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Les meilleurs clips horrifiques du rap français

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Capture clip "Sex" de menace Santana
Capture clip "Sex" de menace Santana

Pour fêter Noël comme il se doit, on vous a préparé une petite sélection des meilleurs clips horrifiques du rap français.

Masque d’halloween, freestyles intitulés “Halloween” ou “machette”, citrouilles, références à Michael Myers, visuels cauchemardesques … menace Santana, rappeur lyonnais plébiscité par les fans de drill, mise énormément sur l’imagerie horrifique. Si le masque et les armes blanches font partie de la panoplie de tout bon drilleur, peu d’artistes établissent le lien avec les personnages de slasheurs, qui se baladent eux aussi avec ce type d’accessoire. A l’heure de la sortie de son premier véritable projet, sobrement intitulé “!”, on apprécie donc de voir un rappeur français remettre un peu d’horreur sur le devant de la scène, en particulier pendant cette période de fin d’année ou tout n’est que bienveillance et amour. 

menace Santana n’est pas le premier à intégrer des éléments horrifiques dans son univers ou dans ses clips. Avant lui, de nombreux autres rappeurs se sont inspirés de films d’épouvante pour réaliser leurs visuels, qu’il s’agisse de rappeurs aux tendances horrorcore (VII), ou d’artistes plus classiques ne s’aventurant sur les sentiers de l’horreur qu’à titre exceptionnel (Don Choa). Pour fêter Noël comme il se doit, on vous a donc préparé une petite sélection des meilleurs clips horrifiques du rap français. 

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Les clips grand public  

Don Choa - Dr Hannibal

Plutôt sérieux dans son propos quand il rappait au sein de la Fonky Family, Don Choa s’est énormément lâché dès qu’il a eu l’occasion de prendre le micro en solo, démontrant notamment son sens de l’humour. Son plus gros succès en solo, Dr Hannibal, est une véritable anomalie parmi les singles qui ont su toucher le grand public dans les années 2000. Bourré de références aux classiques de l’horreur, Dr Hannibal est certainement le morceau français d’horrorcore le plus décomplexé, dans le sens où il ne se prend jamais au sérieux (“j’ai même niqué la sorcière de Blair Witch”, “je tue toute l’année, qu’est ce que je m’en fous d’Halloween”). Le clip est lui aussi inventif, avec une mise en scène un brin perturbante, en reverse, et un joli cliffhanger. Étant donné qu’il est destiné à un large public, c’est forcément le moins gore de la liste, malgré le coup de dents de Don Choa sur la modèle à la fin du clip. 

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Kool Shen - Qui suis-je ? 

On n’est pas tout à fait dans l’horreur pure, mais quelques éléments inscrivent tout de même Qui suis-je ? dans la lignée des clips inspirés par ce genre cinématographique : le producteur de musique attaché dans les bois avec les yeux crevés et la langue coupée, cette même langue envoyée par colissimo, les lettres découpées dans les journaux, etc. Hormis l’ambiance inquiétante de la prod et quelques rimes dans le thème (“qu’est ce qu’il y aurait de bizarre à téma le sang couler de tes yeux ?” ; “le diable pourrait me vendre des tas de trucs qu’il a déjà en stock”), le morceau n’est pas classifiable dans l’horrorcore. Son format est d’ailleurs assez atypique, puisqu’il mélange égotrip et introspection, sans qu’on ne sache vraiment si Kool Shen se raconte ou s’il est dans la mise en scène. D’ailleurs, si on ne devait retenir qu’un seul titre de sa discographie solo, ce serait certainement celui-ci. 

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Casseurs Flowteurs - La mort du disque

Ok, techniquement on est loin du film d’horreur, sauf si on se met dans la peau d’un disque. Dans ce cas, il s’agit d’un insoutenable concentré de torture-porn, qui ferait passer Saw, Hostel et A Serbian Film pour de gentils films Disney. *

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Les clips Néochrome  

Néochrome Click

La grande époque de Néochrome est associée dans l’imaginaire collectif à des clips très street, parfois réalisés avec les moyens du bord. On oublie parfois que Néochrome, c’est aussi une imagerie horrifique déclinée sur les visuels (Alkpote sur La Crème du 91 par exemple), dans les textes ou dans les clips. On commence donc par Néochrome Hall Stars, réunion des trois gros noms du label, Alkpote, Seth Gueko et Zekwe, avec le clip de Néochrome Click. Les images n’ont pas grand chose à voir avec le morceau (qui cite tout de même Freddy Krueger), mais laissent planer une ambiance de film d’horreur des années 70, avec un grain d’image poussiéreux et des inserts de La Maison des mille morts. Ce long-métrage est le premier de Rob Zombie, il est justement pensé comme un hommage aux horror-movies de l’époque, et on y retrouve même Rainn Wilson, le Dwight de The Office. 

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Alkpote - Chambre de torture

L’idée est un peu moins appuyée sur ses derniers albums, mais Alkpote a longtemps insisté sur l’imagerie horrifique, aussi bien dans ses punchlines que dans ses clips, et même ses interviews (“j’suis un peu sadique, je prends plaisir à voir des gens mourir”), poursuivant la filiation avec la scène rap de Memphis. Le clip de Chambre de Torture est l’un des exemples les plus concrets de son amour pour l’horreur et les ambiances bien gore. 

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Zekwe et Niro - Noyeux Joël 

Dans un genre différent, Néochrome a laissé libre court à la folie de ses cerveaux les plus créatifs sur un titre de Noël complètement horrifique. Le clip met en scène deux personnages peu recommandables débarquant un soir de réveillon pour ligoter un pauvre innocent et lui voler tous ses paquets. Noyeux Joël est un morceau à double-emploi : évidemment parfois pour les fêtes de fin d’année, mais aussi efficace pour Halloween, étant donné son ambiance dérangée et inquiétante.  

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La moitié de la clipographie de VII  

Pendant de nombreuses années, VII est resté le principal représentant du genre horrorcore en France, avec des tracklists suffisamment parlantes : Purgatoire, Enfant de la crypte, Les Nuits de Satan, La Peau sur les os, La Maison près du cimetière, etc. Ses textes sont bourrés de références à des tueurs en série réels (“c’est du BTK dans l’art et la manière”) ou à des personnages fictifs, de descriptions à des actes de torture (“mes cordages te condamnent, tu suffoques, tu t’étouffes, supplie qu’on te détache”), et à des pratiques occultes. Sa clipographie est donc du même acabit, on regrette quand même qu’il n’ait jamais eu plus de moyens à investir dans l’image : il est particulièrement inventif dans sa musique, et on imagine aisément ce que ça aurait pu donner à l’écran. 

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Les mecs vraiment inquiétants

Virus - Faites entrer l’accusé

C’est une figure qui est de plus en plus présente en littérature (American Psycho), au cinéma ou dans les séries télé (Dexter) : un personnage bien intégré dans la société, parfaitement insoupçonnable, qui laisse ses pulsions violentes prendre le dessus de temps à autre. C’est le thème de Faites entrer l’accusé de Virus, dont le clip, réalisé sans grands moyens, présente un bon quarantenaire avec sa panoplie cravate / attaché-case / calvitie, en train de repérer une victime, la mettre dans son coffre, la découper, la jeter en morceaux à la mer, avant de rentrer chez lui retrouver sa femme et ses enfants. 

Vald et Suikon Blaz AD - Hémoglobine

Des pentagrammes, des cicatrices à la Leatherface, des filles en petite tenue dans des rites sataniques, des références à Boogieman, le Diable namedroppé, un grand d’image volontairement daté, Vald en salopette : dans le clip d’Hémoglobine, tout est inquiétant. D’ailleurs, ça n’étonnerait personne de découvrir qu’en dehors de ses activités de rappeur multi-certifié, Vald torture des gens dans sa cave. 

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Escobar Macson - Intronçonneuse

Escobar Macson, c’est plutôt l’horreur des narcotrafiquants qui débarquent avec une tronçonneuse au beau milieu d’une transaction. C’est exactement ce qu’il se passe dans le clip de l’introçonneuse (le titre est ingénieux, il faut le reconnaître), où tout se déroule au second plan, avec une pauvre victime ligotée qui subit une petite séance de torture avant de finir en morceaux. Mention spéciale pour la fameuse punchline “me montre pas du doigt ou c'est la machette, tu vas jouer du tam-tam avec les coudes”.

B-James - Snuff Muzik 

Comme beaucoup de clips de rap indépendant de cette période, Snuff Muzik manque malheureusement de moyens, ce qui est bien dommage étant donné que B-James fait preuve de beaucoup d’imagination dans son texte. On a donc droit à la recette classique : victime cagoulée et attachée sur une chaise, machette, chaînes, avec en bonus une petite caméra pour illustrer le côté snuff movie. 

Swift Guad - Hémoglobine 

Avec sa discographie hyper-fournie, Swift Guad est l’un des rappeurs français qui expérimente le plus sur le plan des thématiques. Il se lance donc régulièrement dans de purs exercices de style : dernièrement, on pense par exemple au Marquis de Guad ou à Musique Classique. Hémoglobine est un morceau orienté horrorcore et a eu droit à son clip, et comme pour d’autres exemples de la liste, on ne peut que regretter le manque de moyens, les seuls éléments vraiment horrifiques étant la victime bâillonnée, le masque de hockey, et le maquillage -pas franchement effrayant.