Gioachino Rossini, Le Comte Ory – Direction musicale Diego Matheuz, Mise en scène Hugo de Ana : Juan Diego Flórez (Le Comte Ory) - © Photo by Amati Bacciardi / Festival d’Opéras Rossini – Pesaro 2022
Gioachino Rossini, Le Comte Ory – Direction musicale Diego Matheuz, Mise en scène Hugo de Ana : Juan Diego Flórez (Le Comte Ory) - © Photo by Amati Bacciardi / Festival d’Opéras Rossini – Pesaro 2022
Gioachino Rossini, Le Comte Ory – Direction musicale Diego Matheuz, Mise en scène Hugo de Ana : Juan Diego Flórez (Le Comte Ory) - © Photo by Amati Bacciardi / Festival d’Opéras Rossini – Pesaro 2022
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Résumé

Tandis que le seigneur de Formoutiers est en croisade, le comte Ory tente d'approcher sa femme enfermée au château dans une chaste attente. Nous retrouvons Juan Diego Flórez dans le rôle du libertin avec Julie Fuchs, éblouissante. Dir Diego Matheuz.

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Gioachino Rossini – Eugène Scribe et Charles-Gaspard Delestre-Poirson,

Le Comte Ory

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Opéra en deux actes créé le 20 août 1828, l’Opéra Le Peletier, à Paris.

Opéra offert dans le cadre des échanges Euroradio avec l'Union Européenne de Radio et Télévision (UER), enregistré le 9 août 2022 au Vitrifrigo Arena de Pesaro, dans le cadre du Festival d’Opéras Rossini. Nouvelle coproduction avec le Théâtre Communal de Bologne.

Distribution du Comte Ory au Festival de Pesaro :

Diego Matheuz  : Direction musicale

Hugo de Ana  : Mise en scène, décors et costumes

Juan Diego Flórez  : Le Comte Ory, jeune seigneur, Ténor
Andrei Filonczyk  : Raimbaud, compagnon de folies d’Ory, Baryton
Nahuel Di Pierro  : Le Gouverneur, précepteur d’Ory, Basse
Julie Fuchs  : Adèle de Formoutiers, Comtesse, Soprano
Monica Bacelli  : Dame Ragonde, tourière du château, Mezzo-soprano
Maria Kataeva  : Isolier, page d’Ory, Mezzo-soprano
Anna-Doris Capitelli  : Alice, jeune paysanne, Soprano

1er chevalier, 2ème chevalier, Ténors
Croisés, chevaliers de la suite du Comte, écuyers, paysannes et paysans, dames de compagnie de la Comtesse.

Chœur du Théâtre Ventidio Basso
Giovanni Farina  : Chef de chœur
Orchestre Symphonique National de la RAI

Valerio Alfieri  : Lumières

Programmation musicale de Judith Chaîne :

Gioachino Rossini / arr Mario Castelnuovo-Tedesco,

Le Barbier de Séville :
Air de Figaro – arrangement pour violoncelle et piano

Sol Gabetta  : Violoncelle
Mihaela Ursuleasa  : Piano
RCA Red Seal 88697359622

Gioachino Rossini – Jacopo Ferretti / d’après François-Benoît Hoffman, Monvel, Simeone Antonio Sografi et Gaetano Rossi,

Matilde di Shabran :
Fin de l’opéra (Acte II Scènes 10 à 12) :
Corradino et Edoardo « Da cento smanie »…
(« Je sens mon cœur déchiré par d’innombrables souffrances »… Matilde et Le Chœur « Tace la tromba aletra spira tranquillita » (« L’altière trompette s’est tue »)

Juan Diego Flórez  : Corradino Cœur de fer, Ténor
Annick Massis  : Matilde Shabran, Soprano
Hadar Halevy  : Edoardo,
Bruno Taddia  : Raimondo Lopez, père d’Edoardo,
Marco Vinco  : Aliprando, médecin
Bruno de Simone  : Isidoro, poète,
Carlo Lepore  : Ginardo, gardien du donjon,
Chœur de Chambre de Prague
Lubomir Máti  : Chef des chœurs
Rosetta Cucchi  : pianoforte
Orchestre Symphonique de Galice
Riccardo Frizza  : Direction musicale
Decca 475 7688

Argument du Comte Ory de Rossini :

Par Marie-Aude Roux.

Acte I. A l’entour du château de Formoutiers déserté depuis peu par sa gent masculine partie guerroyer en Terre Sainte, un homme rallie le petit peuple. C’est Raimbaud, ami du Comte Ory qui, en rabatteur fidèle, se fait fort de servir le prétendu ermite qui doit bientôt paraître en ces lieux, mais dont les desseins libertins n’ont d’autre but que d’assiéger la vertu de la belle châtelaine, la Comtesse Adèle de Formoutiers.

Pendant que la foule joyeuse s’affaire à déposer des offrandes, s’en vient Dame Ragonde, la gardienne du château, affligée de ce que sa maîtresse souffre de langueur depuis le départ des Croisés et décidée à consulter à ce sujet le bon ermite… Irradiant de piété et charité chrétiennes, voici notre homme, se félicitant sous la bure consacrée de ce que la Comtesse elle-même ait soucis de ses avis.

Non loin de là cheminent deux cavaliers : le vieux et plaintif gouverneur du Comte, parti à la recherche de son élève disparu depuis huit jours, qu’accompagne le jeune page du Comte, le bel et fringant Isolier, lequel espère bien se rapprocher de sa belle cousine Adèle dont il est épris. Aux abords du village, le gouverneur soupçonneux interroge quelques paysannes et, sa conviction établie, se propose de surprendre le faux ermite. Cependant Isolier, fort confiant, est accouru près du saint homme afin d’obtenir aide et conseil : il dévoile ainsi sans le savoir à son maître médusé puis rageur, sa situation de rival et le plan judicieux qu’il a conçu pour s’introduire dans le castel, contrecarrant la volontaire réclusion de celle qu’il aime jusque dans son fief. Le Comte, profitant de l’aubaine, se promet de neutraliser le jeune impudent.

Voici qu’apparaît la belle Adèle, venue quérir elle aussi pieux conseils et sage consolation. A la vue d’Isolier, la jeune fille se trouble, mais l’ermite, après l’avoir déliée de son vœu trop rigoureux, l’invite à s’adonner à nouveau aux joies de l’amour. Transportée, la jeune ressuscitée exulte, avouant ne vouloir aimer que son beau et doux cousin Isolier. Celui-ci est aux anges, quand soudain l’ermite machiavélique met durement en garde Adèle contre le trop charmant page du tristement célèbre Comte Ory ! Se défiant aussitôt, la Comtesse s’alarme et veut rentrer au château chaperonnée par l’ermite lui-même… Mais à ce moment surgit le gouverneur dont l’index accusateur désigne aux yeux de tous l’inique usurpateur : « C’est le Comte Ory ! » Effarement, colère et vindicte générale jaillissent de toutes les poitrines. Mais voici Dame Ragonde hors d’haleine, un message à la main : les Croisés sont sur le chemin du retour et seront là dans moins de deux jours ! La joie éclate dans le cœur des femmes, cependant que le Comte Ory ne renonçant point à ses prérogatives séductrices, se prépare derechef à tenter un nouveau coup.

Acte II. La nuit tombe sur le castel endormi où sont réfugiées la Comtesse et sa suivante. Mais l’atmosphère pesante, lourde de menaces, laisse bientôt éclater les coups d’un orage diluvien. Adèle s’émeut lorsque lui parviennent du dehors les accents déchirants de pauvres pèlerines errant dans la tourmente. Précipitée aux nouvelles, Dame Ragonde reparaît fulminant, s’indignant de ce que fuient ces malheureuses, encore ce diable de Comte Ory ! Les secours s’organisent, mais une fois refermées les portes de l’hospitalité, ces singulières pèlerines, passablement excitées se réjouissent de leur excellent stratagème. Tandis que le sieur Raimbaud opportunément descendu au cellier, rapporte aux assoiffées les meilleurs crus du seigneur châtelain. Buveurs paillards ou moin ²esses ferventes, Ory et ses complices auront beau jeu de tromper tour à tour leurs naïves hôtesses dans une scène qui ne manque pas de piquant.

Quand la Comtesse a convié chacun au repos, Isolier survient, porteur d’un pressant message : les Croisés arrivent cette nuit même. La joie est à son comble mais Isolier s’inquiète à l’évocation des quatorze commensales stationnées au château, découvrant dès lors aux femmes pétrifiées la nouvelle supercherie du Comte Ory ! Adèle s’effraye tandis que, chevaleresque, il s’offre à la sauver.

Des pas approchent : c’est le Comte Ory, bien décidé à profiter de cette nuit ultime. Mais, trompé par l’obscurité, il s’empresse de courtiser… son propre page auquel la Comtesse dissimulée prête sa voix. Le jeu s’enflamme et s’exaspère lorsque soudain retentissent non loin les trompettes des Croisés. Découvert, le Comte Ory se voit réduit à une fuite honteuse, puis expédié en beauté par son rival tandis qu’exultent les chants de louange saluant les Croisés victorieux.

© L'Avant-Scène Opéra

Ouvrage de référence sur Le Comte Ory de Rossini :

L’Avant-Scène Opéra : Le Voyage à Reims + Le Comte Ory de Rossini
n°140 – ISBN : 978-2-84385-262-6

12 min
1h 59
1h 58
À réécouter, avec Monica Bacelli dans le rôle d'Octavie : L'Incoronazione di Poppea de Claudio Monteverdi
3h 57