Bernstein, A Quiet Place – Direction musicale Kent Nagano, Mise en scène Krzysztof Warlikowski
Bernstein, A Quiet Place – Direction musicale Kent Nagano, Mise en scène Krzysztof Warlikowski
Bernstein, A Quiet Place – Direction musicale Kent Nagano, Mise en scène Krzysztof Warlikowski - © Photo by Bernd Uhlig / Opéra national de Paris – 2021-2022
Bernstein, A Quiet Place – Direction musicale Kent Nagano, Mise en scène Krzysztof Warlikowski - © Photo by Bernd Uhlig / Opéra national de Paris – 2021-2022
Bernstein, A Quiet Place – Direction musicale Kent Nagano, Mise en scène Krzysztof Warlikowski - © Photo by Bernd Uhlig / Opéra national de Paris – 2021-2022
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Résumé

Dinah vient de mourir dans un accident de voiture. Après l’enterrement, Sam, son mari, trouve une lettre d’adieu, qui est aussi un message d’harmonie pour leur famille conflictuelle. Kent Nagano dirige la création française de l'opéra de Bernstein.

En savoir plus

Leonard Bernstein – Stephen Wadsworth,

adaptation livret, orchestration Garth Edwin Sunderland

A Quiet Place
(Un endroit tranquille)

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Opéra en un prologue et trois actes créé le 17 juin 1983.
Composé en 1983 (adaptation de 2013). Création en France.

Enregistré par France Musique le 24 mars 2022 à l’Opéra Garnier, à Paris. Nouvelle production de l’Opéra national de Paris.

France Musique accompagne l’Opéra national de Paris.

Distribution :

Kent Nagano : Direction musicale

Krzysztof Warlikowski : Mise en scène

Claudia Boyle : Dede, la fille de Sam et Dinah, Soprano
Frédéric Antoun : François, Ténor
Gordon Bintner : Junior, fils de Sam et Dinah, Baryton
Russell Braun : Sam, Baryton
Colin Judson : Directeur des pompes funèbres, Ténor
Régis Mengus : Bill, Baryton
Maria Fiselier : Susie, Mezzo-soprano
Loïc Félix : Analyste, Ténor
Jean-Luc Ballestra : Doc , Baryton
Emanuela Pascu: Mrs Doc , Mezzo-soprano
Marianne Croux : Soprano en deuil
Ramya Roy : Alto en deuil
Kiup Lee : Ténor en deuil
Niall Anderson : Basse en deuil
Johanna Wokalek : Dinah (rôle non chanté), Comédienne

Chœurs de l'Opéra national de Paris
Alessandro Di Stefano : Chef des chœurs
Orchestre de l'Opéra national de Paris

Małgorzata Szczęśniak : Décors, costumes
Felice Ross : Lumières
Kamil Polak : Vidéo
Claude Bardouil : Collaboration artistique
Miron Hakenbeck : Dramaturgie

Argument :

Par Miron Hakenbeck.

Une banlieue quelque part aux Etats-Unis dans les années 1980.

Prologue. Une voiture qui roule à grande vitesse fait une sortie de route et se retourne. Certains des témoins qui accourent croient reconnaître la femme derrière le volant. Dinah, une femme d’une cinquantaine d’années, mariée et mère de deux enfants adultes, meurt.

Acte I. Un petit groupe de parents et d’amis se rassemble pour la cérémonie funéraire de Dinah : le médecin de famille et son épouse, le dernier psychanalyste de la défunte, Susie, son amie de longue date, son frère Bill. Lors de conversations embarrassées, en apartés, les invités évoquent aussi le fait que la consommation d’alcool de Dinah pourrait avoir causé l’accident. Sam, le mari de Dinah, semble absent et pétrifié. Tout le monde attend les enfants de la morte, qui arrivent de loin. Son fils Junior vit depuis plus de dix ans au Canada. Sa fille Dede l’y avait suivi dès sa majorité. Tous les deux vivent avec François, amant de Junior, qui s’est marié avec Dede. Ils reviennent pour la première fois sur les lieux de leur enfance. Leur contact avec leur père avait été rompu pendant toutes ces années.

Lorsque Dede et François arrivent enfin, on les dévisage avec curiosité. Sam garde une attitude réservée vis-à-vis de sa fille et de son gendre. Comme le temps presse, la cérémonie commence sans Junior. Celui-ci fait irruption – dans un costume inapproprié pour l’évènement – au beau milieu de la lecture de psaumes et de poèmes par les invités. Après la cérémonie, l’amertume de Sam se retourne contre ses enfants. De rage, il leur reproche de réapparaître après tout ce temps et de déshonorer le souvenir de leur mère.

Junior réagit par un strip-tease à côté du cercueil ouvert et déclare son père responsable de la mort de sa mère. La situation s’envenime. Tous se dispersent. Junior, perturbé, reste seul sur place.

Acte II. Tard le soir après l’enterrement. Incapable de dormir, Sam parcourt les affaires privées de Dinah. Dans ses journaux intimes, il lit à quel point elle a été peu heureuse à ses côtés pendant de nombreuses années. Il trouve une lettre cachetée, vaguement adressée à la postérité, mais il n’en prend pas connaissance et la cache également à Dede, qui cherche à avoir une conversation avec son père. Lorsque Dede essaie une robe de sa mère, Sam est déconcerté : il croit revoir devant lui la jeune Dinah des premières années de leur mariage. Le père et la fille retrouvent une proximité.

Au même moment, François confronte Junior à son attitude provocatrice lors de la cérémonie funéraire. Par un mélange de désarroi et d’ironie, Junior cherche à gagner l’affection de François. François rejette violemment les tentatives de rapprochement de Junior.

Lorsque Junior affirme avoir eu une relation intime avec sa sœur cadette dans son enfance et avoir failli être tué par son père pour le punir, François déclare qu’il s’agit là d’un des phantasmes névrotiques de Junior.

Avec l’aide de François, Junior verbalise un souvenir d’enfance traumatique, une fête de Noël qui avait culminé en violences entre ses parents. François parvient à faire s’endormir Junior. Ensuite, il retrouve Dede et lui avoue avoir enfin compris combien elle compte pour lui.

Sam ressent soudain de la sollicitude et de la tendresse pour Junior, mais il ne peut pas exprimer ses sentiments pour son fils. Il lit la lettre de Dinah.

Acte III. Le lendemain matin, Dede s’éveille confuse. Elle veut faire refleurir le jardin de sa mère, laissé à l’abandon depuis de nombreuses années. Au petit-déjeuner, elle persuade Junior de rester quelques jours de plus pour ce faire. Frère et sœur reprennent quelques-uns de leurs jeux d’enfance. François et Sam les rejoignent pour jouer à chat. Quand François se retrouve dans les bras de Sam, celui-ci lui souhaite avec émotion la bienvenue dans le cercle familial. Puis Sam confie à François la lettre de Dinah en le priant de la lire à tout le monde.

La lettre s’avère être une lettre d’adieu, l’accident, un suicide. Dans un bref message, Dinah prie ceux qui lui sont chers d’accepter sa décision et les encourage à accueillir la vie et à s’accepter les uns les autres de façon inconditionnelle. Lorsque Sam ajoute que la lettre était accompagnée de gâteaux de Noël, la tension générale se libère dans un grand éclat de rire.

Sam prie ses enfants de rester quelques jours auprès de lui. Pendant un instant, l’idée d’une cohabitation renouvelée enthousiasme tout le monde. Mais lorsque se pose la question de savoir qui va loger avec qui dans quelle chambre, des jalousies et de vieilles blessures remontent à la surface. François reproche à Dede et Junior de ne jamais percevoir que leurs propres états d’âme et de ne pas avoir compris la signification du suicide de Dinah. Il déchire la lettre de Dinah. Chacun ramasse des bouts de son message.

Avec précaution, Junior fait comprendre à Sam à quel point il se sent parfois petit et démuni face à lui et à quel point il a pourtant besoin de lui. Sam promet d’être là pour Junior. Dede laisse François faire un choix. Pour un moment, chacun retrouve un soutien en l’autre.

Argument extrait du programme de spectacle de l’Opéra national de Paris.

Sur notre photo : Claudia Boyle (Dede), Johanna Wokalek (Dinah), Russell Braun (Sam, assis), Frédéric Antoun (François), Gordon Bintner (Junior).

Dans les publications de l'Opéra de Paris :

« Génial ou têtu », Kent Nagano revient sur ses discussions avec Leonard Bernstein au sujet de son opéra A Quiet Place. Propos recueillis par Solène Souriau.

« Dessine-moi A Quiet Place », une minute pour comprendre l'intrigue - dans Octave, le magazine de l'Opéra national de Paris.

« Dansez ! Chantez ! A Quiet Place », un podcast de France Musique avec l’Opéra national de Paris - dans Octave.

Les productions de l'Opéra national de Paris sur écran : L’opéra chez soi - vidéos en accès libre pour certaines.

Programmation musicale :

Hommage au compositeur Philippe Boesmans, décédé le 11 avril 2022.

Philippe Boesmans,

Extases, pour piano, tuba et petit ensemble :
Extase 1. Tendre

Patrick Davin  : Direction musicale
Ensemble Synonymes :
Geneviève Foccroulle  : Piano
Michel Massot  : Tuba
Izumi Okubo  : Violon
Jean-Pol Dessy  : Violoncelle
Pierre Bernard  : Flûte
Vincent Jacquemain  : Clarinette
Olivier Massot  : Basson
Pierre Berthet  : Percussions
RICERCAR RIC 002040

Philippe Boesmans – William Shakespeare,

Love and dance tunes
(Airs d’amour et de danse – extrait) :
- Round (Rondo)
- Sonnet XVII « Who will believe my werse in time to come ? »
(« Qui croira mes paroles dans les temps à venir ? »)
- About Sonnet CLIII « Cupid laid by his brand and fell asleep »
(Sur le Sonnet 153 « Cupidon, ayant posé près de lui sa torche, s’endormit »)
- Sonnet LIV « O how much more doth »
(« Oh, combien la beauté est renforcée »)
- Short Dance (Courte Danse)

Dale Duesing  : Baryton
Jean-Luc Plouvier  : Piano
RICERCAR 206492

Philippe Boesmans – Luc Bondy et Marie-Louise Bischofberger / d’après Witold Gombrowicz,

Yvonne, Princesse de Bourgogne, Comédie tragique en quatre actes :
Extrait de l’Acte III, et Acte IV

Dörte Lyssewski  : Yvonne, Comédienne
Paul Gay  : Le Roi Ignace, Baryton
Mireille Delunsch  : La Reine Marguerite, Soprano
Yann Beuron  : Le Prince Philippe, Ténor
Victor von Halem  : Le Chambellan, Basse
Hannah Esther Minutillo  : Isabelle, Contralto
Jason Bridges  : Cyrille, Ténor
Jean-Luc Ballestra  : Cyprien, Baryton
Lucile Richardot  : Première Tante, Mezzo-soprano
David Lefort  : Deuxième Tante, Ténor
Ensemble Vocal Les Jeunes Solistes  : Les Convives
Rachid Safir  : Chef des Chœurs
Klangforum de Vienne
Sylvain Cambreling  : Direction musicale
CYPRES CYP 4632

À réécouter : Les américains à Paris : Kent Nagano rend hommage à Bernstein avec "A Quiet Place"

À réécouter : Leonard Bernstein : Devenir chef ?

À réécouter : Leonard Bernstein 2/2

À réécouter : Philippe Boesmans, "Enfant, la musique avait quelque chose de passionnel pour moi, comme un grand amour" (1/5)

Références

L'équipe

Judith Chaine
Judith Chaine
Judith Chaine
Production
Jean-Claude Mullet
Réalisation