The Moody Blues : aux origines du rock symphonique

Pochette de l'album Days of Future Passed (1967) des Moody Blues
Pochette de l'album Days of Future Passed (1967) des Moody Blues - Deram
Pochette de l'album Days of Future Passed (1967) des Moody Blues - Deram
Pochette de l'album Days of Future Passed (1967) des Moody Blues - Deram
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Days of Future Passed (1967), le second disque du groupe britannique The Moody Blues est l'album de la chanson Nights in white in Satin mais aussi l'une des plus belles rencontres entre des musiciens issus du rock et les sonorités d'un orchestre symphonique. Un enregistrement majeur et pionnier.

Lors de sa venue à Paris en novembre dernier, Ian Anderson, le chanteur, flûtiste et leader du groupe Jethro Tull rappelait dans un entretien donné à Télérama la dette que les musiciens amateurs de rock symphonique doivent à cet album sorti en 1967. « L’envie d’intégrer de la musique orchestrale, très tôt, dans mes propres compositions est venu de Days of Future Passed des Moody Blues. Cet album a ouvert la voie, à moi et à bien d’autres musiciens naïfs, plus ou moins autodidactes : pourquoi, bien que sales et chevelus, ne nous frotterions nous pas sans complexe à la musique de l’élite ? Les Moody Blues furent les premiers à oser. »

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Rien ne pouvait en effet prédire qu’un groupe aux abois financiers, séparés un temps et que l’on connaissait jusque-là pour leur disque The Magnificent Moodies et des compositions ou des reprises de standards de rhythm’n’blues seraient à l’origine d’une si belle idylle entre jazz, blues et classique. Afin de promouvoir les qualités d’un nouveau système de diffusion en stéréophonie, le label Deram Records propose au groupe de donner une version rock de la Neuvième Symphonie du Nouveau Monde d’Antonin Dvorak. Mais les Moody Blues ont une meilleure idée. Demander à l’arrangeur Peter Knight d’arranger leurs propres chansons pour l’Orchestre du Festival de Londres et construire ensemble un grand récit ou leurs compositions seraient transcendées par des orchestrations symphoniques quelque part entre le jazz symphonique d’un Bernstein ou d'un Gershwin, les ballets de Tchaïkovski et les bandes originales épiques de l’âge d’or d’Hollywood.

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MAXXI Classique
4 min

Days Of Future Passed nous invite à suivre les vingt-quatre heures de la vie d’un homme ordinaire. Tout commence dans les brumes du matin et se termine dans la nuit. Dans cette journée musicale comme dans une véritable symphonie, on a plaisir à entendre des thèmes musicaux qui évoluent qui se répondent entre différents mouvements, entre différents titres. Et parmi toutes les mélodies du disque, il en est une que vous reconnaitrez peut-être…

Vous aurez peut-être reconnu derrière ces notes de cordes qui apparaissent pour la première fois dans le titre inaugural, le thème de la chanson Nights in White Satin. L’ultime piste de l’album, le titre le plus connu des Moody Blues. Une ballade onirique et mélancolique qui sonne comme une évidence lorsqu’à la toute fin de l’album Justin Hayward pose enfin sa voix et des mots dessus. La nuit tombe sur des draps de satin, un autre jour peut commencer.

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