L'orchestre La Sourde enchaîne les pitreries sans gâcher l'interprétation du concerto de Bach fils.  - Marie Gicquel
L'orchestre La Sourde enchaîne les pitreries sans gâcher l'interprétation du concerto de Bach fils. - Marie Gicquel
L'orchestre La Sourde enchaîne les pitreries sans gâcher l'interprétation du concerto de Bach fils. - Marie Gicquel
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Résumé

Le théâtre de l’Athénée change de directeur, après 28 ans. Olivier Mantei et Olivier Poubelle conduiront désormais cette salle historique, avec un premier spectacle réjouissant : un concerto de Carl Philipp Emanuel Bach réécrit, mêlant jazz et espièglerie.

avec :

Marie Gicquel (journaliste).

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Dès le début, le public comprend grâce à une introduction très "one man show", que le concerto de "CPE", Carl Philipp Emanuel Bach - le fils de - ne va pas se passer comme prévu. Un musicien qui vole la partition d’un autre, une pianiste qui a oublié son solo, un orchestre qui joue parfois dos au public… Ces musiciens-clowns, qui constituent ce nouvel orchestre La Sourde, ont pour dessein de s'attacher à regarder la musique et écouter le théâtre. Les musiciens évoluent donc dans l'espace, les instruments à vent flirtent avec les cordes, bref, tous les codes de l'orchestre classique ont été déconstruits...et on assiste donc à une pièce de théâtre musical : "Nous les initiateurs du projets, nous n'avions pas cette expérience de l’orchestre, qui pourrait s'apparenter à un orchestre qui fonctionne avec un chef, donc il a fallu beaucoup apprendre de ceux qui avaient cette habitude, sur la question des phrasées, des dynamiques, des nuances, sur des choses très stylistiques", raconte Samuel Achache, l'un des co-concepteurs du spectacle.

La partition de Bach le fils a elle aussi été revisitée pour aboutir à ce Concerto contre piano et orchestre : "Cette partition reflète aussi le passage entre la musique baroque et la musique classique, on a pu créer quelque chose à partir de cela, mais c’était aussi une musique qui pouvait réunir les gens qui composent notre orchestre et qui ne viennent pas tous du même univers' avance Samuel Achache. 

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Des surprises

Le piano d’Eve Risser, co-conceptrice également, apparaît parfois sans qu’on s’y attende… "On a aussi mélangé les manières de diriger , les manières d’écrire, et les manières de jouer, et les parties déjà écrites par Carl Philipp Emanuel on été traitées de différentes manière" explique la pianiste.