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Chine. Li Xiangting. L’Art du qin

Parution : 12.10.2018
Thèmes : Musique traditionnelle

Li Xiangting, cithare à sept cordes qin
La venue en France en février-mars 1990 du plus grand interprète vivant du plus beau des instruments chinois est pour nous l’occasion de prolonger la récente réédition du disque Chine – Musique classique (Ocora C 582039) par un disque exclusivement réservé au répertoire de la cithare à sept cordes qin (ou guqin). Nous entendons ainsi continuer l’anthologie des grands maîtres du répertoire classique de musique instrumentale en solo.
Le répertoire des Lettrés réclame une maturité dont un très petit nombre de musiciens peut se prévaloir. Il réclame une culture, un art de vivre qu’on disait à jamais éteints. Je sais qu’il n’en est rien. Mais posséder à fond une tradition, en être l’interprète au plus haut niveau est une chose dont sont capables de rares musiciens ; faire partager la musicalité d’un tel art à un public étranger à sa culture d’origine – et le qin est le plus chinois des instruments – est un don encore plus rare, que Li Xiangting possède.

La musique
Entendre le qin joué par Li Xiangting, c’est découvrir en même temps le violoncelle, Bach et Pablo Casals : un raffinement extrême, des compositions riches et contrastées, une atmosphère recueillie au service d’un répertoire plus que millénaire. Le plus étonnant dans la musique du qin reste sa capacité à être perçue immédiatement, indépendamment de son très riche contexte, comme une musique universelle, au-delà de toute chinoiserie. La sensualité du son est magnifiée par la complexité des variations où la virtuosité est constamment au service de l’expression.

L’instrument
Bien sûr le qin est l’emblème de la Chine des Lettrés au même titre que la poésie ou la calligraphie. Mais c’est surtout un instrument d’une extrême simplicité, capable de produire une variété immense de sons, des graves profonds aux aigus transparents, des attaques d’une grande violence aux glissés se perdant dans le silence. Sur la caisse de résonance en laque incrustée de paillettes de métal précieux, déjà en soi objet d’art et de vénération, sont tendues sept cordes, donnant les notes fondamentales de la « gamme chinoise » do-ré-fa-sol-la-do-ré. Treize points de nacre indiquent les divisions harmoniques de la corde. Trois modes de jeu sont ainsi permis : les cordes à vide, les cordes pressées sur la touche, lisse comme celle d’un violon, et les harmoniques. Les partitions font appel à une écriture spécifique qui note précisément les doigtés, à la manière des tablatures de luth de la Renaissance.

L’interprète
Malgré les multiples bouleversements que la Chine a connus, l’art du qin reste immortel, transmis fidèlement de maître à disciple et de génération en génération, principalement par voie manuscrite. Chaque maillon de cette chaîne est irremplaçable et à ce titre Li Xiangting occupe une place privilégiée, puisqu’il est l’héritier direct des plus grands maîtres, Zha Fuxi (1895-1976) et Wu Jinglüe (1907-1987) ; il est ainsi devenu un professionnel complet embrassant toute l’histoire et réunissant les écoles, formant le meilleur de la jeune génération. Si un ou deux joueurs peuvent aujourd’hui prétendre l’égaler, nul ne peut le dépasser dans l’intensité d’une concentration totalement à l’écoute des vibrations intimes de l’instrument.

Né en 1940 en Mandchourie, il occupe le poste prestigieux de professeur au Conservatoire Central de Musique de Pékin. Il joue également à merveille de la flûte verticale xiao, le seul instrument avec la voix admis dans l’intimité du qin.

Enregistrements Radio France : Myron Meerson assisté d’Alain Joubert. Montage Alain Joubert, Adrien Roch. Direction artistique François Picard.

Détails techniques
Distributeur : Outhere
ISBN : 3415820000111
Référence : C561001

1 CD 1h – Parution 12 octobre 2018

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