Speed-meeting de l'orientation à la Philharmonie
Speed-meeting de l'orientation à la Philharmonie - Cyril Zannettacci
Speed-meeting de l'orientation à la Philharmonie - Cyril Zannettacci
Speed-meeting de l'orientation à la Philharmonie - Cyril Zannettacci
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Comment devient-on chef d’orchestre, ou encore quelles études poursuivre pour devenir chanteur ? Samedi 19 novembre, la Philharmonie de Paris organisait un speed-meeting de l’orientation, pour permettre aux futurs interprètes de poser toutes ces questions à des professionnels.

Lycéen, étudiant ou professionnels en quête de reconversion, ils sont une quarantaine à s’être levés ce samedi matin pour participer au speed-meeting de l’orientation. Des rendez-vous organisés chaque année, nous explique Christiane Louis. Elle est responsable des ressources métiers à la Philharmonie : « Notre objectif est d’inviter du public à rencontrer divers professionnels d’un même corps de métier, aujourd’hui les artistes interprètes, pour montrer la variété de ces activités. Nous voulons montrer qu’être musicien ce n’est pas seulement jouer de son instrument, mais c’est aussi monter des projets, agir avec différents publics. Donc nos invités sont là pour échanger avec un public avide d’information ».

« La musique c’est ce que je veux faire depuis toujours, et pour toujours »

Pendant vingt minutes, par petits groupes, les participants et participantes échangent avec les intervenants. Nous sommes ici avec celui du violoncelliste du Duo Brady Paul Colomb. En face de lui, est assis un autre violoncelliste, plus jeune. Audran a 15 ans, il raconte pourquoi il est venu ce matin : « La musique c’est ce que je veux faire depuis toujours, et pour toujours. Et donc c’était l’occasion de rencontrer d’autres gens, d’autres expériences, d’autres parcours, pour m’en inspirer et savoir ce que je vais pouvoir faire personnellement. »

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Charlotte, a quant à elle terminé ses études d’ingénieur, et à 40 ans, elle songe à se reconvertir dans une carrière de bassiste : « Je n’ai absolument aucune formation académique, je ne viens pas du tout d’un milieu musical. Mais petit à petit, ça a commencé à vibrer, à monter, et donc je me pose la question d’en faire un métier. L’idée, ici, c’était de rencontrer les professionnels et de voir concrètement comment ça se passe au quotidien pour les musiciens ».

« Si on fait quelque chose qui nous fait vibrer, c’est bon ! »

Comment oser se lancer, et doit-on se limiter à un seul métier ? Ce sont les questions qui ont été le plus posées ce matin, entre les bruits de gong qui marquaient les changements de groupe. « Je me rends compte que ce qui est beaucoup ressorti, c’était l’envie de transmettre cette conviction que si on fait quelque chose qui nous fait vibrer, c’est bon ! », résume la cheffe d'orchestre et intervenante Clara Baget. Beaucoup avaient envie de faire plusieurs choses à la fois, être artiste mais aussi ingénieur du son. Et ça c’était une grande interrogation, est-ce que c’est possible * ?* », ajoute la violoncelliste du Duo Brady Michèle Pierre,

Et la réponse était évidemment oui pour Michèle Pierre, qui, en plus d’être violoncelliste du Duo Brady, organise et produit des festivals : « J’aurais rêvé que des choses comme ça soient organisées quand j’étais étudiante. J’ai eu peu de modèles de personnes qui jouaient d’un instrument, tout en faisant d’autres choses à côté. J’en ai manqué cruellement et réaliser mes envies a été une bataille quand je suis sortie du conservatoire. Donc j’encourage vraiment ce type de moment, et ça m’a fait beaucoup de bien aussi de rencontrer cette jeunesse, ces idées, toute cette créativité. C’est très réjouissant. »

Un enthousiasme visiblement partagé par les intervenants, que l’on espère retrouver pour les deux prochaines sessions de speed meeting : elles concerneront les métiers de la musique et du soin, et de l’administration.

Prochains speed-meeting les 10 décembre et  21 janvier prochain, à la Médiathèque de la Cité de la Musique