Femme devant le coucher de soleil (1818) - Caspar David Friedrich
Femme devant le coucher de soleil (1818) - Caspar David Friedrich
Femme devant le coucher de soleil (1818) - Caspar David Friedrich - Libre de droits
Femme devant le coucher de soleil (1818) - Caspar David Friedrich - Libre de droits
Femme devant le coucher de soleil (1818) - Caspar David Friedrich - Libre de droits
Publicité
Résumé

Franz Schubert est à l’honneur cette année à la Folle Journée de Nantes. L’occasion pour Max Dozolme de se pencher sur l’une des œuvres les plus célèbres du compositeur, son Ave Maria, l'hymne des mariages, des enterrements, de Noël, de nos vies.

En savoir plus

C’est l’histoire d’une femme qui prie. Cachée dans une grotte, elle implore le ciel de lui venir en aide et d’épargner ses proches. Elle se nomme Ellen Douglas mais elle est plus connue sous le nom de La Dame du Lac, celle qui a inspiré à l’écrivain Walter Scott un chant poétique écrit en 1810 et le plus célèbre des airs de Franz Schubert.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Contrairement à une idée répandue, l’Ave Maria de Schubert n’est donc pas à proprement parler une oeuvre sacrée. Il s’agit d’un lied inspiré d’un poème profane, chanté en allemand. Un symbole du romantisme allemand puisque dans un monde médiéval, thème cher aux romantiques, la nature devient le reflet de l’âme car à travers les arpèges du piano, on pourrait croire entendre des cloches répondrent au loin à appel de la Dame du Lac.

Publicité

À lire aussi : Greensleeves : de Shakespeare à Jacques Brel

Franz Schubert aimait beaucoup cette oeuvre qu’il composa dans un contexte heureux, pendant des vacances qu’il passait chez des amis dans la petite ville autrichienne de Gmunden. Le premier public amical de Schubert fut tout de suite conquis par cette nouvelle composition. « Je crois », se souvient le compositeur « que cela vient du fait que je ne me force jamais au recueillement, et si je ne suis pas involontairement dominé par cela, alors je ne compose ni cette sorte d’hymne, ni d’autre prière, j’attends aussi habituellement que cet état de recueillement soit sincère et vrai ».

À lire aussi : L’Adagio de Samuel Barber est-elle l’oeuvre la plus triste de l’Histoire ?

Avec le temps, la popularité de l’Ave Maria de Schubert ne s’est jamais éteinte. Au contraire, cet air est devenu un des chants les plus appréciés dans les mariage, à Noël et pendant les enterrements religieux. Le poème de Walter Scott choisi par Schubert a disparu au profit du texte latin des catholiques : Ave Maria Gratia plena. Je vous salue marie pleine de grâce, comme un écho à une cantate longtemps attribué à Bach mais composé par un certain Hoffman et dont Schubert s’est peut-être inspiré pour écrire son Ave Maria.

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.

Dans cette cantate comme dans le lied de Schubert, une voix légère plane au dessus d’un accompagnement évoquant des arpèges de harpe et des cloches célestes. Un accompagnement bien différent de celui que l’on trouve dans l’une des reprises les plus étonnantes de l’Ave Maria de Schubert. Quand Johnny Hallyday chante l’Ave Maria en italien sur une ligne de basse rappelant la chanson Stand By Me de Ben.E.King, cela donne la version la plus éloignée et la moins attendue de toutes les reprises du lied de Schubert et par conséquent, peut-être l’une des plus réussies !

À lire aussi : "Sans contrefaçon" de Mylène Farmer à la manière de Satie et Debussy

À lire aussi : Johnny Hallyday et Beethoven : un poème pour la fin du temps