Portrait de Pierre Boulez à la Philharmonie de Berlin, 1994 ©Getty -  ullstein bild
Portrait de Pierre Boulez à la Philharmonie de Berlin, 1994 ©Getty - ullstein bild
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Résumé

Aujourd'hui, Marc-Olivier Dupin choisit de nous parler du fondateur de l'IRCAM mais aussi de l'Ensemble Intercontemporain : Pierre Boulez ! Plus précisément de son oeuvre "Eclat" composée en 1964 et écrite pour 15 instruments.

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La première chose frappante dans cette œuvre est le soin avec lequel Pierre Boulez traite la résonance acoustique dans cette pièce. Chopin et Liszt s’en sont génialement emparé dans leur écriture pianistique. Puis Debussy bien évidemment, comme par exemple dans la Cathédrale engloutie. Autre exemple particulièrement important pour Boulez, la fin de Noces de Stravinsky où se mélangent les résonances du piano et celles des percussions :

La deuxième idée est un peu liée à la première : dans Éclat, Boulez utilise tout un éventail d’instruments à résonance variable. La mandoline ou la guitare non sonorisées ont des durées de résonance très courtes en comparaison avec le piano ou les cloches-tubes.
C’est notamment pour cela que la formation instrumentale est si singulière. Et à ce mélange de timbre, il associe un instrument extraordinaire, déjà aimé de Stravinsky : le Cymbalum. Ici, dans une petite formation de tziganes roumains :

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La troisième idée est le temps suspendu. Dans Éclat, il y a des fulgurances, des moments virtuoses et fugaces. Mais Boulez aime aussi arrêter le temps, soit sur une résonance, un accord ou sur un trille ou un trémolo, c’est-à-dire sur une note qui tourne sur elle-même. Ceci n'est pas nouveau, on retrouve un autre exemple de temps suspendu dans le 5ème concerto Brandebourgeois de Bach

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