La salle à manger de Troldhaugen, la maison de Grieg
La salle à manger de Troldhaugen, la maison de Grieg
La salle à manger de Troldhaugen, la maison de Grieg - Sofia Anastasio
La salle à manger de Troldhaugen, la maison de Grieg - Sofia Anastasio
La salle à manger de Troldhaugen, la maison de Grieg - Sofia Anastasio
Publicité
Résumé

En Norvège, la ville de Bergen abrite la maison d'Edvard Grieg qu’on appelle la butte aux trolls. Transformée aujourd’hui en musée, elle retrace la vie du compositeur qui a fait rayonner la musique scandinave dans le monde entier.

En savoir plus

Elle est tout en bois, située en haut d’une colline, dans un quartier qui s’appelle Paradis. Jaune et verte, en bordure du lac, la maison de Grieg est ouverte toute l’année aux visiteurs, et aujourd’hui c’est Monica Jangaard qui nous en ouvre les portes. Elle est conservatrice du musée. « Nous sommes ici à 8 km au sud de Bergen, dans le quartier où, au XIXe siècle, les habitants aisés de la ville faisait construire leur maison d’été. Edvard Grieg et sa femme Nina ont fait la même chose ; Ils ont emménagé dans cette villa en 1885, pour avoir une maison pour l’été, après avoir passé l’hiver à faire des concerts en Europe. »

La maison d'Edvard et Nina Grieg
La maison d'Edvard et Nina Grieg
- Sofia Anastasio

Le lieu, d’un calme saisissant, est resté en l’état. On imagine aisément Grieg y composer plusieurs partitions, parmi lesquelles ses rares œuvres vocales. C’est ce que vont interpréter le soir même les chanteurs de l’Ensemble vocal Grieg, dans la salle de concert qui a été construite à côté de la maison. Ils répètent en ce moment le salut, et pour leur directeur musical, le Britannique Paul Robinson, défendre cette musique fait partie de leur ADN. « L’activité de notre ensemble est très liée à la ville de Bergen, son histoire, sa culture, et donc évidemment Grieg en est un des piliers. Et puis c’est tout simplement un compositeur incroyable, et c’est fou parce qu’à chaque fois que j’écoute sa musique je suis toujours impressionné par son inventivité ».

Publicité

Une langue aux sonorités difficiles à chanter

« C’est aussi notre devoir de défendre ses pièces vocales parce qu’elles sont peu chantées », explique ce denier. La faute peut-être en partie à une langue difficile à apprivoiser, ajoute-t-il, le norvégien, avec des sonorités peu communes.  Nous avons demandé à la soprano Hilde Veslemoy Hagen, norvégienne, ce qu’elle en pensait : « Si vous me demandez à moi, de chanter en norvégien c’est très facile (rires). Mais Paul, je crois qu’il a passé des heures a essayé d’apprendre les différents sons. Ce qu’il a trouvé le plus difficile, c’est le « u » norvégien, comme dans « gude », ce qui veut dire dieu. Pour dire moi, c’est « meg », et toi c’est « deg », ce sont des sons très difficiles ».

La salle de concert à côté de la Maison de Grieg, à Troldhaugen
La salle de concert à côté de la Maison de Grieg, à Troldhaugen
- Sofia Anastasio

Que l’on comprenne ou non les paroles, difficile de ne pas se laisser porter par les chants de Grieg lorsqu’on les écoute. Surtout le lac et la montage apparaissent derrière les chanteurs, au travers d’une immense baie vitrée. Et Hilde Veslemoy Hagen l’assure, on peut définitivement entendre l’âme norvégienne au travers de ses notes.

Références

Programmation musicale

  • 08h07
    Une plaisanterie musicale / Ein musikalischer Spass en Fa Maj K 522 : Presto
    Une plaisanterie musicale / Ein musikalischer Spass en Fa Maj K 522 : Presto
    Wolfgang Amadeus Mozart
    Une plaisanterie musicale / Ein musikalischer Spass en Fa Maj K 522 : Presto

    Interprètes Ottavio Dantone

    Album Mozart : The new complete edition cd 68 (2016)
    Label Decca (478 9857)

L'équipe

Sofia Anastasio
Production