Affiche de There Will Be Blood (2007) de Paul Thomas Anderson, un chef d'oeuvre visuelle et sonore.
Affiche de There Will Be Blood (2007) de Paul Thomas Anderson, un chef d'oeuvre visuelle et sonore.
Affiche de There Will Be Blood (2007) de Paul Thomas Anderson, un chef d'oeuvre visuelle et sonore.  - Allo Ciné / Miramax Films
Affiche de There Will Be Blood (2007) de Paul Thomas Anderson, un chef d'oeuvre visuelle et sonore. - Allo Ciné / Miramax Films
Affiche de There Will Be Blood (2007) de Paul Thomas Anderson, un chef d'oeuvre visuelle et sonore. - Allo Ciné / Miramax Films
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Résumé

Le film de Paul Thomas Anderson nous raconte l'histoire de Daniel Plainview, un foreur de pétrole au début du 20e siècle. La musique de ce film réunit des oeuvres de Jonny Greenwood, guitariste de Radiohead, mais aussi de Pärt et de Brahms et peut s'entendre comme un contrepoint symbolique du drame.

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Adaptation d’un roman d’Upton Sinclair, There Will Be Blood (2007) nous raconte l’histoire, au début du 20e siècle de Daniel Plainview, un entrepreneur qui se lance dans la ruée vers un or noir, le pétrole.  Le film s’ouvre sur un écran aussi noir que le pétrole et un thème de cordes, aride comme le désert californien où se joue le drame du film. 

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Dès les premières secondes du film, le glissando de cordes nous dit l'ascension sociale et la chute à venir de Daniel Plainvie. Par son mouvement ascendant puis descendant comme les crêtes des montagnes que l'on voit à l'écran, cette vague musicale évoque peut-être la trajectoire du pétrole, d’abord enfouie sous terre et qui jaillit à la surface grâce à l’extraction de Daniel Plainview. Plus symboliquement, ce mouvement qui monte du grave vers les aigus puis qui redescend dans les graves, résume l’itinéraire de Plainview, de la pauvreté à la richesse grâce au pétrole puis la dégringolade, de ce sommet glorieux à la décadence, la folie et la violence… 

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5 min

Outre la musique de Jonny Greenwood, on retrouve aussi une pièce composée en 1977, Fratres du compositeur estonien Arvo Pärt. Une musique utilisée à outrance au cinéma et qui s’accorde intimement avec la musique minimaliste de Greenwood. On passe de l’un à l’autre sans s’en rendre compte, car les deux oeuvres proposent la même musique hypnotique et minimaliste. Dans There Will Be Blood, une seule musique s’oppose véritablement à celle d’Arvo Part et de Greenwood : le final du Concerto pour violon pour de Johannes Brahms ! 

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Contrairement à l’omniprésence de la musique de Pärt et de Greenwood, le concerto pour violon de Brahms intervient à des moments précis, comme un événement. La première fois qu’il apparaît c’est au moment où, justement, le pétrole jaillit de la terre. Le parallèle avec le jaillissement du violon face à l’orchestre est tentant. Nous avons également la sensation que ce concerto symbole du pétrole, de la richesse mais aussi de la joie de Plainview brise le discours musical de Pärt et de Greenwood. Le concerto de Brahms s’oppose à l’horizontalité de leur musique, très planante et économe en développement mélodique. Par son apparition soudaine, il déchire l’horizon comme les derricks pétroliers de Plainview qui s’élèvent dans le désert et auxquels ce thème est associé. Cette intersection d’une musique horizontale et verticale forme une croix, symbole de l'évangélisme, thème central de ce film à voir les oreilles grandes ouvertes. 

Références

Programmation musicale

  • 08h20
    max 1 There will be blood : Open spaces
    max 1 There will be blood : Open spaces
    JONNY GREENWOOD (Compositeur)
    max 1 There will be blood : Open spaces

    JONNY GREENWOOD (Compositeur), JONNY GREENWOOD

  • 08h21
    max 2 There will be blood : Henry plainview
    max 2 There will be blood : Henry plainview
    JONNY GREENWOOD (Compositeur)
    max 2 There will be blood : Henry plainview

    JONNY GREENWOOD (Compositeur), JONNY GREENWOOD

  • 08h22
    max 3 Fratres for strings and percussion
    max 3 Fratres for strings and percussion
    ARVO PART (Compositeur)
    max 3 Fratres for strings and percussion

    ARVO PART (Compositeur), RUDOLF WERTHEN

  • 08h23
    max 4 Concerto pour violon en Ré Maj op 77 : 3. Allegro giocoso, ma non troppo vivace
    max 4 Concerto pour violon en Ré Maj op 77 : 3. Allegro giocoso, ma non troppo vivace
    JOHANNES BRAHMS (Compositeur)
    max 4 Concerto pour violon en Ré Maj op 77 : 3. Allegro giocoso, ma non troppo vivace

    JOHANNES BRAHMS (Compositeur), HERBERT VON KARAJAN (Chef d'orchestre), ANNE SOPHIE MUTTER, ORCHESTRE PHILHARMONIQUE DE BERLIN

L'équipe

Max Dozolme
Max Dozolme
Max Dozolme
Production
Yassine Bouzar
Réalisation