Charlie Mingus photographié dans les années 1970.
Charlie Mingus photographié dans les années 1970.
Charlie Mingus photographié dans les années 1970. - Tom Copi/Michael Ochs Archives/Getty Images
Charlie Mingus photographié dans les années 1970. - Tom Copi/Michael Ochs Archives/Getty Images
Charlie Mingus photographié dans les années 1970. - Tom Copi/Michael Ochs Archives/Getty Images
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Résumé

Le 5 janvier 1979 disparaissait le contrebassiste américain Charles Mingus. Un musicien formé au trombone et au violoncelle classique, compositeur de vastes pièces aux allures de poèmes symphoniques et qui se souvient de quelques airs de Bach et Rachmaninov...

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Quand un prélude de Jean-Sébastien Bach rencontre l’orchestre de Charles Mingus…

Cela donne une superposition étrange. Les tonalités, les rythmes, les styles et les époques se croisent, s’affrontent comme dans une arène. Cela donne Taurus in the Arena of Life. Une pièce orchestrale extraite de l’un des albums préférés de Charles Mingus. Let my children hear music.

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Le titre The Chill of Death laisse échapper un râle de violoncelle, douloureux comme ce souvenir de ses 17 ans où il abandonna cet instrument au profit de la contrebasse. Un choix obligé selon Mingus comme il l’écrit dans son autobiographie Moins Qu’un Chien : « Quel que soit ton talent tu ne perceras jamais dans le classique. Si tu veux jouer, joue d’un instrument de Noir. Tu ne feras jamais claquer un violoncelle Charlie alors apprends la basse et joue slap ! »

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Mingus a beau dire adieu au violoncelle et aux orchestres symphoniques, il n’oublie pas le classique pour autant. Il perfectionne son jeu à l’archet auprès d’un contrebassiste de l’Orchestre Philharmonique de New York, il compose des poèmes symphoniques où il superpose les tonalités à la manière d’un Prokofiev ou d’un Stravinsky. Son jazz à lui regarde droit dans les yeux les grands classiques comme Rachmaninov et ce prélude trop entendu qu’il reprend à sa manière…

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Fini l’opposition du classique et du jazz. Fini la ségrégation des hommes et des styles musicaux. Les jugements de valeurs d’une société intolérante. En mettant face à face le prélude en ut dièse mineur de Rachmaninov et le standard de jazz All the thing you are de Jerome Kern, Mingus fait aussi preuve d’engagement politique !

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Références

Programmation musicale

08h16
Sonate pour piano n°2 en fa dièse min op 2 : 3. Scherzo : Allegro
Sonate pour piano n°2 en fa dièse min op 2 : 3. Scherzo : Allegro
Johannes Brahms
Sonate pour piano n°2 en fa dièse min op 2 : 3. Scherzo : Allegro

Interprètes Alexandre Kantorow

Album Brahms Bartok Liszt : Oeuvres pour piano (2020)
Label BIS (BIS-2380)

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Max Dozolme
Production
Yassine Bouzar
Réalisation