Détail du plafond de la Chapelle Sixtine de Rome, peint par Michel-Ange en 1512.
Détail du plafond de la Chapelle Sixtine de Rome, peint par Michel-Ange en 1512.
Détail du plafond de la Chapelle Sixtine de Rome, peint par Michel-Ange en 1512. - Lucas Schifres/Getty Images
Détail du plafond de la Chapelle Sixtine de Rome, peint par Michel-Ange en 1512. - Lucas Schifres/Getty Images
Détail du plafond de la Chapelle Sixtine de Rome, peint par Michel-Ange en 1512. - Lucas Schifres/Getty Images
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Résumé

C'est une des anecdotes les plus célèbres de l’histoire de la musique. Celle qui nous raconte que Mozart, âgé de 14 ans, aurait réussi à mémoriser et à transcrire une œuvre secrète. Le sublime Miserere d’Allegri ! Est-ce une légende ? Essayons d’y voir un peu clair…

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Imaginez. Nous sommes le 12 avril 1639, il y a 383 ans jour pour jour. A Rome, la Semaine Sainte embaume l’air de ses mystères. Selon certaines sources, ce jour-là,  le chœur de la Chapelle Sixtine entonne pour la première fois un motet composé pour l’occasion par un prêtre et chantre de la chapelle nommé Gregorio Allegri. Sa nouvelle œuvre est une mise en musique du Psaume 50 attribué à David et plus connu sous le nom de Miserere.

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Ce motet qui incarne toute la souffrance mais aussi l’espoir des croyants et la majesté de la foi était jalousement gardé par le chœur et les autorités de la Chapelle Sixtine. En d’autres termes, le motet d’Allegri n’avait pas vocation à être chanté ailleurs que dans ce lieu saint pour lequel il avait été écrit. Pour l’écouter, il fallait assister aux offices des matines de la Semaine Sainte. Cette œuvre serait sans doute restée romaine si un jeune Autrichien de 14 ans et doté de l’oreille absolue ne s’était pas rendu à Rome pendant la Semaine Sainte de l’année 1770.

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Ce matin du mois d’avril 1770, Wolfgang et son père Leopold assistent donc à l’office des matines à la Chapelle Sixtine. Selon Leopold Mozart, son fils aurait réussi l’exploit de transcrire de mémoire, l’intégralité du long chœur à 5 voix d’Allegri après l’avoir entendu une seule fois et être revenu à la maison. La première source qui atteste de cette anecdote est une lettre du 14 avril 1770 de Leopold lui-même. Dans cette lettre, Leopold précise même qu’il préfère ne pas transmettre la partition par courrier car il a peur d’être repéré par les autorités romaines. La partition fera le voyage dans leur bagage.

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C’est à Georg Nikolaus von Nissen que l’on doit la seconde source de l’exploit de Mozart. Selon celui qui fut l’un des premiers biographes du compositeur mais aussi l’époux de la veuve du musicien, Mozart s’est même rendus une seconde fois à la  Chapelle Sixtine pour vérifier si sa mémoire ne lui avait pas fait défaut et en gardant un exemplaire de la partition dans son chapeau !

Finalement, la première partition du Miserere d’Allegri a été éditée au 18e siècle par un certain Charles Burnley et d’après les notes de Mozart selon l’éditeur. Mais aujourd’hui encore, personne ne sait si cette histoire est vraie et à quoi ressemblait le motet original de Gregorio Allegri. Le Miserere demeure un mystère et son aura n’en n’est que plus grand…

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Références

Programmation musicale

  • 08h16
    A glezele lekhayim
    A glezele lekhayim
    Josef Josef
    A glezele lekhayim

    Interprètes L. Pulver, Eric Slabiak, Dario Ivkovic, Frank Anastasio, Jerome Arrighi, Remi Sanna

    Album Josef Josef (2019)
    Label Buda Musique (860343)

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Max Dozolme
Production
Yassine Bouzar
Réalisation