Rebecca Marder joue le rôle d'Irène dans le film Une jeune fille qui va bien de Sandrine Kiberlain
Rebecca Marder joue le rôle d'Irène dans le film Une jeune fille qui va bien de Sandrine Kiberlain
Rebecca Marder joue le rôle d'Irène dans le film Une jeune fille qui va bien de Sandrine Kiberlain - Jérôme Prébois
Rebecca Marder joue le rôle d'Irène dans le film Une jeune fille qui va bien de Sandrine Kiberlain - Jérôme Prébois
Rebecca Marder joue le rôle d'Irène dans le film Une jeune fille qui va bien de Sandrine Kiberlain - Jérôme Prébois
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Résumé

Aujourd’hui sort dans les salles de cinéma le tout premier long métrage de Sandrine Kiberlain, Une Jeune fille qui va bien. L'histoire d'une famille juive pendant l'Occupation où la musique joue un rôle dramatique, référentiel et discret mais des plus importants.

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A 19 ans, Irène a la vie devant elle. Pendant l’été 1942, elle passe son temps entre le quotidien protecteur de sa famille et les répétitions de pièces de théâtre car son rêve est d’entrer au Conservatoire d’Art Dramatique de Paris. Comme les héroïnes de Marivaux et de Musset, elle espère aussi vivre le grand amour. Mais ces rêves sont-ils possibles quand dans la rue et les ministères, l’anti-sémitisme devient la norme et que l’on est obligé de porter une étoile jaune ? Avec une Jeune Fille qui Va Bien, Sandrine Kiberlain évoque ces jours de l’Occupation sans jamais filmer la violence et la guerre. Le Mal approche par petites touches comme cette élégie jouée par une clarinette…

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Ce thème de clarinette, aux allures de kaddish, est une manière discrète pour Sandrine Kiberlain d’évoquer la judéité d’Irène. Il s’agit d’une partition composée par Marc Marder, le père de l’actrice principale qui n’est autre que Rebecca Marder (Irène). Cette musique intervient dans les moments mélancoliques du film, des moments paradoxalement rares pour un film au sujet aussi grave. En effet, ce qui intéresse Sandrine Kiberlain dans ce film, c’est de raconter les élans d’une jeune fille qui persiste à croire que la vie est belle !

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Quand elle résonne dans le film de Sandrine Kiberlain, la Barcarolle d’Offenbach nous rappelle un autre film où elle apparait : La Vie est belle de Roberto Benigni, autre drame qui dresse le portrait d’héros rêveurs pendant la Seconde Guerre Mondiale. Une barcarolle nocturne, insouciante, composée par un musicien juif et que l’on retrouve aussi transfigurée discrètement par Marc Marder dans la bande originale d’une Jeune fille qui va bien.

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La musique d’Une Jeune fille qui va bien participe aussi au flou temporel et à l’art de la suggestion de Sandrine Kiberlain. En effet, ce qui est frappant dans ce film, c’est que l’on met un certain à comprendre que l’histoire qui se joue sous nos yeux ne se passe pas aujourd’hui mais en 1942. Le film n’indique pas de date, ne montre aucun drapeau nazi ou voiture ancienne… Et le drame qui se joue autour d’Irène nous semble d’autant plus proche et contemporain lorsque des musiques modernes rythment le récit, passant d’un arrangement de la chanson Que reste-t-il de nos amours ? par Patrick Desreumaux à la pop moderne de Metronomy.

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Dans le montage, le hors-champ et le choix diversifié des titres musicaux Sandrine Kiberlain nous rappelle que ses respirations sont aussi celles d’une mélomane et d’une chanteuse : une réalisatrice musicienne capable de suggérer beaucoup avec peu d’éléments, comme Philip Glass et ce quatuor à cordes qui occupe une place à part dans Une Jeune fille qui va bien…

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Références

Programmation musicale

  • 08h18
    Flora
    Flora
    Stefano Di Battista
    Flora

    Interprètes Ennio Morricone, Fred Nardin, Daniele Sorrentino, André Ceccarelli

    Album Morricone Stories (2021)
    Label Warner Music

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Max Dozolme
Production
Yassine Bouzar
Réalisation