Yuval Amihai
Yuval Amihai
Yuval Amihai - Paul Robion
Yuval Amihai - Paul Robion
Yuval Amihai - Paul Robion
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Résumé

Le blues de Yuval Amihai dans “I Ain’t Got Nothing But The Blues” qui paraît chez Fresh Sound/Socadisc.

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  • Yuval Amihai à la Une

Jazz Agenda : Jazz Agenda (semaine du 14 au 20 mai 2018)

  • 3 invitations pour 2 à gagner pour le concert de Joce Mienniel “Tilt #2” jeudi 17 mai à 20h30 à la Dynamo de Banlieues Bleues à Pantin (93). Cliquez sur "contactez-nous" et laissez vos nom et prénom. 1 invitation pour 2 pour les 3 premiers mails.
  • 3 invitations pour 2 à gagner pour le concert de Michel Montoyat "Zeugma" jeudi 17 mai à 21h à l’Osons Jazz Club à Lurs (04). Cliquez sur "contactez-nous" et laissez vos nom et prénom. 1 invitation pour 2 pour les 3 premiers mails.

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« I Ain't Got Nothin' But the Blues »
« I Ain't Got Nothin' But the Blues »

Contrairement à ce que laisse supposer l’intitulé de cet album “I Ain’t Got Nothing But Tthe Blues” qui paraît chez Fresh Sound,Yuval Amihai, le jazzman chercheur de blues notes - ces pigments qui twistent les mélodies d’un peu de dissonance - ne manque pas de richesse harmonique. Ni d’aplomb quand il s’agit de s’attaquer au standard de Duke Ellington. Il avait en tête la version d’Ella Fitzgerald et Joe Pass: “Je voulais faire chanter la guitare comme la voix d’Ella”. Son interprétation sera toute en retenue, slow tempo, avec des bends chamallow, tirés avec espièglerie, créant un jeu du chat et de la souris avec la diva et le Duke. 

C’est en trio (le bassiste Damien Varaillon et le batteur Gautier Garrigue) qu’il a décidé de cheminer, une formule intimiste avec laquelle il tourne depuis des années, “qui me rapprochait également du blues, ce versant guitare dans le jazz”. Yuval ne craint pas les carrefours, à l’image de sa mappemonde musicale, traçant des ponts imaginaires d’Est en Ouest, de la côte Cotton Club des États-Unis aux déserts du Néguev. Une façon de sauter les frontières en jonglant avec les répertoires, frayant dans le jazz cool, le bop, les shuffles blues et les chants israéliens. Jeux de jazz, sans oeillères.

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De Love for Sale de Cole Porter à Stolen Moments d’Oliver Nelson, en passant par So Tender de Keith Jarrett et bien d’autres pépites du répertoire, sans oublier trois délicates compositions, le musicien rembobine la bande-son du jazz pour proposer ses propres bandes originales : “Je voulais m’inscrire dans la culture populaire du jazz, à travers ses standards. Je n’ai pas suivi de démarche musicologique, j’ai choisi ces titres à l’instinct, en résonance, ils illustrent tous des étapes de mon parcours musical.” Yuval ne détourne pas et évite l’exercice de style pour proposer un éclairage. Et faire entendre sa propre voix, suave, via la rondeur et la chaleur de sa guitare archtop, fabriquée par le luthier new-yorkais Victor Baker. L’homme joue sur du velours.

Les termes “lyrisme”, “élégance”, “délicatesse” reviennent fréquemment quand on évoque la musique de Yuval Amihai, dont les deux premiers albums ont été salués par la critique (“Yuval Amihai Ensemble” en 2012 et “Longing” en 2015). On loue son “apparente simplicité”. Telle est, en effet, la patte, la griffe, de ce virtuose qui refuse d’en être un. Orchestrations a minima, esthétique épurée, discours sur le fil, le compositeur-conteur fuit les mitrailles de notes tout autant que les propos ampoulés. Plutôt plume que gâchette. D’un trait de guitare, il crée des perspectives: “Mon but, c’est que les auditeurs soient touchés par la musique, non refroidis par l’aspect technique. Je me méfie des démonstrations et des concepts pompeux. A mes yeux, la musique doit être partagée par tous et non la propriété d’une chapelle de spécialistes”, affirme le musicien sans consignes de notes.

Enregistré par Philippe Gaillot aux Recall Studios, à Pompignan, “I Ain’t Got Nothing But The Blues” n’est ni un disque de jazz instrumental, ni un album de guitariste. Yuval a d’ailleurs commencé par étudier le piano à l’âge de huit ans, ses idoles se nomment Bill Evans, Keith Jarrett et Brad Mehldau. On pourrait presque avancer qu’il joue du piano debout, tant son jeu léché et aérien magnifie les mélodies, à l’image de la reprise en apesanteur de Abide with me de William Henry Monk. Cordes sensibles et cuivres chauds via ses deux invités, Hermon Mehari (trompette) et Amit Friedman (sax ténor) sur trois titres, pour des dialogues qui ne manquent ni de souffle ni de respiration, comme dans sa pièce de dentelles Yuli. Là encore, on évite les bavardages. Suggérer plutôt que dire, ralentir le temps, calmer le tempo… Dans une autre vie, Yuval aurait pu être yogi. Un homme des silences et des afterbeats, ces temps faibles qui font la force des vocabulaires musicaux. Yuval Amihai joue avec les temps, prenant ses contemporains à contrepied.

Finalement, cet album reflète ma trajectoire, chaque titre évoque un pan de mon histoire, de mes racines”, résume l’artiste né et élevé à Beer-Sheva. Un livre d’images qui s’ouvre sur les premiers pas autodidactes, les scènes de jazz qu’il court dès l’adolescence, puis l’étude de la musique classique et l’écriture de musiques de chambre. Il illustre tout cela au son de Pizmon La’yakinton, un berceuse qu’il fredonne de ses cordes sensibles, et d’un hommage à Eviatar Banai, un songwriter plus pop mélancolique que jazz fiévreux, connu pour sa dévotion et “ses mises à nu”. Il y a ensuite le chapitre parisien, où il a débarqué en 2005, écumant rapidement les spots jazz et plongeant dans le swing local, à l’image de sa reprise jubilatoire de Delphine à Lancien des Demoiselles de Rochefort. Nouvelle escale à New York, où il s’est récemment installé. Depuis quatre ans, le musicien s’y rend plusieurs fois par an pour s’immerger dans les jams hot des clubs downtown, tels le Fat Cat et le Smalls. “Il y a là-bas une culture et une énergie à part, s’enthousiasme-t-il. Ce qui me bluffe, ce sont les rencontres entre musiciens, la communion artistique et le niveau incroyable qui te poussent continuellement à te dépasser.” Pas question de tirer la couverture à soi, il faut savoir partager, s’écouter. S’accorder sans rouler des mécaniques. Un nouveau départ, sans filet, au coeur de l’histoire du jazz. Yuval Amihai a beau aimer les standards, lui ne l’est définitivement pas.

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En savoir plus : Yuval Amihai, le désir à trois

En savoir plus : Le Trio Yuval Amihai interprète "Skylark"

Programmation musicale

Yuval Amihai « I Ain't Got Nothin' But the Blues »
Old New Song (Yuval Amihai)
Fresh Sound NT 551

« I Ain't Got Nothin' But the Blues »
« I Ain't Got Nothin' But the Blues »

Yuval Amihai « I Ain't Got Nothin' But the Blues »
Love For Sale (Cole Porter)
Fresh Sound NT 551

« I Ain't Got Nothin' But the Blues »
« I Ain't Got Nothin' But the Blues »

Pat Metheny « Trio 99-00 »
What Do You Want ? (Pat Metheny)
Warner 9362-47632-2

« Trio 99-00 »
« Trio 99-00 »

Doug Raney, Nicolai Gromin « There Will Never Be Another You »
Blues for Thad (Nicolai Gromin)
Stunt 18062

« There Will Never Be Another You »
« There Will Never Be Another You »

Joce Mienniel « Tilt »
Le son des villes : Asylum (Joce Mienniel)
Drugstore Malone 005

« Tilt »
« Tilt »

Dexter Goldberg « Tell Me Something New »
RER B (Dexter Goldberg)
Jazz and People 818004

« Tell Me Something New »
« Tell Me Something New »

Michel Montoyat « Zeugma »
Chréodes (Michel Montoyat)
Le Matou LMC-A01

« Zeugma »
« Zeugma »

Guy Lafitte, André Persiany « Les classiques du jazz »
At Sundown (Walter Donaldson)
Fresh Sound 953

« Les classiques du jazz »
« Les classiques du jazz »

Raphaël Faÿs « Django's Works »
Troublant boléro (Django Reinhardt)
Chant du monde  274 1872

« Django's Works »
« Django's Works »

John Scofield « Country For Old Men » Mr Fool (D. Edwards, G. Jones, H. Treece)
Impulse 

« Country For Old Men »
« Country For Old Men »
Références

Programmation musicale

  • 18h07
    Old new song
    Old new song
    Yuval Amihai
    Old new song
    Album I ain't got nothin' but the blues (2018)
    Label FRESH SOUND NEW TALENT
  • 18h14
    Love for sale
    Love for sale
    Yuval Amihai
    Love for sale

    Interprètes Damien Varaillon, Gautier Garrigue, Hermon Mehari, Amit Friedman

    Album I ain't got nothin' but the blues (2018)
    Label FRESH SOUND NEW TALENT
  • 18h19
    What do you want ?
    What do you want ?
    PAT METHENY
    What do you want ?

    Interprètes PAT METHENY, PAT METHENY

    Album Trio 99-00
    Label Warner Bros (9362-47632-2)
  • 18h26
    Blues for Thad
    Blues for Thad
    DOUG RANEY & NICOLAI GROMIN
    Blues for Thad

    Interprètes DOUG RANEY & NICOLAI GROMIN, NICOLAI GROMIN

    Album There will never be another you (2018)
    Label STUNT RECORDS
  • 18h33
    Le son des villes : Asylum
    Le son des villes : Asylum
    JOCE MIENNIEL
    Le son des villes : Asylum

    Interprètes JOCE MIENNIEL, JOCE MIENNIEL

    Album Tilt (2015)
    Label DRUGSTONE MALONE (DM 005)
  • 18h38
    RER B
    RER B
    DEXTER GOLDBERG, BERTRAND BERUARD, KEVIN LUCCHETTI, DEXTER GOLDBERG TRIO
    RER B

    Interprètes DEXTER GOLDBERG, BERTRAND BERUARD, KEVIN LUCCHETTI, DEXTER GOLDBERG TRIO

    Album Tell Me Something New (2018)
    Label Jazz&People (JPCD818004)
  • 18h44
    Chréodes
    Chréodes
    MICHEL MONTOYAT
    Chréodes

    Interprètes MICHEL MONTOYAT, MICHEL MONTOYAT

    Album Zeugma (2017)
    Label LE MATOU COPSI
  • 18h48
    At sundown
    At sundown
    Guy Lafitte, André Persiany
    At sundown

    Interprètes Guy Lafitte, André Persiany, Walter Donaldson

    Album Les classiques du jazz : complete recordings (2018)
    Label FRESH SOUND RECORDS
  • 18h52
    Troublant boléro
    Troublant boléro
    RAPHAEL FAYS
    Troublant boléro

    Interprètes RAPHAEL FAYS, Django Reinhardt

    Album Django's works (2010)
    Label CHANT DU MONDE
  • 18h57
    Mr fool
    Mr fool
    John Scofield
    Mr fool
    Album Country for old men (2016)
    Label IMPULSE

L'équipe

Alex Dutilh
Alex Dutilh
Alex Dutilh
Production
Emmanuelle Lacaze
Emmanuelle Lacaze
Emmanuelle Lacaze
Collaboration
Fabien Fleurat
Fabien Fleurat
Fabien Fleurat
Réalisation