Le Théo Ceccaldi Trio démontre avec “Django” qui paraît chez Brouhaha/l’Autre Distribution, toute l’étendue de son savoir-faire et l’absolue liberté de son inspiration.
Au sommaire aujourd'hui
- Théo Ceccaldi à la Une
Le Théo Ceccaldi Trio passe avec alegria et gourmandise d’un lyrisme échevelé à l’énergie communicative, empruntant tous les attendus du jazz manouche (frénésie rythmique, somptuosité mélodique) pour tout à la fois en magnifier les vertus et réactualiser les codes, à de subtiles embardées contrôlées vers d’autres territoires langagiers plus “contemporains” ouvrant de nouvelles perspectives à ce répertoire.
On ne choisit pas impunément de constituer un trio à cordes quand on est musiciens de jazz — Français de surcroît ! — sans qu’immanquablement à un moment ou à un autre vienne planer sur la musique que l’on invente l’ombre immense de Django Reinhardt.
C’est de fait ce qui s’est passé pour le Théo Ceccaldi Trio, petite formation virtuose toute en équilibre instable plus habituée jusque-là à arpenter avec frénésie les territoires arides, escarpés et peu balisés de l’improvisation libre la plus radicale qu’à se laisser griser au lyrisme canaille d’un violon tzigane propulsé sur coussin d’air par une pompe rythmique endiablée…
Repérés et adoubés par la papesse de la free music “made in France”, la grande Joëlle Léandre, qui, séduite par la fougue juvénile de leur association, entreprit même il y a quelques années de partager l’affiche de leur second disque, Théo Ceccaldi au violon, son frère Valentin au violoncelle et Guillaume Aknine à la guitare constituent il est vrai un trio pas banal, alliant une rigueur de conception toujours réaffirmée à une folle liberté expressive quel que soit le répertoire investi.
A partir de compositions originales “sous influences” et de reprises de grands classiques associés au génial guitariste manouche, amoureusement resongés et réinventés, la petite formation, avec son orchestration juste assez déviante par rapport aux canons de la tradition (guitare amplifiée, violoncelle…) pour embarquer l’ensemble vers quelque “jazz de chambre” mutant, trouve ici constamment la bonne distance par rapport à son illustre modèle, osant l’émotion directe du premier degré comme la déclinaison maniériste des grands fondamentaux du genre en petites pièces ciselées et référentielles.
(extrait du communiqué de presse)
Où écouter Théo Ceccaldi
- samedi 16 novembre à 20h45 au Château d'Eymet (24), organisé par Maquiz'Art
- mardi 19 novembre à 20h au Café de la Danse à Paris (75)
Théo Ceccaldi (violon)
Guillaume Aknine (guitare)
Valentin Ceccaldi (violoncelle)
Programmation musicale
Théo Ceccaldi « Django »
Rythme futur (Django Reinhardt)
Brouhaha 2
Théo Ceccaldi « Django »
Le cou du Dragon (Blue Drag) (Josef Myrowid)
Brouhaha 2
Boulou & Elios Ferré « Pour Django »
Rythme futur (Django Reinhardt)
SteepleChase 31120
Romane, Daniel John Martin « Rendez-Vous »
La Danse de Chopin (Daniel John Martin)
Tosky 029
Fred Hersch Trio « Sunday Night at the Vanguard »
The Optimum Thing (Fred Hersch)
Palmetto 2183
Yazz Ahmed« Polyhymnia »
2857 (Yazz Ahmed)
Ropeadope 824833028730
Pierre Durand, Roots Quartet « Chapter Two : Libertad ! »
Les noces de menthe (Pierre Durand)
Les Disques de Lily
Laszlo Gardony « La Marseillaise »
Revolution (d'après La Marseillaise) (L. Gardony, Rouget de Lisle)
Sunnyside 4034
Dan McCarthy « City Abstract »
Utviklingssang (Carla Bley)
Origin 82788
L'équipe
- Production
- Collaboration
- Réalisation