Franz Schreker, Irrelohe (Feu follet) – Direction musicale Bernhard Kontarsky, Mise en scène David Bösch : Ambur Braid (Eva) et Julian Orlishausen (Peter)
Franz Schreker, Irrelohe (Feu follet) – Direction musicale Bernhard Kontarsky, Mise en scène David Bösch : Ambur Braid (Eva) et Julian Orlishausen (Peter)
Franz Schreker, Irrelohe (Feu follet) – Direction musicale Bernhard Kontarsky, Mise en scène David Bösch : Ambur Braid (Eva) et Julian Orlishausen (Peter) - © Photo by Stofleth / Opéra national de Lyon
Franz Schreker, Irrelohe (Feu follet) – Direction musicale Bernhard Kontarsky, Mise en scène David Bösch : Ambur Braid (Eva) et Julian Orlishausen (Peter) - © Photo by Stofleth / Opéra national de Lyon
Franz Schreker, Irrelohe (Feu follet) – Direction musicale Bernhard Kontarsky, Mise en scène David Bösch : Ambur Braid (Eva) et Julian Orlishausen (Peter) - © Photo by Stofleth / Opéra national de Lyon
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Résumé

Deux demi-frères aiment Eva, la fille du garde-forestier : Peter, l’enfant d’un viol, sauvage dans son désir et Heinrich qu’elle va épouser, seigneur d’Irrelohe, héritier d’une lignée maudite. Une rivalité qui s’achèvera dans les flammes du château.

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Franz Schreker – Schreker,

Irrelohe
(Feu follet)

Opéra en trois actes créé le 27 mars 1924 au Stadttheater de Cologne, sous la direction d’Otto Klemperer.

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Représentation enregistrée par France Musique le 30 mars 2022 à l'Opéra de Lyon, dans le cadre de son Festival Secrets de Famille. Nouvelle production.

Distribution :

Bernhard Kontarsky  : Direction musicale

David Bösch  : Mise en scène

Tobias Hächler  : Le Comte Heinrich, seigneur d’Irrelohe, Ténor
Piotr Micinski  : Le Garde-forestier, Basse
Ambur Braid  : Eva, sa fille, Soprano
Lioba Braun  : La vieille Lola, Contralto
Julian Orlishausen  : Peter, son fils, Baryton
Michaël Gniffke  : Christobald, musicien ambulant, Ténor
Kwang Soun Kim  : Le Prêtre, Baryton-basse
Paul-Henry Vila  : Le Meunier, Basse
Peter Kirk  : Fünkchen, musicien ambulant, Ténor
Romanas Kudriašovas  : Strahlbusch, musicien ambulant, Baryton
Barnaby Rea  : Ratzekahl, musicien ambulant, Basse
Antoine Saint-Espès  : Anselmus, majordome du château d’Irrelohe, Baryton-basse
Didier Roussel  : Un Laquais, Ténor

La mère et la sœur du Comte, le maire, le maître d’école, le greffier, une fille, des paysans, des gens du peuple, une jeune fille, des garçons, des laquais, des enfants.

Chœurs de l’Opéra national de Lyon
Benedict Kears  : Chef des Chœurs
Orchestre de l’Opéra national de Lyon

Falko Herold  : Décors et vidéo
Moana Stemberger  : Costumes
Michael Bauer  : Lumières
Janine Ortiz  : Dramaturgie

Argument :

Par Jean Spenlehauer, Chargé d’édition de l’Opéra de Lyon.

Acte I. Scène 1. Au XVIIIème siècle. Tard le soir, dans son auberge, la vieille Lola chante une chanson qu’elle chante souvent : « Autrefois j’étais belle, autrefois j’étais jeune… ». Son fils Peter l’interroge sur le château qui domine le village d’Irrelohe ; sur la lignée qui y règne, dont on dit qu’elle est maudite. Lola lui explique la malédiction qui pèse sur ces seigneurs qui violent les jeunes filles du village et qui meurent jeunes. Il l’interroge aussi sur ses origines, sur son père disparu. Peter, enfant sans père, est tenu à l’écart par la communauté villageoise. Même la jeune Eva, avec lui tendre ou méprisante selon les jours, le tourmente de ses questions. Lola laisse Peter seul et sans réponse à ses interrogations.

Scènes 2 à 6. Christobald, un vieux ménétrier, arrive dans l’auberge – une noce doit bientôt avoir lieu au village, pense-t-il. Il raconte à Peter qu’ici même, trente ans auparavant, lors d’une noce, le marié, comte d’Irrelohe, pris de folie, avait enlevé une belle jeune fille rousse, sans que lui, Christobald, son amoureux, ait pu empêcher le viol. Cette jeune fille s’appelait Lola. Peter s’effondre.

Lola rentre précipitamment, découvre stupéfaite que son amoureux est revenu, vraiment vieilli. Elle l’emmène dans une autre pièce. Peter revient à lui, terrifié, puis se perd dans la contemplation du château qui se dresse au clair de lune.

Il est interrompu dans sa sombre rêverie par Eva, paniquée : elle est pourchassée par le jeune comte Heinrich. Peter se propose de le tuer. Eva s’en horrifie. Elle sent chez Heinrich une souffrance indicible. Eva partagée entre peur et fascination, fait comprendre à Peter qu’elle éprouve quelque chose pour ce comte, qui ressemble tant à Peter. Jaloux, Peter la met à la porte. Et, resté seul : « C’est la fin. Maintenant, il ne me reste plus que la mort. »

Acte II. Scènes 1 et 2. Extérieur près du village. Le Meunier raconte au Curé que son moulin a brûlé dans la nuit. Il remarque avec philosophie que tous les ans à pareille époque, les incendies se multiplient. Le Curé croise ensuite Le Forestier, préoccupé par sa fille, Eva. Tous deux s’éloignent en conversant.

Scènes 3 à 5. Fünkchen, Strahlbusch et Ratzekahl, trois musiciens ambulants arrivent aux abords du château d’Irrelohe. En attendant d’être rejoints par leur chef Christobald, ils se réjouissent de leurs derniers exploits incendiaires et évoquent leur projet de mettre le feu au château.

Eva, qui cachée a entendu leurs propos, a compris que le château et le comte Heinrich étaient en danger. Elle décide d’aller l’avertir aussitôt.

Lola tente de convaincre Christobald de renoncer à sa vengeance qui frapperait des innocents, les criminels étant morts depuis longtemps. Mais Christobald n’en démord pas. Tous deux s’éloignent vers le château.

Scènes 6 et 7. Au château d’Irrelohe. Le comte Heinrich demande à son majordome, Anselmus, d’aller dire à la jeune fille qu’il suit depuis longtemps, Eva, de bien vouloir venir le voir au château. Seul, il se dit bien décidé à vivre et à ne pas s’incliner devant la malédiction qui frappe sa famille.

Scènes 8 et 9. Eva rejoint Heinrich. Tous deux se déclarent un amour fervent, tout en maîtrisant la violence de leur désir.

Survient Christobald, prétendument égaré dans le château, et qui demande au comte s’il est vrai qu’un mariage va avoir lieu. Heinrich lui répond que oui, et l’invite avec joie à venir jouer pour ses noces. Eva a le pressentiment que cet homme est dangereux. Heinrich la rassure.

Scène 10. Heinrich présente sa fiancée à l’ensemble de sa cour et de ses serviteurs. Tous se réjouissent en un chœur joyeux. Christobald, resté seul à la fin, en reprend la dernière phrase : « Qu’Irrelohe soit une seule flamme! »

Acte III. Scènes 1 à 4. Devant son auberge, Lola supplie Peter de rester à la maison, en ce jour de noces, mais il s’éloigne.

Peter attend Eva qui le rejoint. Tous deux ont une explication très tendue. Il supplie la jeune femme de ne pas danser avec Heinrich – il ne le supporterait pas – et il la met en garde. En vain. Eva refuse son chantage.

Retrouvant Lola, Peter la supplie de l’empêcher de sortir, par tous les moyens.

Scènes 5 et 6. Tandis que la noce se prépare, Le Curé échange avec Le Forestier, père d’Eva, qui manifeste son inquiétude : sa fille ne semble pas heureuse ; les incendies se multiplient dans le pays; et il sait qu’il y a trente ans, lors de noces, un crime a eu lieu. Le Curé minimise ses craintes, avant de rejoindre l’église pour la cérémonie.

Scène 7. Le Majordome du comte Heinrich est inquiet lui aussi : on dit qu’un petit vieillard s’est glissé dans le château la veille, et lui-même a trouvé un morceau d’amadou enflammé dans une pièce...

Scènes 8 et 9. Pendant que les jeunes mariés approchent, Fünkchen, Strahlbusch et Ratzekahl, rejoints par Christobald, se mettent en place pour le bal, devant leurs pupitres. Christobald leur laisse entendre qu’il a mis en place le dispositif qui va incendier le château.

Scènes 10 et 11. Toute la noce quitte l’église. Fünkchen donne le signal de la danse, invitant le comte à ouvrir le bal. Heinrich s’apprête à entrer dans la danse avec Eva, malgré les craintes de la jeune épouse.

Peter se précipite sur le couple et arrache Eva des bras du Comte. Les deux hommes se battent. Lola tente de les séparer : « C’est ton frère! » crie-t-elle. Mais Heinrich étrangle Peter et le tue. Des hommes emportent le corps, suivis par Lola en larmes. On entend alors le tocsin, le château brûle. Tout le monde s’y précipite.

Scène 12. Heinrich et Eva sont restés seuls à contempler le désastre. Le jeune comte est désespéré, comme si la malédiction d’Irrelohe pesait encore sur lui. Eva le relève et tous deux s’étreignent devant une aube nouvelle.

Extrait du programme de l’Opéra de Lyon avec son aimable autorisation.

Programmation musicale :

Grete von Zieritz – Poètes japonais / traduction Paul Enderling,

Japanische Lieder, für eine Singstimme und Kammerorchester
(Dix Chansons japonaises pour voix et orchestre de chambre)
 :
- Freunde (Les Amis)
Poème de Saito
- Sommerduft (Senteur d’été)
Poème de Mitsune
- Fern von dir (Loin de toi)
Poème de Shikibu Idzumi
- Erinnerung (Souvenirs)
Poème de Kibino
- Am heiligen See (Au lac sacré)
Poème de Ozi Ohotsuno
- Das Alter (L’âge)
Poème de Kintsune
- Komm einmal noch (Viens encore une fois)
Poème de Shikibu Idzumi
- Rückblick (Retour en arrière)
Poème de Komachi Onono
- Einsamkeit (Solitude)
Poème de Muneyaki
- Japan
Poème de Yakamochi

Barbara Hesse-Bachmaier  : Mezzo-soprano
Orchestre d’Etat de Brandebourg de Francfort sur l’Oder
Athinaos Nikos  : Direction musicale
SIGNUM SIG 102-00

Franz Schreker,

Intermezzo op 8 – pour orchestre à cordes

Orchestre de Chambre Géorgien d’Ingolstadt
Ruben Gazarian  : Direction musicale
ARS PRODUKTION ARS 38253

Franz Schreker,

Ein Tanzspiel (Un Jeu de danse - extrait) :
1. Sarabande. Lento, con expressione
2. Menuet. Allegro scherzando

Orchestre de la Suisse Romande
Kazuki Yamada  : Direction musicale
PENTATONE CLASSICS PTC 5186 518

Erich Wolfgang Korngold – Julius et Erich Wolfgang Korngold sous le pseudonyme de Paul Schott / d’après Georges Rodenbach,

Die Tote Stadt, (La Ville morte) op 12 :
Acte II Scène 3 :
Juliette, Lucienne, Victorin, Le Comte Albert, Fritz, Marietta
- « Schäume, tolles Tänzerblut »
(« Tourne et bouillonne, sang des danseurs »)
Fritz, Chœur de Femmes
- « Mein Sehnen, mein Wähnen »
(« Ô désir, ô espoir »)
Marietta, Juliette, Lucienne, Victorin, Le Comte Albert, Fritz
- « Bravo, guter Pierrot »
(« Bravo, Pierrot, donne-moi un bécot »)
Paul, Marietta, Victorin, Le Comte Albert, Fritz
- Mariettas Tanz « Halt ein ! Du eine auferstandne Tote »
(« Arrête ! Toi ? Une morte ressuscitée ? Jamais ! »)

Klaus Florian Vogt  : Paul, Ténor
Tatiana Pavlovskaya  : Marietta, danseuse, Soprano
Michael Nagy  : Fritz, le Pierrot, Baryton
Anna Ryberg  : Juliette, danseuse, Soprano
Jenny Carlstedt  : Lucienne, danseuse, Mezzo-soprano
Julian Prégardien  : Victorin, le metteur en scène, Ténor
Hans-Jürgen Lazar  : Comte Albert, Ténor
Chœur de l’Opéra de Francfort
Matthias Köhler  : Chef des Chœurs
Orchestre du Musée et de l’Opéra de Francfort
Sebastian Weigle  : Direction musicale
OEHMS CLASSICS OC 948

À réécouter : Le Coq d'Or de Rimski-Korsakov à l'Opéra de Lyon

À réécouter : Ariane et Barbe-Bleue à l’Opéra de Lyon : le prix de la liberté

Références

L'équipe

Judith Chaine
Judith Chaine
Judith Chaine
Production
Jean-Claude Mullet
Réalisation