Mozart et violon
Mozart et violon
Mozart et violon ©Getty - Grant Faint
Mozart et violon ©Getty - Grant Faint
Mozart et violon ©Getty - Grant Faint
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Résumé

Un soir de 1783, Mozart rend service à son ami Michael Haydn, souffrant : il écrit à sa place deux duos pour violon et alto...

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Premièrement, abordons la solidarité ou comment rendre service à un ami… Il semble que Mozart ait écrit deux duos pour violon et alto, dont celui-ci, pour aider son ami Michaël Haydn, souffrant et dans l’incapacité d’honorer la commande de l’affreux archevêque Colloredo… Geste bien sympathique de la part de Mozart, qui d’ailleurs n’aurait passé que deux nuits à composer ces petites merveilles.

Mais au-delà de l’anecdote, cette substitution dit aussi beaucoup de choses sur le style classique : les compositeurs partageaient alors une sorte de langue musicale commune. Certes de façon plus ou moins innovante et originale, mais fondée sur une sorte de langage commun. Leur « boîte à outil » comprenait des principes formels (notamment la forme sonate à laquelle je ne ferai pas davantage référence pour ne pas sombrer dans la technique et l’affreux vocabulaire qui va avec…) et des éléments tels que les différents accords utilisés

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A ce propos je voudrais vous recommander deux maîtres qui ont tout compris : l’un, Bobby Lapointe, qui dans sa leçon de guitare sommaire explique que le langage harmonique comprend deux accords :

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Il n’a pas tout à fait tort … mais pas complètement raison, car le style classique peut aller un peu au-delà de trois… bref ! Et plus sérieusement, mon autre référence est le pianiste et musicologue Charles Rosen qui a écrit un livre formidable intitulé le style classique. On entend ici un extrait de son enregistrement de l’Andante de la sonate K331 de Mozart :

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La deuxième idée est le défi de trouver la plénitude sonore avec seulement deux instruments à cordes. Dans ces deux duos, Mozart utilise de multiples moyens techniques pour arriver à cette plénitude : des arpèges rapides ou des doubles-cordes donnant le sentiment de la richesse harmonique. Dans le passage qui suit, on a un peu des deux : des accords de quatre sons, et des arpèges qui s’enchevêtrent.

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Enfin, le goût pour le duo à cordes au 20ème siècle. Bien des compositeurs passionnés par le grand orchestre ont aussi aimé écrire pour deux instruments plutôt « monodiques ». Parfois pour le même instrument, comme Bartok avec ses 44 duos pour violon. Voici la danse de l’oreiller :

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Et d’autres ont choisi une palette sonore plus large, en écrivant pour violon et violoncelle. De Ravel écoutons le début de sa magnifique sonate qui commence dans une atmosphère mystérieuse avec les deux instruments qui dialoguent dans le même registre :

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