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L'ascension de Tiakola : comment est-il devenu numéro 1 ?

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Tiakola - photo promo (DR)
Tiakola - photo promo (DR)
- DR

Numéro 1 des ventes avec son premier album, Tiakola a confirmé les espoirs placés en lui. Quelle est la recette de son ascension ?

Considéré comme une véritable pépite depuis ses premiers succès avec 4Keus, Tiakola a pris son temps avant de livrer son premier projet solo. Intitulé Mélo et publié le 27 mai, son debut-album a immédiatement été salué par la critique, avant d’aller chercher la place de numéro 1 du top avec 15800 exemplaires vendus en première semaine. Le rappeur a donc confirmé tous les espoirs placés en lui ces dernières années. Dès ses débuts, tout le monde a repéré chez lui son sens de la mélodie et sa capacité à signer des refrains accrocheurs. Il y a cependant un pas énorme à effectuer pour passer du statut de jeune rookie talentueux à celui d’artiste confirmé, numéro 1 des ventes. Quelques éléments-clés permettent de comprendre l’ascension de Tiakola jusqu’au sommet du top albums.

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Il ne se précipite pas

C’est à partir de cette période que Tiakola se permet réellement de se lancer en solo. Plutôt que de livrer immédiatement ce premier album solo tant réclamé par le public, il préfère faire monter tranquillement la pression, tout en gagnant en maturité artistique. Les nombreux featurings avec des têtes d’affiche confirmées (Niska, Gazo, Alonzo) lui permettent d’élargir sa fan-base et d’installer toujours un peu plus son nom et sa voix dans l’esprit du public. Il a donc fallu attendre le mois de mai 2022 pour découvrir enfin un projet solo de Tiakola, après 4 ans à charbonner en groupe, et deux ans à accumuler de l’expérience en solo.

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Il sait identifier ses points de progression

Tiakola est conscient de ses qualités et s’appuie assez logiquement sur ses facilités d'interprétation. Créer des mélodies est très naturel chez lui, c’est un axe fort de sa proposition artistique, et il serait dommage de passer à côté. S’il sait se passer de topliners qui feraient le travail moins bien que lui, il a suffisamment de recul pour identifier ses propres points faibles. Tiakola n’est pas un grand lyriciste, il le sait, et il n’hésite pas à se faire aider quand il en a besoin. C’est pour cette raison qu’il est allé chercher Dinos, dont il apprécie la plume, pour l’accompagner et le conseiller sur l’écriture de son premier album.

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Ce n’est pas tout : même sur ses points forts, il reste conscient de sa marge de progression. Malgré sa maîtrise de la mélodie, il continue à travailler avec une professeure de chant pour gommer ses défauts et devenir un artiste plus complet. L’un de ses grands chantiers reste l’articulation, encore perfectible. D’autres points ont été évoqués par Tiakola au cours des différentes interviews données pendant la promotion de Mélo, notamment ses difficultés à trouver l’inspiration une fois passé le stade du premier couplet et du refrain. C’est une conséquence logique de ses années de travail en groupe, mais c’est un point sur lequel il va forcément devoir gagner en aisance pour réussir en solo.

Il sait s’entourer et écouter les conseils

On a vu dans le point précédent que Tiakola n’avait pas hésité à faire appel à d’autres rappeurs pour l’écriture, ou à une professeure de chant. En dehors de ces professionnels venus à lui avec une mission précise, d’autres artistes ont un rôle majeur dans l’évolution artistique de Tiakola. C’est notamment le cas de Niska, avec qui il a déjà enregistré plusieurs featurings. Là encore, Tiako a été très sincère sur sa démarche : il a répété dans quasiment chaque interview que l’auteur de Commando lui avait appris à structurer ses morceaux, à construire un album, et donc à devenir plus efficace.

Chacun de ses featurings avec des artistes plus expérimentés que lui lui ont servi d’apprentissage : Niska, Alonzo, Gazo, Leto, Maes … tous ont eu un rôle dans l’évolution artistique de Tiakola, et lui ont appris -volontairement ou non- leurs méthodes de travail et de création. Comme Buu dans Dragon Ball, l’auteur de Mélo est capable de piocher les meilleures techniques des talents qui l’entourent pour gagner en puissance.

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Il a des influences variées

Dans la rubrique Première Place de Mouv Actu ce jeudi 9 juin, Raphaël Da Cruz résumait Mélo comme un “syncrétisme musical qui convoque à la fois une drill souple et le rap français historique avec un clin d'œil à Ärsenik, le ndombolo congolais dans certaines inflexions de voix et l’afrobeats nigérian sur , la trap sous Auto-Tune d’Atlanta (Tiakola est fan de Young Thug) et le R&B. . On ne fera pas meilleur résumé de cet album, et surtout, meilleure illustration de la grande diversité d’influences de Tiakola.

Cet éclectisme est une conséquence heureuse de son histoire personnelle : Tiako a grandi dans une famille nombreuse, chaque enfant ayant ses propres préférences musicales. En passant d’une chambre à une autre, il plongeait dans une ambiance différente, découvrait de nouveaux artistes. Il a pioché autour de lui pour se forger sa propre identité artistique. Pour conclure, Raphaël Da Cruz a également évoqué “du gospel, comme sur le titre qui ferme l’album, R.I.Peace" : là aussi, l’origine de ce type d’influence trouve une explication dans son histoire familiale : Tiakola a plusieurs fois évoqué l’importance de la musique évangéliste dans son parcours, après avoir passé pas mal de temps à écouter les chanteuses et chanteurs dans les églises lors de ses voyages au Congo.

Un bon capital-sympathie

C’est une donnée plus difficile à maîtriser pour un artiste car elle dépend à la fois de son tempérament naturel, mais aussi de la perception qu’aura le public de sa personnalité. De ce côté là, Tiakola marque des points : toujours très souriant, ce qu’il dégage correspond parfaitement à son univers musical. S’il peut encore gagner en aisance en interview, il part sur de très bonnes bases, et le public ne s’y trompe pas. Il suffit de jeter un œil aux commentaires en réaction à ses différentes interviews : beaucoup viennent d’internautes qui ne sont pas auditeurs de sa musique, mais qui découvrent un jeune homme intéressant à écouter. Hormis l’aspect solaire de sa personnalité, on remarque son humilité, sa capacité à prendre du recul sur lui-même, et sa simplicité. C’est bien la meilleure manière de convaincre un public pas forcément conquis d’avance.