Portrait de François Couperin en 1735.
Portrait de François Couperin en 1735.
Portrait de François Couperin en 1735. ©Getty - Print Collector / Hulton Archive
Portrait de François Couperin en 1735. ©Getty - Print Collector / Hulton Archive
Portrait de François Couperin en 1735. ©Getty - Print Collector / Hulton Archive
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Résumé

Les Barricades mystérieuses de Couperin, un chef d'œuvre de la musique baroque pour clavecin qui porte en germe des ingrédients qui passionneront les compositeurs du 20ème siècle.

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Tout d’abord, le thème en est tout simplement génial ! En quoi l’est-il ? Il a une simplicité apparente  et une incroyable subtilité : il joue sur l’illusion que la ligne mélodique est continue alors que les résonances des cordes pincées du clavecin sont chacune d’une grande brièveté. Sans trop s'aventurer sur des sujets complexes, on peut considérer qu’il y a en musique un phénomène comparable à la persistance rétinienne dans la perception que nous avons du son… Vaste sujet. Toujours est-il que Couperin crée avec les quelques notes de sa cellule de départ, un mouvement continu irrésistible !

Deuxièmement, Couperin est un maître de la musique répétitive. A partir du thème qui est lui-même répétitif et la structure du rondeau, il décline la cellule mélodique dans tous les états. Et de fait, nous sommes proches de ce que rechercheront quelques siècles plus tard, Steve Reich, Philip Glass et John Adams, dans d’autres esthétiques ! Voici, de Steve Reich, le début de Piano Phase par Mahan Esfahani :

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Troisième idée : comme plusieurs de ses contemporains, Couperin préfigure des développements instrumentaux dont s’empareront de nombreux compositeurs au 20ème siècle. La rapidité, la vélocité, l’arpègement seront quelques-uns des ingrédients utilisés. Ce renouveau de l’engouement pour le clavecin est en partie dû à la grande claveciniste Wanda Landowska qui sera à l’origine de nombreuses créations. Elle crée ainsi le concerto de Manuel de Falla en 1926, à Barcelone, entourée des musiciens de prédilection de Casals.

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Cet élan donné par Wanda Landowska trouvera sa continuité dans la seconde partie du 20ème siècle avec de nombreuses créations pour clavecin de nombreux compositeurs. Le Continuum de György Ligeti explore de magnifiques textures sonores, lui aussi en jouant avec les phénomènes répétitifs mais ici qui dérapent peu à peu… Une merveille !

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