Agatha Christie à Devon en janvier 1946.
Agatha Christie à Devon en janvier 1946.
Agatha Christie à Devon en janvier 1946. - Bettman/ Getty
Agatha Christie à Devon en janvier 1946. - Bettman/ Getty
Agatha Christie à Devon en janvier 1946. - Bettman/ Getty
Publicité
Résumé

Le 12 janvier 1976 disparaissait the Queen of Crime, l'une des écrivaines les plus traduites dans le monde mais aussi l'une des plus musiciennes...

En savoir plus

Des gammes, des arpèges et quelques notes du Gai Laboureur de Robert Schumann résonnent dans la propriété de Torquay. Dans le salon de cette grande maison, une petite fille de six ans s’exerce au piano ! Si elle ne goute pas vraiment les exercices de Czerny imposé par sa professeure allemande, la petite Agatha Clarissa Miller apprend en revanche à toute vitesse des airs proposés par Fräulein Uder ! Sa professeure de piano croit beaucoup en cette petite fille qui possède l’oreille absolue. Encouragée par des parents pianistes, Agatha travaille pendant des heures et progresse vite.

Dans son autobiographie parue en 1977, Agatha Christie écrit que c’est pour parfaire son éducation musicale qu’à l’adolescence, elle a demandé à sa mère de suivre des cours de piano et de chant dans le pensionnat de Miss Dryden. Une maison d’éducation familiale située dans l'actuelle Avenue Foch, à Paris, non loin de l’Arc de Triomphe. Avec un pianiste autrichien, un ténor et un baryton français, Agatha étudie le chant lyrique mais aussi des valses de Chopin, des sonates de Beethoven, elle compose aussi quelques pièces pour piano comme une valse pour piano intitulée One hour with thee.

Publicité

"Je crois qu’un espoir insensé et inconscient était en train de poindre en moi, là tapi dans l’ombre : celui que je pourrais peut-être devenir pianiste, donner des concerts. Il faudrait beaucoup de temps, beaucoup d’efforts, mais j’avançais à grand pas » Agatha Christie, Autobiographie (1977)

À lire aussi : La musique adoucit les meurtres

Finalement, une timidité trop forte aura raison des rêves d’adolescentes d’Agatha. Le piano et le chante resteront à la maison quand elle parcourra le monde avec son mari archéologue et dans ses enquêtes avec Hercule Poirot et Miss Marple. Des personnages qui ne jouaient peut-être pas du violon comme Sherlock Holmes mais qui ont vécu des histoires où la musique joue parfois les premiers rôles…

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

La Tosca de Puccini sert de trame à la nouvelle Le Chant du Cygne quand une autre enquête L’oiseau à l’aile brisée nous montre qu’une corde de ukulélé peut se transformer en arme de crime discrète. Enfin, le crime aurait pu être parfait dans Jeux de glace si Miss Marple n’avait pas trouvé un revolver caché à l’intérieur d’un banc de piano. Une arme posée sur les partitions de l’enfance, celles de de Chostakovitch, de Czerny et de Chopin…

À lire aussi : Match Point de Woody Allen : l'opéra et son double

Références

Programmation musicale

  • 08h18
    Phaëton, LWV 61: Chaconne (Acte II Sc 5) (Instrumental)
    Phaëton, LWV 61: Chaconne (Acte II Sc 5) (Instrumental)
    Jean Baptiste Lully
    Phaëton, LWV 61: Chaconne (Acte II Sc 5) (Instrumental)

    Interprètes Vincent Dumestre

    Album Les Grandes Eaux de Versailles (Musiques des fêtes royales) (2019)
    Label CHATEAU DE VERSAILLES SPECTACLES (275358)

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Max Dozolme
Production
Yassine Bouzar
Réalisation