PETA dénonce les têtes d'animaux à la fashion week

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PETA dénonce les têtes d'animaux à la fashion week

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Kylie Jenner - photo défilé Schiarapelli (Edward Berthelot)
Kylie Jenner - photo défilé Schiarapelli (Edward Berthelot)

L'association qui lutte pour la défense animale s'indigne devant ce choix artistique.

C'était ce lundi 23 janvier que la maison de haute couture italienne présentait son défilé Printemps Été 2023 depuis le Petit Palais parisien. Avec Daniel Roseberry à la tête de la collection, Schiaparelli fait réagir avec ses silhouettes.

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Le paroxysme du luxe ?

Un détail a vite fait réagir les foules, la présence de Kylie Jenner au premier rang du show, de tête de lion vêtue. Cette robe, créée spécialement par la maison pour ce défilé, était ornée d'une tête de lion plus vraie que nature. Si la réalité de la confection est troublante, c'est parce que l'atelier Schiaparelli a utilisé des matériaux telles que la soie et la laine pour reproduire avec exactitude les traits de l'animal. Sur les pièces de la collection, un lion, un léopard et une louve, représentant les animaux de L'Enfer de Dante Alighieri.

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Le look présenté par la maison a directement était pointé du doigt. Réalisme troublant, glorification de la chasse et utilisation de l'animal comme trophée, les foules se divisent. Schiaparelli a dans son héritage un grand penchant pour le surréalisme, mais cette fois-ci, c'est à travers le mimétisme que la marque s'est présentée.

Sur les réseaux sociaux, la maison a préféré s'exprimer directement sur ses méthodes de confection avant de créer polémique :

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Très rapidement, l'association PETA oeuvrant pour le droit des animaux s'est indignée devant les silhouettes, mais également devant la phrase écrite par la maison : "Aucun animal n'a été blessé pendant la confection de ce look.".

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En effet, Schiaparelli a utilisé des vers à soie et de la laine de mouton pour réaliser les têtes d'animaux, mais la problématique ne s'arrête pas là. Les commentaires sur les réseaux sociaux visent la façon de présenter les animaux sur les tenues, semblables à un sentiment d'exhibition après la chasse.

Dans la mode à travers les époques, l'utilisation de la fourrure et de tout autre aspect animal ont été fortement contestés. C'est la raison pour laquelle en 2023, il peut paraître légèrement ironique de créer des têtes d'animaux très réalistes et de les faire porter comme des trophées devant un parterre d'invités trié sur le volet.

Sous couvert de choix artistique, Schiaparelli, qui habille la haute couture depuis presque un siècle, se défend sur le sujet en attestant qu'il s'agissait là de mettre en avant la beauté des animaux.

Parmi les mannequins du défilé, Naomi Campbell ou encore Irina Shayk portaient les créations problématiques.

Dans une époque où chacun de ces animaux est une espèce en voie de disparition, l'exhiber de cette façon est d'un certain mauvais goût.

Dress code : street
2 min