour la paix dans une harmonie contemporaine et épique. Il se mêle un appel à la prière islamique, des psaumes bibliques mais aussi des textes profanes de Rudyard Kipling ou d’un survivant anonyme d’Hiroshima. Une messe universelle, en somme, une prière pour la paix…

À lire aussi : La Romanesca : de la Renaissance à Ennio Morricone

À lire aussi : Les compositions venues d’ailleurs de Kevin Ayers